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INTERVIEW EXCLUSIVE : Pour "Mozart, l'opéra-rock", Dove Attia nous répond : "Le côté provocateur, on assume. C'est une facette..."

Suite à la publication, hier, de notre article "Mozart, l'opéra rock" dévoilé : c'est... trash ! (dont nous vous proposons de retrouver l'essentiel ci-après), Dove Attia, un des principaux artisans (idée originale, producteur, librettiste...) de ce spectacle novateur à l'affiche à partir du 22 septembre 2009, a souhaité réagir et apporter quelques éclaircissements. Sans remettre en cause le caractère sulfureux des extraits proposés lors du showcase donné lundi soir au Théâtre Marigny, Dove, qui nous a contactés par téléphone, a voulu expliquer l'accent qui a été mis sur le côté provocateur et nuancer le contenu du showcase au regard de l'intégralité du spectacle : "le côté trash, on l'assume. Mais rien n'est gratuit, dans le spectacle", a-t-il ainsi fait valoir.

Chacun de ses propos est à placer sous l'égide duelle d'une véritable passion pour la comédie musicale, et d'une véritable éthique dans sa pratique : "Nous, qui avons fait de gros spectacles, nous avons une responsabilité". La responsabilité, c'est aussi de choisir, à un moment donné, l'audace. En particulier lorsqu'il nous confie : "C'est la première fois que je prends - et toutes les équipes qui sont avec moi sur ce projet - autant de risques. Le côté "tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil", on a déjà fait. On a fait "Le Roi Soleil". On ne fera jamais mieux dans le genre (...) Mon rêve, c'est que le genre [la comédie musicale] évolue et s'installe en France." Au passage, il insiste sur le fait que créer une comédie musicale en France, alors qu'il s'en joue des dizaines et des dizaines par an à Broadway et à Londres (où ces spectacles sont souvent signés pour... plusieurs années !), est un vrai pari : un énorme challenge financier dans un laps de temps restreint.

D'où la nécessité de frapper fort. D'où celle, pour ce showcase, de mettre l'accent tonique sur la facette la plus audacieuse de sa nouvelle création. "C'est un extrait du spectacle. Un concentré. Mais on ne va pas le réduire à son côté provocateur. Mozart, c'est aussi l'être aimé et aimant, celui qui a aimé sa femme jusqu'au dernier jour, c'est aussi la relation à son père... Il y a de nombreuses facettes. Milos Forman, pour son Amadeus, a eu son point de vue. Nous avons le nôtre : c'est la dimension humaine, ce besoin de reconnaissance de son père devenu un besoin de reconnaissance du public. Pourquoi il est devenu ce qu'il était, c'est cela qui nous intéresse. C'est très complexe. Il était TOUT : un homme enfant, un rebelle, un homme sensible qui aimait les femmes, la Femme, un être touché par la grâce divine, qui entrait dans des transes créatives."

La passion de Dove Attia, qui s'est épris de Mozart alors qu'il avait une vingtaine d'années, est bien tangible : pas de compromission ("Je ne fais pas ça en me disant que ça va plaire"), la concrétiser ainsi, c'était "une vraie envie, un air du temps". Quant à l'orientation : "Je voulais une musique qui ait plus de caractère - la musique qui me plaise, avec ma culture pop-rock -, une histoire qui ait plus de caractère." S'il ne renie pas "le côté provocateur", Dove Attia ne manque pas l'occasion de justifier cette audace : "Le côté trash, on assume. C'est un spectacle qui va remuer. Mais il n'y aura rien de gratuit : pas de vulgarité, mais du caractère. Ce ne sera pas lisse, il y aura des émotions fortes dégagées, mais un enfant de 10 ans pourra suivre." Autant de composantes qui nous rendent ce Mozart-là d'autant plus fascinant...

