Alors que le monde devient complètement Bond à mesure que chaque instant nous rapproche de la sortie du 22e épisode de la saga (le 31 octobre) et de la révélation de son générique, Daniel Craig cultive son talent hors norme pour brouiller les pistes et ne pas être l'acteur d'un seul rôle.
Le glacial et impressionnant Britannique, exceptionnel interprète d'un exceptionnel agent 007 auxquel il a redonné ses lettres de noblesse, n'hésite pas à enchaîner les projets les plus éclectiques entre deux James Bond.
Ainsi, on le retrouvera prochainement dans la peau de l'empereur romain homosexuel Hadrien, dans une réalisation de John Boorman adaptée des Mémoires d'Hadrien de Yourcenar. Mais aussi dans le rôle de… Satan, pour une autre adaptation, celle — éponyme — du roman I, Lucifer (Moi, Lucifer) de Glen Duncan. Dans cette fiction surnaturelle, il incarnera le diable, et se verra "confier" le corps d'Ewan McGregor : s'il parvient à tenir un mois en l'habitant sans lui causer de torts irréversible, ce corps pourra être sien et il pourra tenter de conquérir le paradis.
Mais avant d'en arriver là, c'est dans un formidable film de guerre que nous le retrouverons : dans Defiance, d'Edward Zwick (Blood Diamond, Le dernier Samouraï), il formera avec les excellents Liev Schreiber (Citizen Welles, Un crime dans la tête, Les Experts) et Jamie Bell (le fameux Billy Elliot, Jumper) une fratrie juive, les frères Bielski, qui fuient l'occupation nazie de leur pays durant la seconde guerre mondiale. Ils quittent donc la Biélorussie pour rejoindre le front soviétique et, construisant un village dans la forêt, parviendront à sauver des centaines de vie.
Une production inspirée d'une histoire vraie dont la bande annonce tient toutes ses promesses.
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