Ils nous ont fait vivre l'une des plus incroyables histoires d'amour contrariées des dernières décennies. Ils se retrouvent à l'écran pour une autre histoire d'amour, bien plus contrariée encore. La romance juvénile et ébouriffante de passion de Kate Winslet et Leonardo DiCaprio dans Titanic est bien loin…
Dans Revolutionary Road, certes il y aura des scènes d'amour, mais c'est aux difficultés d'un couple installé dans la vie conjuguale qu'ils vont se frotter. Loin de la fusion adolescente, extatique et désinvolte de 1997 à bord du paquebot insubmersible, ils reforment le duo mythique pour explorer la maturité de l'amour et les crises qui en naissent : comment entretenir le désir ? Comment trouver l'équilibre entre les aspirations individuelles et le fonctionnement du couple ? Comment endiguer la spirale négative qui se met à tout détruire ?
Adapté du roman de Richard Yates, ce film signé Sam Mendes (l'époux de Kate Winslet depuis 2003, et le génial réalisateur d'American Beauty) nous entraîne dans les rouages ensablés d'un couple de banlieusards du Connecticut, sur fond d'Amérique des années 1950.
Quand on pense "Leo DiCaprio et Kate Winslet", c'est une sensation euphorique de passion amoureuse indestructible qui nous vient. Bientôt (le 21 janvier 2009, sortie française), il faudra supporter le spectacle de leur déchirement.
La bande-annonce, qui vient de paraître, nous donne des frissons. Et la présence, en fond sonore, de l'incroyable Wild is the Wind (initialement interprétée par Johnny Mathis en 1957) de Nina Simone, risque de nous tirer des larmes. Une chanson à l'intense puissance émotionnelle ; on en attend autant de Revolutionary Road…
Guillaume Joffroy
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