"Je pense que derrière chaque blonde, il y a un potentiel comique important". Malgré le flop pas désopilant du tout de son programme Canal Presque, la Belge la plus incontournable des petites lucarnes françaises affiche un sens de l'humour inoxydablement au top, bien secondé par un moral au beau fixe et un corps non moins remarquable, qui se dévoilera sous les traits de Candice, personnage de Bimbo que Virginie Efira incarne pour les besoins de Le Siffleur.
En pleine promotion pour cette première réalisation de Philippe Lefebvre, pote notoire de Guillaume Canet aperçu dans les aventures rocambolesques de OSS 117, Virginie ne ménage pas ses interlocuteurs : si on devine déjà, avant la sortie du film prévue le 6 janvier prochain, qu'elle donnera quelques bouffées de chaleur à François Berléand et Thierry Lhermitte, sa présence dans les pages des magazines Gala et VSD n'est pas moins piquante, glamour et drôle à la fois - diablement sexy, en somme.
Un pouvoir d'attraction qu'elle assume... toujours avec fantaisie : "[Sa plastique de rêve, dans le film] Oui, c'est la mienne ! Je ne voulais pas jouer en apnée. Si j'avais rentré le ventre avant chaque réplique, cela aurait handicapé mon jeu. Du coup, j'ai fait des efforts, alors que je suis plutôt de nature excessive. Il a fallu que je m'immerge dans une salle de sport avec un ciach et que j'abandonne le foie gras pour les aliments verts. C'était la première fois. J'ai perdu 6 kilos... Les gens te disent : "Oh, ce que tu es bien, comme ça !" Et toi tu penses : "Mais qu'est-ce qui se passe, j'étais obèse, avant ?" !"
Pour ce qui est du sexy, justement, elle n'hésite d'ailleurs pas à verser dans le cliché, confiant au magazine Gala, à paraître demain, que, si elle devait avoir un fantasme, ce serait "les camionneurs ou les plombiers" plutôt que les lieux - tout est une "question de désir", quoi qu'il en soit. Et si elle ne rechigne pas à évoquer sa scène érotique favorite (Balasko et Depardieu dans Trop belle pour toi, de Blier), elle refuse de dévoiler son tableau de chasse en matière de séduction : "Je ne vous dirai pas si ce qui me retient est l'importance du chiffre ou ma pudeur", oppose-t-elle malicieusement, affirmant toutefois avoir du mal avec "le côté très fille", "la petite présentation de soi, cette chorégraphie de la drague, le speed-dating".
Un côté midinette dont la sémillante jeune femme de 32 ans est effectivement bien loin, elle qui a déjà été mariée : "Mon père m'a fait la morale quand je le lui ai annoncé. Il m'a dit : "Bon, c'est moins pire qu'un cancer" (...) Quant aux enfants, évidemment, j'y pense. J'ai un rapport particulier avec eux, je leur consacre beaucoup de temps, mais je ne veux pas rentrer dans les détails de ma vie privée (...) Mais il n'y a pas un jour où je n'y songe pas..."
Dans VSD, en revanche, le ton est moins facétieux, plus centré sur son itinéraire, plus... grave. "La Belge ne nous raconte pas d'histoires", signale l'hebdo. Grave, grave... A la mesure de son personnage de Candice, du moins : "C'est hyper décomplexant, puisqu'il ne s'agit pas de moi. J'ai trouvé super d'aller vers un rôle de composition, de jouer avec mon corps (...) Pour elle, l'épilation, c'est un dossier majeur ! J'ai donc pris les mesures qui s'imposaient. Je vous rassure, juste le temps du film", explique-t-elle, rigolarde. Très authentique concernant son parcours de comédienne en Belgique ("Je sais que mon parcours est cohérent, mais j'étais consciente qu'il ne serait pas forcément compris en France") et sa notoriété d'animatrice télé en France ("Je ne trouve pas logique que l'animateur, qui n'est pas le vecteur de l'émotion, s'octroie une grande part de l'intérêt [porté à la télévision]"), c'est sans compromis qu'elle s'adonne à ce nouvel élan : "Actrice, c'est ce que je voulais faire depuis longtemps". Et de mettre actuellement en boîte, en Belgique, La Chance de ma vie, de Nicolas Cuche et avec François-Xavier Demaison, avant d'enchaîner avec Dignitas, d'Olias Barco et avec Benoît Poelvoorde...
Une belle activité qui n'exclut pas un futur rôle de maman qu'on la verrait volontiers endosser !
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