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Sean Penn et Edouard Baer, pour un palmarès sous le signe de l'émotion!

Après deux semaines de visionnages intensifs, de soleil, de pluie, de soirées de folie et de réveils difficiles, les délibérations de cette 61e édition du Festival de Cannes viennent de connaître leur dénouement ! Edouard Baer, le maître de cérémonie, qui a animé avec humour et décontraction cette soirée — nettement plus que pour la cérémonie d'ouverture —, a donné le tempo du feu d'artifice des récompenses.

Depuis quelques jours, les pronostics allaient bon train, mais on sait désormais qui Sean Penn, Jeanne Balibar, Sergio Castellito, Natalie Portman, Alfonso Cuaron, Alexandra Maria Lara, Marjane Satrapi, Rachid Bouchareb et Apitchatpong Weerasethakul, ainsi que les jurys des autres catégories ont finalement récompensé...

Palme d'or

Pour ne pas soumettre les nerfs à plus rude épreuve que nécessaire, commençons par la tant convoitée Palme d'or, pour laquelle 22 longs métrages, dont trois français, étaient en compétition : c'est Entre les murs de Laurent Cantet qui été consacré. Il s'agit de la 8e Palme d'Or française dans l'histoire du Festival, exception faite des deux Palmes d'or attribuées en 1946 à Jean Delannoy et René Clément (tous les films furent déclarés ex aequo cette année-là), et la première depuis 21 ans et Sous le soleil de Satan de Maurice Pialat, puisque Le Pianiste de Roman Polanski, Palme d'or en 2002, est une coproduction internationale — le film est considéré comme polonais.

A l'instant où Robert de Niro est apparu et s'est avancé pour décerner le saint Graal de tout cinéaste, le spectacle était dans la salle : debout comme un seul homme pour saluer d'une incomparable standing ovation le monstre sacré d'Hollywood — qui revenait pour la première fois à Cannes depuis des années —, la foule rassemblée dans l'amphithéâtre du Palais des Festivals ne lui laissait pas l'occasion de débuter son discours. Jusqu'aux très sérieux membres du jury, Sean Penn en tête, qui étaient debout sur le plateau, applaudissant à tout rompre, une lueur de fierté dans le regard.

Quand enfin, le calme est revenu, Robert de Niro a pu introduire, dans un français à la prononciation incertaine — ce pour quoi il a prié qu'on l'excuse — le moment crucial. Il souhaitait que la décision finale du jury ait été un véritable "casse-tête" : il n'en a rien été, puisque Sean Penn et ses assesseurs ont propulsé à l'unanimité Entre les murs de Laurent Cantet au sommet de l'Olympe du 7e Art. Un choix dans la droite lignée du postulat énoncé par Sean Penn depuis le début du Festival : le film consacré devait être soucieux des problèmes du monde qui l'entoure.

Dans le mille, puisque dans Entre les murs, adaptation du roman de François Bégaudeau qui y tient également le rôle principal, le réalisateur du drame social Ressources Humaines s'interroge sur le problème de l'éducation et de la transmission du savoir.

Au moment même de l'annonce de ce triomphe, les trois premiers rangs de la salle, où siégaient l'équipe du film et tout le casting d'adolescents qui s'y illustre, a été le théâtre de folles embrassades, d'immenses joies spontanées et rafraîchissantes. Tous les yeux brillaient, d'excitation, ou de larmes de bonheur naissantes. Tout ce petit monde a ensuite envahi la scène : jamais on aura vu autant de jeunes gens réunis en ce lieu, autour de Laurent Cantet adressant ses remerciements sous les yeux moites d'un Sean Penn, de toute évidence, très ému et très fier de son choix.

Embouteillages sur le plateau, quelques instants après, lorsqu'Edouard Baer rappelle tous les remettants (Dennis Hopper, Faye Dunaway, Roman Polanski, Milla Jovovich...), rapidement submergés par les jeunes gens en liesse !

Avant d'atteindre cette apothéose, cette 61e édition du Festival avait tiré d'autres salves de récompenses.

Grand Prix

Roman Polanski, récipiendaire de la Palme d'or pour Le Pianiste en 2002, a fait son numéro pour annoncer le lauréat du Grand Prix : après avoir sorti une feuille pliée en quatre de sa poche, il a poussé un profond soupir dans les micros, se plaignant des longs discours infligés aux potentiels lauréats présents dans l'assistance. Un supplice qu'il se souvient avoir vécu lui-même. Rangeant donc malicieusement son beau discours, il cédait la parole à Sean Penn pour récompenser Gomorra, de Matteo Garrone, un tableau de la mafia calabraise qui a fait sensation.

