Cette compilation unique contenant 733 oeuvres allant de l'art chinois à l'orfèvrerie, en passant par la peinture et l'Art déco et faisant référence à bien d'autres mouvements artistiques, est désormais sous la direction de la célèbre maison Christie's qui gère la vente prévue à partir du 23 février, sous la verrière du Grand Palais.
Les conservateurs se sont efforcés de recréer l'univers des deux demeures dans lesquelles les objets avaient pris place et dont Pierre Bergé souhaitait se défaire depuis longtemps.
Cette vente remarquable d'un point de vue de sa pluralité, de sa valeur et de son abondance, s'annonce comme un grand moment d'émotion et rend un bel hommage à la personne d'Yves Saint Laurent.
A la tête de la maison Dior en 1957 alors qu'il n'avait que 21 ans, le styliste avait décidé de prendre son envol en 1961 et de créer sa propre griffe avec l'aide de Pierre Bergé, qui travaillera à ses côtés jusqu'à la fin de sa vie. Quelques années plus tard, il lancera sa ligne de prêt-à-porter baptisée Rive Gauche.
Cet homme qui a bouleversé la mode en 1962 avec sa collection Trapèze, trouvait son inspiration à travers les femmes : Loulou de la Falaise, La Callas, Catherine Deneuve, Jeanne Moreau, Katoucha (décédée quelques mois avant le créateur) et Laetitia Casta faisaient figure de muses dans son processus de création.
Visionnaire incontesté de la haute couture, il imagine de nombreux modèles comme le smoking (en 1966) et la saharienne (en 1968), qui deviendront des basics contemporains.
Malgré sa renommée extraordinaire, YSL, en toute modestie, disait : "Rien n'est plus beau qu'un corps nu. Le plus beau vêtement qui puisse habiller une femme ce sont les bras de l'homme qu'elle aime. Mais, pour celles qui n'ont pas eu la chance de trouver ce bonheur, je suis là".
Révérence à sa sensibilité et sa grande passion pour l'art.
LB
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