Patience, car, pour l'heure, après un an et demi de travail acharné, il reste six mois de chantier : tandis que Dove Attia boucle la bande-son, Olivier Dahan, qui met en scène le show et vient de mettre en boîte le second clip qui en est issu, travaille avec le chef décorateur (le Mozart... déco) à partir du livret.

Merci à Dove pour ces précisions.

G.J.

 

On ne peut pas le nier : le très érotique Tatoue-moi, dont nous vous avons fait découvrir le clip il y a plusieurs mois, a piqué notre curiosité. Aussi irrévérencieux qu'efficace (en témoignent ses sept semaines passées en tête des charts), ce tout premier single dévoilant l'univers de Mozart, l'opéra rock contenait déjà en lui la plupart des codes choisis pour le nouveau spectacle du tandem Dove Attia-Albert Cohen (Les Dix Commandements, Le Roi Soleil, Dothy et le magicien d'Oz...).

Lundi soir, la troupe de ce projet qu'on retrouvera sur la scène du Palais des Sports dès cet automne donnait au Théâtre Marigny un aperçu de ce qui nous attend. Devant une salle comble, discrètement investie par quelques célébrités (notamment Laura Presgurvic, Matthieu Gonet, Pablo Villafranca, venu avec Pedro Alves et... sa compagne Lucie Bernardoni), Albert Cohen en maître de cérémonie et Dove Attia, lessivé mais heureux, ont délivré quelques bons mots et les remerciements d'usage (auxquels Nonce Paolini - présent avec ses deux filles qui ont adoré -, Didier Quillot et Thierry Chassagne ont répondu par des bouquets de louanges), avant de laisser place au show.

Très rapidement, on est fixés sur ce dont il retourne : pour ce showcase, passage obligé mais exercice délicat pour un spectacle de cette envergure (encore en état de travail, par surcroît), les créateurs ont choisi d'exacerber l'extravagance de Mozart, qu'ils ont érigé en rockstar majuscule, pionnière et ultime. Contemporanéisation à la clé. "Mozart : une star baroque n'roll", lit-on dans le dossier de presse : un jeu de mots qui fait écho à d'autres (comme le titre téléscopé de L'assassymphonie, par exemple) et témoigne des libertés adoptées dans le traitement de la seconde partie de la vie du génie de la musique (à partir de la rapide détérioration de ses relations avec le prince-archevêque Colloredo et sa fuite, à 20 ans). Autour de cette icône et de cette imagerie voulues sulfureuses - en accord avec le train de vie débridé du virtuose -, ils ont développé un univers rock, déjanté et sexuel. "On a fait ce qu'on avait envie de faire, tant pis si on se plante", signe avec passion Dove Attia, qui a conçu ce Mozart pour "casser les codes du genre". C'est une superproduction, servie notamment par Olivier Dahan à la mise en scène et le chorégraphe new-yorkais Dan Stewart.

On ne pourra pas vous dire grand-chose des textes, puisque l'acoustique, à Marigny, ne permettait pas vraiment d'en profiter : en dehors d'un intelligible Vivre à en crever ("S'il faut mourir, plutôt vivre à en crever") qui se passe de commentaires et dont vous découvrirez très vite le clip mis en boîte par le réalisateur de La Môme (dévoilé en avant-première au cours de la soirée), on se bornera à imaginer que c'est très bien, puisque le livret a été co-écrit par Dove Attia, Patrice Guirao et Vincent Baguian - ça fait du métier, tout ça ! Et concernant ce galimatias verbal, on ne jettera pas non plus la pierre aux musiciens : en effet, on ne peut que se réjouir de la présence sur scène d'une quinzaine de musiciens ! Mozart, l'opéra-rock renoue enfin avec une superbe tradition du musical, avec des musiciens live, au plateau. Reste désormais à trouver le bon équilibre pour l'orchestre de... rock (emmené par Jean-Pierre Pilot et Olivier Schultheis, excusez du peu), accompagné pour l'occasion par un quatuor à cordes glamour en costumes d'époque, afin de ne pas couvrir la voix des interprètes.

