Le photographe Yann Arthus-Bertrand — actuellement en tournage dans le nord de l’ Argentine — a déclaré à l’ AFP avoir été entendu hier par un juge argentin, à Buenos Aires, après avoir été accusé d’ escroquerie par l’ agence de voyages qui organise son séjour et celui de son équipe.
Il lui est reproché de ne pas s' être s' acquitté auprès d' un voyagiste d' une facture de 33 à 40 000 dollars.
En Argentine depuis environ une semaine avec une équipe d’ une quinzaine de personnes, le célèbre photographe français y tourne un film sur les grands fleuves autour du barrage de Yacireta : "C’ est un très gros projet, avec des milliers de gens expulsés. Le sujet sur le barrage est un très gros truc, ça dérange beaucoup de monde dans la région", a-t-il expliqué par téléphone à l’ AFP.
Alors, s' agit-il d' une forme de pression ?
Tant d' empressement à déclencher une procédure judiciaire pour une note d' hôtel en partie impayée suscite quelques interrogations.
"On vient de payer une caution de 2 390 euros. J’ ai l’ impression que le juge comme le voyagiste se sont rendu compte que c’ était allé un peu trop loin. Ça a l’ air de s’ arranger" , a poursuivi Arthus-Bertrand.
La société de production de Yann Arthus-Bertrand, habituée des voyages à l’ autre bout du monde, n’ a jamais connu ce genre de problème par le passé.
Selon le photographe, les factures liées à l' hébergement sont toujours échelonnées dans le temps. Arthus-Bertrand ne comprend pas l' accusation dont il fait l' objet, d' autant qu' un tiers du montant total a déjà été perçu par l' agence de voyages, et que la deuxième tranche était sur le point d' être versée, dans les délais tels qu' ils avaient été définis.
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