Accueil
People France
People UK
People US
Tous les tags
Livenews
Royauté
Beauté
Mode
Cinéma
Golden Globes
Oscars
Festival de Cannes
TV
The Voice
Top Chef
Secret Story
Koh-Lanta
Masterchef
Pékin Express
Qui veut épouser mon fils ?
L'Amour est dans le pré
Télé Réalité
France Télévision
TF1
M6
Canal+
France 2
Miss France
Musique
MTV Music Awards
NRJ Music Awards
Grammy Awards
Justin Bieber
Lady Gaga
Britney Spears
Danse avec les Stars
Photos
Vidéos
Stars
Mariage
Naissances
Enfants de stars
Justice
Divorce
Interviews

Diving with Andy : le trio le plus sucré de l'année dévoile Sugar Sugar ! Un album et un clip à consommer sans modération !

18 photos
Lancer le diaporama

Si Andy vous propose de plonger dans sa mer de douceur(s) et de tendres fantaisies musicales, dites-lui oui sans hésitation. Inutile de chercher à savoir ce dont il s'agit réellement avant de se livrer sans retenue et de s'enfoncer voluptueusement dans la (les) profondeur(s) du nouvel album de Diving with Andy : avec Sugar Sugar (disponible depuis le 6 avril sous étiquette Universal), son second effort, le trio désormais parisien - mais toujours anglophone - signe tout simplement un des disques les plus aboutis de l'année. Dix titres définitivement inclassables (surtout parce qu'on s'y refuse) en miraculeuse apesanteur - exercice de funambulisme musical d'une prodigieuse maestria.

Pour ceux qui auraient manqué la première vague, qui déferla il y a trois ans avec un premier album éponyme recelant déjà les codes du groupe, on pourrait se laisser aller à parler de pop symphonique et d'un tas d'autres coïncidences mélomanes (folk suave, jazz, soft-rock, tentation trip hop). Ce serait pourtant lisser outrageusement le caractère des créations de Diving with Andy, entre sensualité sophistiquée, sens mélodique acéré et audace acrobatique.

Phrases musicales précieuses et incisives, bridges salvateurs, aventures modales, instrumentations touffues et hybrides en équilibre parfait, refrains so catchy et transcendants... : la partition des hommes orchestres Julien Perraudeau et Rémy Galichet habille avec une sensibilité rarement entendue les textes élégants de Juliette Paquereau, la voix de Diving with Andy. Et quelle voix... ! De celles qui sont faussement paresseuses, et vraiment intenses. On ne peut évidemment s'empêcher, à l'entendre, de penser aux divas du trip hop telles Beth Gibbons (Portishead), Ambrosia Parsley (Shivaree), Sia, Björk, Nicola Hitchcock (Mandalay), Skye Edwards (ex-Morcheeba), mais aussi des grains de voix comme Shirley Manson (Garbage) ou encore (et surtout) Sarah Bettens (K's Choice). D'aucuns pourront aussi évoquer un Syd Matters... au féminin. Un faisceau de parentés vocales qui résiste à l'épreuve de la biographie : bercée au son de Massive Attack et consorts, Juliette avait déjà en tête une aventure du type Elysian Fields avant même la naissance de Diving with Andy.

Repéré en 2006 par le rendez-vous CQFD (Ceux Qu'il Faut Découvrir) instauré par Les Inrocks - une sélection qu'avait dominée en 2004... Syd Matters, et qui braqua par la suite ses projecteurs sur Spleen, Joseph D'Anvers, Cocoon, les Naive New Beaters... -, Diving with Andy, après un coup d'essai virtuose encouragé par Benjamin Biolay, confirme avec Sugar Sugar les espoirs fondés sur ces dépositaires d'une pop intarissablement listenable. Pour Juliette, cet album, "c'est un bonbon", comme elle l'avance dans la présentation vidéo que vous pouvez retrouver, parmi d'autres confiseries, sur le Myspace du groupe. Comprenez : c'est doux, ça peut surprendre et c'est addictif. Nous, nous piochons allègrement dans le paquet et nous nous en mettons plein les poches pour la route.

Premières de ces petites voluptés à savourer en boucle, le single-titre, Sugar Sugar, dont nous vous proposons de découvrir le très esthétique clip, inspiré, tendre et vénéneux. Dès cette entrée en matière, la cuisine (pour leur premier opus, Juliette évoquait de la "musique faite dans une cuisine") de Diving with Andy surprend par sa générosité : riffs de guitares résonantes du type road-movie, tambourin à la mesure, violons aux phrases mélodiques imparables, piano discrètement poussé dans ses ultimes octaves, bel arrangement vocal, le tout emballé par un refrain qui est un modèle du genre (amorce, ligne mélodique, ...). Ajoutez encore un bridge violonesque (sans legato) en sourdine, un canon (procédé qu'on retrouve avec bonheur sur la dernière piste (Farewell). Dans son esprit, Sugar Sugar serait en quelques sorte le pendant solaire du Goodnight Moon de Shivaree. Et "such a precious toy" pour nos tympans...

You don't have to cry, sur un train d'enfer qui lui fait même oser enchaîner sans rupture son refrain, nous entraîne ensuite vers l'atmosphérique Merry Dance qui dissimule suavement sa tentation bossa sous un latin-jazz brushé. Coulour-blind, déclaration échappant à toute datation d'une menteuse à un daltonien, fait naître un moment très "Un homme et une femme", avant de descendre dans la ténébreuse Nether Town : sous ses "white lilies" et autres "gentle breeze" spleenétiques, un carillon-basse et une trotteuse qui sonne en feraient la parfaite bande-son éthérée d'un Miyazaki ou d'un Sofia Coppola. Au rayon septième art, le détour par un film noir (Kate Weal, Johnny Call & Mr Rose) qui voit tout le monde se tirer dessus offre un sursaut ultra swing animé de rythmiques sud-américaines. Plus loin, les problèmes de make up d'une lolita (Anna May) se déroulent dans un univers intriguant, qui joue avec une irrévérence calculée à passer de mode majeur à mineur (et réciproquement), et à faire des enchaînements de tonalité audacieux... comme le maquillage de l'héroïne. Vient enfin l'aubade vaporeuse 4 o'clock, qui réinvite les guitares électriques de Colour-blind pour voir la ville s'éveiller, et le groupe formuler un Farewell qui sonne plus comme une promesse de retour que comme un adieu.

Tout au plus un au revoir, puisque Diving with Andy sera dès ce samedi 18 avril sur la scène de l'Alhambra, à Paris, le 21 avril au MaMA de Bourges, puis retrouvera sa résidence au Chabada d'Angers le 14 mai avant de revenir en juin à Paris pour plusieurs dates au Zèbre de Belleville.

Que ceux qui n'ont jamais croqué la pomme d'amour musicale prennent date...

Guillaume Joffroy

Abonnez-vous à Purepeople sur facebook
×

Téléchargez l'application et recevez les alertes de la rédaction en temps réel