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Woody Allen, un mythique cinéaste à la rue...

Dire que la carrière du réalisateur américain Woody Allen, 74 ans, est actuellement dans le creux de la vague peut être considéré comme un euphémisme. Mais en même temps, en écrivant, en réalisant, et souvent en jouant dans un film par an, comment rester inspiré à chaque sortie ? Comment continuer à creuser un sillon pertinent ?

En toute objectivité, le dernier "bon Woody" remonte à 2006 avec Match Point. Et le dernier "vrai bon Woody" remonte à Harry dans tous ses états... en 1998 !
Combien de films, en quinze ans, avons-nous vu défiler sur nos écrans comme Celebrity, Escrocs mais pas trop, Le sortilège du scorpion de Jade, Hollywood Ending, Anything Else, Melinda et Melinda, ou Scoop, des longs métrages se ressemblant tous ou étant aussitôt oubliés ? Beaucoup trop.

Est-ce alors parce qu'il tient un rythme si soutenu qu'il éprouve des difficultés à se renouveler depuis quelques années ? Toujours est-il qu'actuellement, Woody Allen a perdu de son intérêt et de sa puissance créative. Et son Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu (voir la bande-annonce ci-dessus), en salles le 6 octobre, ne va pas vraiment remonter le niveau.

Aujourd'hui, le légendaire auteur new-yorkais est même dans l'obligation de faire des coups marketing (comme engager Carla Bruni, Première Dame de France, pour son Minuit à Paris), pour médiatiser d'une façon plus large ses films et attirer sur eux les feux de toute sorte de presse.
Aujourd'hui, des films comme Manhattan, Annie Hall, Intérieurs, Stardust Memories, Zelig, La rose pourpre du Caire, Crimes et délits, Ombres et brouillards ou Meurtres mystérieux à Manhattan, où les répliques fusaient et où l'artiste nous livrait une idée géniale à la seconde, semblent venir d'une autre vie.

Ce qui nous emballait et nous donnait jadis l'impression d'être des familiers de notre Woody adoré - les représentations de ses angoisses existentielles, de l'absurdité du quotidien, des pannes d'inspiration, de ses insatisfactions amoureuses... - ne sont devenus plus que des thématiques grattées et usées jusqu'à l'os.

Serait-il alors blasé notre Woody ? Il faut dire qu'avec une dizaine de chefs-d'oeuvres à son actif, plusieurs Oscars sur sa cheminée et quarante ans de carrière pour autant de films, Woody n'a plus rien à prouver. Mais en fait, ce qui pourrait tout simplement perturber le génial auteur new-yorkais et être la cause de son manque d'inspiration, ne serait-il pas le fait de se retrouver justement à la rue ? D'être devenu un SDF du cinéma dans le sens où il n'a plus les moyens aujourd'hui de produire ses oeuvres chez lui, sur la côte Est des Etats-unis, dans sa confortable et rassurante île de Manhattan ?

En effet, dans un article paru récemment dans le New York Times, Woody émet le désir ultime de retourner des films dans sa ville, tout en sachant que l'économie actuelle ne le lui permettra plus : "C'est mon voeu le plus cher, mais les quelques dollars que j'ai pour faire mes films valent davantage ailleurs".
Le voilà donc partie écumer Londres - Match Point, Scoop, Le rêve de Cassandre -, la capitale catalane - Vicky Cristina Barcelona -, et la plus belle ville du monde - Minuit à Paris. Dans le même article, le cinéaste justifie cet exode, le coeur brisé : "Pour moi, c'est un privilège de tourner à New York, et ça ne me dérange pas de payer un peu plus cher. Mais il faut que j'aie les moyens. Je pourrais toujours faire à New York le film à 15 millions de dollars que je fais pour 12 millions de dollars ailleurs... mais pour ça, il faudrait déjà que j'aie ces 15 millions. Sans cet argent, c'est impossible." Et c'est impossible, puisqu'il n'a pas ce genre de budget à sa disposition.

A bientôt 75 ans, souhaitons à Woody qu'on lui donne enfin les moyens de faire les films dont il a envie, car nous, nous avons toujours le désir de découvrir ses chefs-d'oeuvres d'humour. Mais comme tout artiste, il a besoin d'être dans son élément pour créer, ce qui n'est plus le cas depuis longtemps...

Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu, de Woody Allen, avec Antonio Banderas, Josh Brolin, Anthony Hopkins et Naomi Watts.
En salles le 6 octobre 2010.

Adam Ikx

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