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EXCLUSIF : Scarlett Johansson et Pete Yorn : Unis dans la rupture et... magnifiques lors de leur venue à Paris ! Regardez !

Scarlett Johansson et Pete Yorn présentent leur album  Break Up  au Bon Marché, le 11 09 09
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Scarlett Johansson et Pete Yorn présentent leur album Break Up au Bon Marché, le 11 09 09

Quelques applaudissements mesurés, tels un compliment élégant, viennent saluer l'apparition de Scarlett Johansson et Pete Yorn au deuxième étage du Bon Marché Rive Gauche, en plein coeur de Paris, vendredi 11 septembre. Ce tandem que le public découvre seulement avec l'album Break Up (Rhino/Warner) mais qui s'est lié d'amitié il y a de nombreuses années a choisi en exclusivité Paris - un choix géographique qui s'imposait pour honorer la "parenté" de Serge Gainsbourg et Brigitte Bardot sur ce moyen métrage musical exquisément suranné - pour le lancement officiel de cette réalisation parue le 7 septembre et déjà best-seller.

Une success story pas préfabriquée pour un sou, puisque l'album est né en... 2006 dans un garage en jam session supposée sans avenir, et qui ne doit pas tant sa réussite à l'improbable association de ce folk-singer/songwriter underground à l'une des icônes féminines du moment qu'à sa qualité artistique. Si, selon Pete Yorn, Break Up puise sa vibe dans les fantaisies musicales du tandem Gainsbourg/Bardot de la fin des sixties, la promenade rétro en neuf titres et pas plus d'une demi-heure étonne et détonne par ses facettes : acidulée, fraîche, potache, musardante, rough. Le charme désuet des choses passées bien conservées.

En matière de charme et d'aura, le couple qui vient de prendre place sur le canapé crème installé dans un showroom circulaire au deuxième étage du Bon Marché s'y entend. Dans ce temple du bon goût du centre parisien, quelques mètres au-dessus des griffes de luxe et des fragrances chiquées dont Scarlett pourrait sans problème être l'ambassadrice (ou... l'est déjà !), sous les dorures d'un plafond qui semblait imprégner le showroom trendy de la patine du temps et de l'art : lui, un peu ours bien ramassé entre ses épaules, regard intelligent, rictus malicieux et parole rentrée, elle, des airs d'ingénue, de ne pas y toucher, de Blanche-Neige blonde dans sa robe marine à pois blancs et souliers rouges. Un joli coup pour ce magasin chic de faire le lancement mondial de cet album !

Nerveuse, Scarlett ? On la verra, une demi-heure durant, se caresser le tibia pendant que Pete lui fait la galanterie de répondre à la plupart des questions des rares journalistes privilégiés, triés sur le volet et venus du monde entier faire ici leur Bon Marché.

Rapidement, on comprend que, pour Scarlett, vraiment peu diserte - voire à la limite de paraître empruntée par instants -, Break Up était un "moment". Un moment de grâce, d'amitié, de musicalité, que les mots ne feront pas réexister.

Car cet album sans prétention, qui marquait les vrais débuts musicaux de la comédienne, muse de Woody Allen, bien avant le très ampoulé Anywhere I lay my head, est bien né d'une "vieille amitié" : "On s'est rencontrés en 2001, nos familles sont très proches, se souvient Pete. On devait avoir 14-15 ans. Je pense que c'est mon frère qui t'a connue en premier. On se voyait environ une fois par an..." Alors pourquoi elle ? Réponse de l'intéressé : "L'idée de produire quelque chose ensemble ne nous avait jamais effleurés jusqu'à ce jour où j'ai fait ce rêve dans lequel j'enregistrais un album en duo, se souvient celui-ci. Je venais de découvrir la chanson Bonnie and Clyde que Serge Gainsbourg avait chantée avec Brigitte Bardot. J'ai parlé de cette idée à Scarlett immédiatement. J'aurais pu faire appel à des amies chanteuses [il avait également songé à Nancy Sinatra], mais je ne cherchais pas quelqu'un de connu en tant que chanteuse, plutôt une personnalité avec une présence particulière, un peu comme Bardot".

Au-delà de cette dimension, Break Up est également nourri de références intimes, biographiques : chronique d'une rupture amoureuse annoncée dès le titre, l'album naquit à un moment où Pete et Scarlett vivaient respectivement une rupture. Là encore, la référence à Gainsbourg et Bardot n'est pas anodine, puisque, si Scarlett y voit une manière de formuler une "atmosphère de duo" (une sorte de dialogue : "he said/she said"), 1968 marque la fin de l'idylle entre Serge, qui épouse Jane Birkin, et Brigitte. "Ce disque a été fait dans une période de transition pour chacun d'entre nous, analyse d'ailleurs Pete Yorn. J'ai toujours pensé à la rupture. Même quand j'étais bien dans une histoire, j'imaginais que ça allait finir. A un moment, ma vie personnelle était une catastrophe, Scarlett, je crois, venait elle-même de traverser une séparation. Le thème de la rupture s'est imposé. Nous avons eu la chance de nous retrouver ensemble au moment où le projet prenait une tournure concrète. C'est une manière de travailler que je cherchais à retrouver depuis mon premier disque, lorsque je ne savais pas à qui je m'adressais, et que je n'avais pas d'idée préconçue, raconte Pete Yorn. Paradoxalement, c'est en travaillant sans contrainte que j'ai réalisé le disque le plus accessible de ma carrière. C'est peut-être aussi mon album le plus joyeux, alors qu'il est tout entier consacré à une rupture sentimentale."

"Joyeux", un aspect sur lequel insiste Scarlett Johansson, pour ceux qui s'essaieraient à y voir de la tristesse, et qui doit sans doute quelque chose aux conditions d'enregistrement, dans un garage de L.A., en l'espace de deux jours : "J'apprenais les chansons juste avant de les enregistrer, de manière très détendue", confie-t-elle, rappelant au passage que d'autres duos mythiques les ont influencés : "On a aussi pensé au duo Lee Hazlewood-Nancy Sinatra et aussi à l'association de Nico et Lou Reed. Je n'avais encore entendu aucune chanson lorsque j'ai donné mon accord à Pete, mais j'aimais beaucoup le principe d'avoir deux personnes qui raconteraient leur histoire commune chacun à leur façon." Interrogée sur d'autres "secrets" (une allusion à la date de conception de ce projet, et une question que détourne Scarlett, rieuse, en "révélant" sa collaboration avec.... Busta Rhymes - une blague, bien sûr !), ainsi que sur une éventuelle nouvelle collaboration à venir avec Pete, à la John & Yoko, comme le hasarde un journaliste, Scarlett s'amuse d'un possible titre : The Rebound (terme qui désigne la période juste après une rupture très douloureuse).

Le rebond, finalement, elle le connaît déjà avec Break Up, qui rachète, ne serait-ce qu'avec son accrocheur premier single, Relator (une chanson chipie, un colifichet musical hippie hypnotique), ses débuts de chanteuse mal troussés avec Anywhere I lay my head. Pour autant, ne vous attendez pas à entendre beaucoup son grain de voix sur Break Up. Pour reprendre la formule, très judicieuse, de Pete Yorn, c'est une "présence particulière". Pas une figurante, mais une belle figure.

Guillaume Joffroy

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