Rappel des faits : le gouvernement français a signé le décret d'extradition de l'ex-brigadiste italienne, actuellement écrouée en France. Pourtant Marina Pietrella avait obtenu une sorte de "droit d'asile politique" il y a plus de 15 ans, par le président François Mitterrand.
Elle vivait depuis à Argenteuil, où elle a refait sa vie avec un Français, avec qui elle a eu une petite fille, aujourd'hui âgée de 10 ans.
Notre pays connaissait parfaitement ce qui lui était reproché en Italie, où elle avait été condamnée à la réclusion criminelle à perpétuité pour avoir tué un commissaire de police et grièvement blessé son chauffeur à Rome, en 1981.
Incarcérée à la prison pour femmes de Fleury-Mérogis depuis août 2007, son état psychologique s'était tellement dégradé, qu'elle a dû passer 50 jours à hôpital psychiatrique de la prison de Fresnes en avril-mai. Vendredi, en raison de son état de santé inquiétant, elle était même transférée de la prison de Fleury à l'hôpital d'Evry.
La comédienne Valeria Bruni-Tedeschi, d'origine italienne, a voulu lui rendre visite hier... Ne détenant pas de permis de visite, elle n'a pu rencontrer la détenue et a dû repartir bredouille.
Dans une lettre adressée le 10 juillet à Silvio Berlusconi, Nicolas Sarkozy, le beau-frère de Valéria, a demandé que Marina Pietrella soit graciée "dès que possible".
Affaire à suivre... Surtout dans le cas où Silvio Berlusconi donnerait une réponse favorable à la demande du président de la République française.
Cesare Battisti, qui se trouve exactement dans la même situation que Marina Petrella et pour les mêmes faits, (il est actuellement détenu à Rio de Janeiro où il a été arrêté le 18 mars) et dont l'écrivainFred Vargas défend ardemment sa non-extradition, aurait alors toutes ses chances.
D'accord, ce n'est pas très people... mais la rédaction de Purepeople souhaitait vous tenir au courant !
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