Le tragique dossier concernant les morts de Géraldine Giraud (fille du comédien Roland Giraud) et de son amie Katia Lherbier, assassinées le 1er novembre 2004, accablait sa tante, Marie-Christine Van Kempen. Mais elle vient d'obtenir le non-lieu des charges de complicité d'assassinats qui avaient été requises contre elle par le juge d'instruction, et elle ne pourra donc pas être renvoyée aux assises pour ces crimes supposés, selon l'enquête.
En effet, un document que s'était procuré le quotidien Le Figaro, confirmait de façon accablante le faisceau de présomptions des enquêteurs que nous vous rapportions récemment, en revenant sur le déroulé de cette sordide affaire. L'implication du garde-forestier Jean-Pierre Treiber, dans le puits duquel les corps des victimes ont été retrouvés, a notamment été formellement établie. Mais surtout, c'est le rôle de la tante de Géraldine, Marie-Christine Van Kempen, qui avait été clarifié, sur la base du témoignage de la gérante du bar L'Espérance à Fontainebleau, qui assure avoir surpris une conversation embarrassante entre les deux suspects, ansi que l'ex-femme de Treiber — qui ont pourtant toujours nié se connaître.
Les conclusions de la police judiciaire désignaient donc Marie-Christine Van Kempen comme "la probable commanditaire d'une séquestration-punition qui aurait dégénéré". Le fort ressentiment de la tante envers sa nièce et son amie, son incapacité à détailler son emploi du temps des jours précédant la disparition des deux jeunes femmes, des "constatations troublantes" faites à son domicile venaient étayer cette thèse.
Les familles de Géraldine Giraud et de Kathia Lherbier peuvent toujours aller devant la chambre de l'instruction, une fois que le dossier sera revenu chez le juge d'instruction, (et si le juge se conforme aux décisions du parquet), pour faire appel à la décision du procureur...
Adam Ikx
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