New York semble décidément propice aux artistes français : alors que [people=1991]Gérald de Palmas[/people en est revenu avec un nouvel esprit, un nouvel album et un second clip qui dévoile un visage de Big Apple, Yannick Noah, expatrié là-bas depuis plus d'un an pour se consacrer à sa vie de famille et "faire de la zik" avec le fiancé de sa fille aînée Yelena, "un musicien qui est plus dans le funk", prépare son retour en France. Dès demain, les tickets pour son concert gigantesque le 25 septembre 2010 au Stade de France, où il espère accueillir près de 100 000 personnes grâce à un dispositif spécifique ("j'aimerais une scène au milieu du stade"), seront en vente. Pour l'instant, c'est à distance, et dans la tranquillité de sa vie étatsunienne qu'il songe aux préparatifs de sa tournée et commente l'actualité de l'Hexagone.
Récemment, c'est à l'actualité des Bleus footeux que ce passionné de tous les sports réagissait, taclant Raymond Domenech. Si la personnalité préférée des Français a fui la France, pour se ressourcer après une tournée marathon en 2008, c'est aussi pour fuir un pays qui ne lui manque pas et qu'il analyse, plus qu'à distance, avec distance.
Dans son loft avec vue plongeante sur Central Park, il s'est longuement confié, toujours sans ambages, au Parisien, partageant sa vision et sa vie à New York. A la question "La France vous manque ?", il répond : "Non. Ma mère, mes amis, oui. Mais ma famille est ici. Ce n'est pas un sentiment que je connais. J'ai toujours bougé. Et puis, on revient régulièrement, toutes les quatre, cinq semaines. A Paris, j'ai le sentiment que les gens n'ont pas la patate. Ici, il y a une vraie énergie que j'aimerais transmettre dans mon prochain disque, qui devrait sortir au printemps."
Concernant "l'état" de la France : "Je ne suis pas emballé, mais pas surpris. Comme prévu, il ne se passe rien dans les cités. Comme prévu, le petit peuple est maltraité, mais c'est fait, en plus, avec cynisme. On le laisse tomber mais on essaie de placer son fils à un poste important, on continue à virer les étrangers en situation irrégulière. Je suis fier de ce pays, de mon pinard, de ma bouffe, de ma langue. Cet été, on a passé des vacances dans une péniche, sans télé ni portable. Cette France rurale me plaît aussi. Je suis toujours un ambassadeur de mon pays (...) Un jour, on me dira peut-être que j'ai grandi au Cameroun et que je vis aux Etats-Unis."
Parlant politique, plus spécifiquement encore : "Pour les pro-Sarko, je suis un peu la bête noire, c'est le cas de la dire. Mais moi, je suis dans l'opposition. Il faut résister, ne pas lâcher (...) Le cirage de pompes ne m'attire pas. Je laisse ça à David Douillet, qui m'a taclé gratuitement il y a quelques jours. Il trouve pathétique que le tennis français en soit encore à célébrer ma victoire à Roland-Garros. Je me suis dit : "Il est en confiance, il a son équipe, il est avec la cour"."
Quant aux attaques sur un éventuel exil fiscal : "Je serais venu planquer mon fric ici, alors que je paie tout en France et que je ne travaille pas aux Etats-Unis. De toute façon, je suis contrôlé tout le temps. Comme je bouge beaucoup, je suis la cible idéale".
Ecartant les rumeurs liées à un hypothétique retour au tennis ("peut-être que je serai sollicité ponctuellement pour donner des coups de main", concède-t-il tout au plus), il se concentre désormais sur son album à paraître au printemps 2010, sur la tournée en France qui suivra et le show au SdF : "J'hésitais. En tant que spectateur, j'avais été déçu par certains concerts. Et puis, j'ai vu AC/DC en juin et j'ai craqué. J'ai dit oui le lendemain".
Pour l'instant, il goûte encore la vie paisible d'un presque anonyme résident de la ville qui ne dort jamais (où il a donné un concert à Central Park pour la dernière Fête de la musique), avec sa compagne Isabelle Camus, leur fils Joalukas, 5 ans, et ses filles Elyjah et Jenayé, 13 et 11 ans.
Quelques jours avant de rejoindre l'équipe de Robert Goldman, frère de Jean-Jacques : "On s'envoie des fichiers par Internet et d'ici deux semaines je viens en France pour commencer vraiment à travailler. Je n'ai pas encore de titre pour le disque, mais ce sera forcément lié à cette ville".
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Je vois que certains voient comme moi mais je vais encore refoutre de l'huile sur le feu : Parlant politique, plus spécifiquement encore : "Pour les pro-Sarko, je suis un peu la bête noire, c'est le cas de la dire. Mais moi, je suis dans l'opposition. Il faut résister, ne pas lâcher (...) Le cirage de pompes ne m'attire pas. Je laisse ça à David Douillet, qui m'a taclé gratuitement il y a quelques jours. Il trouve pathétique que le tennis français en soit encore à célébrer ma victoire à Roland-Garros. Je me suis dit : "Il est en confiance, il a son équipe, il est avec la cour"





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