Qu'il se présente à nous Sans armure, titre du premier extrait de son nouvel album à paraître le 23 février, c'est presque un pléonasme. A 32 ans, Martin Rappeneau, qui mène une belle carrière confidentielle, connue des initiés et des curieux, nous a habitués à ce mélange d'éléments autobiographiques et de théâtralisation qui sont sa griffe.
Le fils du cinéaste Jean-Paul Rappeneau, orfèvre-parolier, fin mélodiste et interprète à la voix haut perchée, faite de velours et d'optimisme, s'apprête à nous livrer son troisième opus (après La moitié des choses et L'âge d'or), 1800 désirs.
Forcément inspiré par l'univers de Michel Legrand qui a souvent habillé les réalisations de son père, héritier aussi évident qu'indiscutable de Michel Berger, touché par la grâce funky de Sinclair — lequel a mis la main à son premier album, paru en 2003, La Moitié des choses —, Martin Rappeneau ne fait pas que dévoiler ce Sans armure hybride, il nous invite également dans les coulisses de la création, en vidéo (sur son MySpace où vous pourrez découvrir son nouveau single), et c'est… étonnant ! Pour ceux qui l'ont déjà fréquenté lors de ses passages dans les petites salles parisiennes, en réalité, rien de vraiment surprenant de la part de ce garçon plein de fraîcheur et de tendre malice.
Après avoir chanté en duo avec Julien Clerc lors du Téléthon le week-end du 6 décembre, le Neuilléen vous attendra sur scène à l'occasion de sa tournée. Coup d'envoi le 2 mars à L'Alhambra à Paris. Il sera ensuite à Lyon le 5 mars, Marseille le 7, Lille le 17, Lausanne le 19, Bordeaux le 21 ou encore Brest le 24.
En attendant ces rendez-vous et de découvrir l'intégralité de ce troisième opus, rien n'interdit de se repasser en boucle d'anciens tubes tels que Les figures imposées ou Julien.G.J.
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