Quelle déception... Si vous êtes allés voir Two Lovers et que vous êtes logiquement fans de Joaquin Phoenix au cinéma (interprète également d'un empereur Commode pervers et couard à souhait dans Gladiator), ce qui suit pourrait heurter votre sensibilité.
Cela fait plusieurs mois que le comédien de 34 ans évoque sa retraite du septième art pour se consacrer à la musique - au rap, pour être précis. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il bénéficie d'un dispositif qui n'est pas donné à tout le monde : outre l'apport de P. Diddy, producteur de son premier album, son ami et beau-frère Casey Affleck (marié à Summer Phoenix) réalise un documentaire le suivant dans les débuts de sa carrière musicale. Un sacré tremplin !
Le problème, c'est que même avec de tels soutiens, il convient d'avoir un minimum de talent. Et là, cela nous peine d'avoir à parler ainsi de l'excellent interprète de Johnny Cash dans le biopic Walk the line (dont Joaquin Phoenix interprète les chansons de la bande originale, empochant un Grammy pour cette performance), mais... il se ramasse. Au figuré, mais aussi au propre, d'ailleurs.
Les deux vidéos que nous vous proposons en haut de page vous permettront de vous faire une idée : c'est bien lui - et non Pierpoljak ou Chewbacca, c'est à s'y méprendre - qui est monté sur scène au club Lavo de Las Vegas, apparemment un peu éméché - comme la nuit dernière, où il a arrosé l'investiture d'Obama avec son beauf' et quelques minettes. Bilan de la soirée : un rap râpé et une chute minable.
On ne sait pas si le Phoenix renaîtra de ses cendres, mais là, il est clairement parti en fumée...
G.J.
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