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Clara Rojas, à propos d'Ingrid Betancourt : "Je ressens ce manque, parce que c'est une amie"... Ecoutez son interview très contradictoire !

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Comme nous vous l'annoncions hier soir, Clara Rojas, ex-amie et partenaire politique d'Ingrid Betancourt, s'est exprimée ce matin au micro de Marc-Olivier Fogiel sur Europe 1, au moment même où le livre-témoignage consacré à sa détention par les Farc, Captive, paraissait dans le commerce.

Si, quelques jours auparavant, l'ancienne alliée de Betancourt au sein du parti Oxygeno Verde et sa directrice de campagne présidentielle, avait tempéré la ferveur médiatique en se retranchant derrière une formule on ne peut plus conventionnelle ("j'ai de très bons sentiments envers Ingrid"), elle était beaucoup moins amène dans un entretien paru hier - même si certains se défient de son ressentiment.

Enlevée par les Farc en même temps qu'Ingrid Betancourt, le 23 février 2002, et relâchée en janvier 2008 après avoir eu un enfant (supposément d'un des guérilleros...) durant sa séquestration, Clara Rojas est revenue sur les différentes "thématiques" abordées par son ouvrage.

Après avoir indiqué qu'elle était en excellente santé après une année 2008 un peu délicate, et qu'elle avait retrouvé la foi qui lui a permis d'entretenir l'espoir jusqu'à sa libération et aux retrouvailles avec Emmanuel, son enfant (placé auprès de l'Assistance publique en 2005), l'ex-otage s'est laissé entraîner par Marc-Olivier Fogiel sur la piste de sa relation avec Ingrid Betancourt.

Et, tout d'abord, sur le jour de leur départ - et de leur rapt : "L'amitié a été importante. Elle m'a dit 'Clara, tu m'accompagnes ?', j'ai dit 'bien sûr'. Je pense que ça a été une bêtise, au regard de ce qui s'est passé. Et avec le temps, j'ai un peu le sentiment de mélancolie : nous sommes libres, certes. Mais pourquoi faire ? Nous avons perdu cette amitié que nous avions auparavant qui était très forte. Ingrid a décidé de vivre en France, elle a des raisons qui sont tout à fait justifiables. Moi, je veux être en Colombie, près de ma famille."

Et si son discours, à l'antenne, demeure prudent et évite, de façon étudiée, de verser dans le règlement de comptes, elle confirme certains des propos incendiaires tenus dans Captive, notamment sur la rétention d'information de la famille d'Ingrid Betancourt, qui n'a pas communiqué à sa propre famille les preuves de sa survie : "Ils n'ont pas informé ma famille que j'étais encore vivante. Je crois qu'ils voulaient qu'Ingrid soit sur le devant de la scène, c'est la seule explication que j'ai trouvée." Confirmation laconique.

Lorsque Marc-Olivier Fogiel lui fait remarquer que le portrait qu'elle brosse de sa compagne d'infortune est bien éloigné du mythe érigé par les médias, la réponse se veut pour le moins évasive - à la limite du hors sujet : "Je veux simplement montrer, en présentant ces anecdotes, le climat, l'atmosphère qui existait entre les différents otages, entre nous. J'explique, je donne quelques exemples qui, en leur temps, m'ont beaucoup touchée et m'ont fait mal."

Ce discours, bien diplomate au regard des éléments dévoilés dans le livre et de son centre de gravité, se poursuit : quand le journaliste lui demande si elle a été déçue par Betancourt, Clara Rojas répond... "non". Et d'ajouter : "A l'heure actuelle, bien sûr, je n'ai pas les mêmes attentes vis-à-vis d'elle (...) Et là, je ressens ce manque, parce que c'est une amie, je travaillais avec elle, et j'avais cet espoir, peut-être, que, malgré nos difficultés, comme j'étais enceinte, il y aurait pu avoir un rapprochement. Des retrouvailles en quelque sorte."

La schizophrénie atteint son paroxysme lorsque, interrogée sur l'attachement des Français à Ingrid Betancourt : "Je trouve cela très beau. Qu'ils puissent s'identifier à elle. Egalement dans des situations telles que celle qu'elle a vécue, où il faut retrouver l'élément humain. L'homme n'est pas toujours parfait : ce qui serait beau serait de pouvoir résoudre les conflits. Mon point de vue, à moi, est colombien. C'est peut-être pour cela qu'il est différent".

Plus l'entretien avance, et moins l'invitée se livre : des zones d'ombre sur sa grossesse, sur les rapports intimes en situation de captivité, on ne saura rien de sa bouche. Et, à la lecture de l'interview qu'elle accordait hier à Libération, on se dit que sa tournée promo pour Captive a été minutieusement préparée, son discours calibré, les aspects sensationnalistes du livre gommé dans les paroles.

Quant à une hypothétique réconciliation avec Ingrid Betancourt, Clara Rojas estime que le temps fera les choses. Concluant benoîtement : "Si nous pouvons prendre un café toutes les deux et converser, très bien..."

G.J.

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