Prix de la Mise en scène

Après quelques mots — en français, s'il vous plaît — de la fascinante Faye Dunaway, le Prix de la Mise en scène a été remis au Turc Nuri Bilge Ceylan, qui a dédié ce prix à son "pays magnifique et solitaire", pour le drame familial Les Trois Singes. Une valeur sûre du cinéma, puisqu'il s'agissait de sa troisième venue à Cannes en compétition, où il avait raflé en 2003 le Prix du jury pour Uzak (Lointain). A suivre de près...

Prix du scénario

Très remarqué, Le Silence de Lorna des frères Dardenne n'a pas laissé le jury muet : les frangins belges sont repartis avec le Prix du scénario, pour ce drame de l'immigration. Pas de passe de trois cette année — les frères Dardenne ont déjà à leur actif deux Palmes d'or, pour Rosetta (1999) et L'Enfant (2005). Il faut en laisser un peu pour les autres !

Prix d'interprétation féminine

Pas d'Angelina Jolie dans la salle, pas plus que de Clint Eastwood qui lui a offert un superbe rôle dans Changeling. Et pour cause : c'est la brésilienne Sandra Corveloni qui a été primée pour sa performance dans Linha de Passe de Walter Salles et Daniela Thomas. Jean Reno a remis le trophée à une représentante de l'actrice qui ne pouvait être là, victime d'une véritable tragédie : elle vient en effet de perdre l'enfant qu'elle portait...

Prix d'interprétation masculine

Nous vous l'annoncions il y a plusieurs heures : c'est sans surprise que Benicio Del Toro, pour ses 4h30 dans la peau du Che, portraité par le génial Steven Soderbergh, a été récompensé. L'acteur d'origine portoricaine a tenu à dédier ce prix à celui qui le lui a valu : le révolutionnaire Ernesto "Che" Guevara. Son prix lui a été remis par la pétillante Valérie Lemercier, toute en beauté comme jeudi soir, qui rivalisait d'humour et d'accent froggy dans son anglais avec le maître de cérémonie Edouard Baer.

Prix du jury

Le Prix du jury, qu'avait décroché l'an dernier le Persepolis de Marjane Satrapi — membre cette année du Grand jury —, a été décerné par une Milla Jovovich volubile à Il Divo de l'Italien Paolo Sorrentino, un portrait drôle, vivace et acéré de l'ancien chef du gouvernement italien Giulio Andreotti, machiavélique homme de pouvoir. A l'affiche de ce film, l'acteur Toni Servillo, qui joue également dans le tableau mafieux Gomorra de Matteo Garrone, récompensé par le Grand Prix.

Caméra d'or

La Caméra d'or, qui distingue le meilleur premier long métrage toutes sélections confondues, a été attribuée au film Hunger, de Steeve McQueen — un homonyme, évidemment — porté à l'écran par les excellents Liam Cunningham et Michael Fassbender.

Prix spéciaux

Comme nous vous l'annoncions par anticipation, Catherine Deneuve a été honorée d'un prix spécial pour l'ensemble de son oeuvre. Le souffle coupé, visiblement émue, l'héroïne d'Un Conte de Noël d'Arnaud Despleschin a adressé ses remerciements pour le prix que le jury lui a décerné. Pour ajouter encore à son émotion, le président du jury, Sean Penn, l'a rejointe au centre de l'estrade pour l'embrasser.

Clint Eastwood a également reçu un prix spécial, malgré son absence. Peut-être ne souhaitait-il pas rester pour recevoir un prix qu'il estimait d'importance secondaire...Il était pourtant toujours à Cannes, attendait-il La Palme d' Or ?

A noter l'absence au palmarès du remarqué film d'animation Valse avec Bachir d'Ari Folman, et de Leonora de Pablo Trapero.

Une soirée dorée placée sous le signe de l'émotion, qui nous pousserait presque à déplorer que cela n'arrive qu'une fois par an. Mais maintenant, on a besoin de dormir un peu !

Et en attendant le retour de la frénésie cannoise : cocorico !

Merci à tous de nous avoir suivi, même tardivement, pendant ces 12 jours de marathon de news, et d'avoir été fidèles à Purepeople.com !

 

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