Der Kaiser, Le Baron Rouge, les surnoms ne manquent pas pour qualifier Michael Schumacher, entré dans la légende du sport automobile au même titre que Juan Manuel Fangio, Ayrton Senna, Alain Prost ou Jackie Stewart. Né le 3 janvier 1969 à Hürth-Hermülheim, près de Cologne, Schumi est bercé dans le sport automobile. Son père tient en effet un karting sur lequel le jeune pilote fait ses premiers tours de piste. A 15 ans, il débute en compétition, à 17 ans il est champion d'Europe de karting, à 18 ans, champion de formule Ford... Si bien que l'année suivante, il passe en Formule 3. Dès sa deuxième saison, en 1990, il est champion d'Allemagne et intègre le giron Mercedes junior Team. En 1991, il dispute son premier grand prix de Formule 1 sur le circuit belge de Spa-Francorchamps en remplaçant au pied levé un pilote de l'écurie Jordan. Cependant, il ne peut défendre ses chances en course, sa mécanique le lâchant rapidement. Ses performances lors des qualifications impressionnent Flavio Briatore, patron de l'écurie Benetton-Ford, qui l'engage immédiatement. Dès la saison suivante, en 1992, Schumacher confirme tout le talent entrevu en Belgique en terminant troisième du championnat. La progression est constante, et en 1994, il remporte son premier titre mondial avant de récidiver l'année suivante. L'année 95 est une année charnière pour le pilote allemand. Non seulement il conserve son titre, mais le champion épouse Corinna qui lui donnera deux enfants, et il quitte Benetton pour la Scuderia Ferrari. Décision surprenante puisque l'écurie est moribonde depuis des années. Il y rejoint Jean Todt, qui a été chargé de redonné de l'éclat à la marque au cheval cabré. Après quelques succès encourageants et des progrès constant, la saison 97 voit Ferrari se battre pour le titre. Mais lors du dernier grand prix, alors que Schumi possède un point d'avance sur son rival Jacques Villeneuve, il provoque volontairement un accident avec le canadien afin de le priver du titre... L'allemand est alors déclassé du championnat du monde pour conduite anti-sportive. Les années suivantes, Ferrari s'impose doucement comme un prétendant sérieux au titre constructeur. Et c'est chose faite en 1999, avec le premier titre depuis 83 pour l'écurie italienne. L'année suivante, Schumacher remporte le titre pilote, le premier pour Ferrari depuis 1979, et débute une ère de domination qui va durer cinq ans. La Scuderia écrase une concurrence qui ne peut lutter face au talent de son pilote numéro 1. En 2005, il échoue dans sa conquête d'un huitième titre, mais poursuit une année supplémentaire. Il décroche la 66ème pôle position de sa carrière le 22 avril 2006, dépassant ainsi le record d'Ayrton Senna. Le 10 septembre 2006, après avoir remporté le Grand Prix d'Italie, il annonce qu'il prendra sa retraite à la fin de la saison. Depuis, ce passionné de football n'a pas quitté Ferrari, et assiste Jean Todt à la direction sportive de la marque. Michael Schumacher s'implique également dans de nombreuses associations caritatives, est un généreux donateur et est lui-même à l'origine de la création de l'Institut du Cerveau et de la Moelle Epinière. Depuis 2002, il est Champion de l'Unesco pour le sport « en reconnaissance de son rôle dans la promotion du sport, de sa contribution à l'action d'éducation de l'UNESCO en faveur des jeunes à travers le monde et de son engagement pour les idéaux de l'Organisation ». Un grand champion au grand cœur.
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