Excentrique et sublime. C'est, en deux mots, l'impression que nous laisse le clip de Spaceman, deuxième single extrait du troisième album studio de The Killers, Day & Age. Un titre où l'on retrouve, distillés de brillante manière, les fondamentaux du band de Las Vegas : des influences eighties-nineties agitées de synthpop et de new wave, et cimentées par un indie rock intrépide. Bref, un bon gros revival post-punk qui nous ramène épisodiquement (mais immanquablement) à The Smiths, The Cure, Depeche Mode, Indochine, etc., et ménage toujours la part belle à la voix addictive de Brandon Flowers.
Après plus de 13 millions d'exemplaires de leurs deux premiers albums (Hot Fuss et Sam's Town) vendus dans le monde, portés par des tubes tels que Somebody told me, Mr. Brightside, ou encore When you were young, The Killers continuent de susciter un engouement incontestable, et cette troisième galette prend également le chemin du plébiscite, avec des certifications d'or et platine déjà acquises - l'album s'est rapidement imposé dans les charts britanniques (1e) et américains (6e), avec respectivement 200 000 et 190 000 copies vendues en première semaine. On notera que l'électro-virtuose Stuart Price, alias Thin White Duke, qui a déjà collaboré avec le groupe et remixé à l'adrénaline (parmi tant d'autres) le hit Mr. Brightside, également producteur de Madonna, Seal, Missy Elliott ou encore Keane, a mis sa patte sur ce nouvel opus.
Nominés aux Brit Awards dans les deux catégories qu'ils ont dominées en 2007 (Meilleur album international et Meilleur groupe international) et dans pas moins de sept pour les NME Awards du 25 février (qui, comme par hasard, décerneront cette année le Godlike Genius Award à... The Cure et a nominé sept fois Oasis !), The Killers nous envoient en l'air avec une odyssée dans l'espace... qui tue.
Guillaume Joffroy
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