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Yves Saint Laurent-Pierre Bergé : comment la vente du siècle est devenue une légende... à 373,9 millions d'euros !

En l'espace de quarante-huit heures, la dilapidation de la collection d'art Pierre Bergé-Yves Saint Laurent est devenue une opération canonisée, dont l'empreinte restera forcément profondément ancrée dans l'histoire du marché de l'art.

Si c'est une histoire d'amour de l'art au long cours qui a permis, au fil de cinq décennies, d'accumuler ce formidable patrimoine culturel au rythme des coups de foudre partagés par les deux mécènes, la passion était également bien au rendez-vous pour son épilogue.

Dans le cadre unique et fastueux de la nef du Grand Palais parisien, bruissante de l'activité des collectionneurs de tous bords et de toutes fortunes, les quatre-vingt-quatorze pièces de la collection privée ont été les héroïnes de ce qu'on proclamait par anticipation "vente du siècle". Le déroulé et le bilan de l'opération ont entériné cette appellation et justifié tous les superlatifs qu'on lui a prêtée : surtout, elle a confirmé, en ces temps de crise, que l'art était une valeur refuge propice aux investissements. La passion d'hier, la marchandisation d'aujourd'hui - même si cette marchandisation est oeuvre de passionnés...

Record du monde pour la vente d'une collection privée et record d'Europe du montant atteint par une vente aux enchères (373,9 millions, soit largement au-delà des estimations), record du monde pour la vente d'une collection d'art impressionniste et moderne, record du monde pour la vente d'une collection d'Art Déco du XXe siècle, de multiples records du monde "individuels" atteints pour certains artistes : la performance est impressionnante.

Dès le premier soir, avec la vacation la plus prestigieuse, consacrée à la collection d'art impressionniste et moderne, le ton était donné, et la légende en marche, à l'aune des 59 lots cédés sur les 61 proposés : record du monde pour un Matisse (Les coucous, tapis bleu et rose, acquis pour 35 905 000 d'euros), record du monde pour une oeuvre de Brancusi (le Portrait de Mme L.R a atteint 29 185 000 euros), double record pour deux Compositions de Mondrian (21 569 000 et 14 401 000 euros, record du monde pour un Chirico (Il Ritornante, 11 041 000 euros), record du monde pour un Duchamp (8 913 000). Au bas du top ten, on est encore à quelque 6,8 millions offerts pour Le Danseur de Matisse. Seul flop : les Instruments de musique sur un guéridon de Picasso, une toile qui n'a pas reçu d'offre au-delà de 21 millions d'euros (en-dessous du prix de réserve et des estimations), surestimée au regard de sa faible notoriété dans la critique d'art - Pierre Bergé est néanmoins tout heureux de la conserver et de l'offrir à la Fondation Saint Laurent.

La vacation suivante dédiée aux tableaux anciens, a également été le théâtre du grain de folie des investisseurs, totalisant six records du monde, parmi lesquels 9 025 000 millions pour un Géricault et 2 081 000 pour un Ingres.

Au rayon Art déco, mardi soir, sept records du monde : l'attraction de la soirée est venue de l'engouement quasi hystérique autour du Fauteuil aux dragons de l'artiste irlandaise Eileen Gray, aux accoudoirs ornés de têtes de dragon sculptées, qui a été cédé à Robert et Cheska Vallois (propriétaires de la fameuse galerie Vallois de Saint-Germain-des-Prés, rue de Seine) contre 21,9 millions de dollars - soit... dix fois l'estimation ! Le tout participant d'un huitième record du monde dans cette catégorie : avec un cumul de 59,1 millions d'euros, il s'agit de la vente la plus importante en l'espèce. La vente d'orfèvrerie ancienne, par ailleurs, a rapporté près de 20 millions d'euros.

Enfin, la vacation de mercredi consacrée aux sculptures d'art, qui s'est octroyée sa propre batterie de records, a évidemment été marquée par la vente des deux têtes de bronze issues du sac du Palais d'été de l'empereur Qianlong, réclamées par la Chine. Une requête restée sans suite, le tribunal ayant confirmé la légalité de la propriété des bronzes par Pierre Bergé, qui, avec la franchise et l'humeur corrosif qu'on lui sait, se déclarait prêt à rétrocéder les oeuvres à la Chine - moyennant des contreparties... impensables ! "La France heurte une nouvelle fois les sentiments des Chinois", s'était insurgé le journal officiel chinois Global Times, spécialisé dans les affaires internationales, adjoignant à l'humeur la menace : "La Chine n'est pas un petit pays, elle est de plus en plus puissante." Nonobstant ce contexte épineux, la tête de rat et la tête de lapin de la fontaine-horloge du Palais impérial ont été vendues, explosant l'estimation à 8/10 millions d'euros pièce : chacune a été acquise pour 15 475 000 euros, par un acheteur par téléphone. On ignore encore s'il s'agit d'un seul et même acheteur.

Largement mis en scène par Pierre Bergé, grand romancier de la vie d'Yves Saint Laurent, ce  chapitre parachève la légende d'une somptueuse manière, et met un point d'orgue éblouissant à une des plus importantes épopées du mécénat.

Quant à la dispersion de l'oeuvre d'Yves Saint Laurent et de son influence, elle se poursuivra aujourd'hui et demain avec la vente de nombreuses pièces et accessoires de mode de la griffe YSL.

G.J.

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