On saluera également l'intensité des créations musicales : si, sur les cinq titres présentés lors de cette soirée, on a un peu de mal à trouver le trait d'union "opéra-rock", le rock l'emportant largement et les thèmes les plus illustres de Mozart n'étant pas récupérés comme on aurait pu l'espérer (et comme on espère qu'ils l'ont été pour la version intégrale), on ne peut que rendre hommage au travail de recherche musicale qui a été accompli pour nous proposer un rock symphonique mélodique, sophistiqué, percutant. Des instrumentations audacieuses et élégantes, des arrangements véritablement somptueux, des lignes mélodiques additionnelles et des choeurs judicieux, une épaisseur et une profondeur vraiment intéressantes. Sur l'ensemble du spectacle, on verra très certainement une meilleure intégration de la griffe mozartienne (déjà présente, mais un peu ténue au regard du couple batterie-guitares). Le Lacrimosa du Requiem donné (logiquement) en fin de showcase par une chorale nous a, par exemple, donné des envies de plus. Un tout petit peu moins de rock, un petit peu plus de Mozart.

Du côté des interprètes, c'est le chaud et le froid. Si on déplorait amèrement la platitude, le lissage vocal du casting du Cléopâtre de Kamel Ouali, ici, il y a du caractère ! Cette distribution ne laissera personne indifférent. La principale question vient de ce que nous avons affaire (et c'est tant mieux) à de véritables... interprètes : des chanteurs-acteurs, des personnages vocaux, qui jouent la comédie. Du coup, on ne peut qu'apprécier l'amplitude, la puissance et la densité vocale de Florent Mothe, qui incarne Salieri, mais on est en droit, par exemple, de ne pas aimer ses coups de glotte et la façon dont il tire sur les sons. C'est rock, quoi. De la même façon, notre Mozart nouveau, campé par Mikelangelo Loconte, pour autant qu'il chante admirablement, livre une performance très maniérée - réponse vocale à la composition physique du personnage, torturé et extravagant. Idem chez Claire Pérot, qui a fait les délices des spectateurs de Cabaret : l'interprète de Constance (la femme de Mozart, qui passait pour immature) livre une création vocale saisissante de provocation (cabaretière, justement...), mais... possiblement usante sur la durée. Ou pas. Idem encore pour Melissa Mars, auteure d'une vénéneuse composition pour Aloysia, l'amour impossible de Mozart... Cela tiendra-t-il la distance ? On peut gager que cela s'annonce de toute façon passionnant, puisque ce showcase, exercice promotionnel très contraignant (temps réduit, impossibilité d'effctuer des changements de costumes, de scéno, etc.), a obligé les créateurs du spectacle à mettre l'accent sur une et une seule facette : en l'occurrence, ce côté déjanté qui pique la curiosité.

La valeur des artistes (y compris ceux que nous n'avons pas cités), on l'a vu et entendu, n'est pas à discuter. Mais leurs performances du jour sont nées à l'aune de cette direction très sensualiste choisie par les créateurs pour aborder les quinze dernières années d'une vie menée à grand train, avec fastes et décadence, certes... N'est-ce pas réducteur ? Lors du showcase ça l'était nécessairement, en raison de la contrainte technique que nous avons évoquée plus haut. Vous l'aurez compris, c'est l'orientation artistique du spectacle qui est en question : le condensé - de toute évidence, non exhaustif - qui a été proposé n'est rien d'autre qu'une direction artistique - parmi d'autres. Laquelle ne saurait vraisemblablement refléter toutes les facettes et nuances qu'on peut imaginer pour ce show. Ce Mozart a voulu garder pour ses futurs spectateurs sa "petite musique de nuit", sa subtilité et ses raffinements. D'après ce qu'on a pu en voir, en tout cas, il n'hésite pas à bousculer, assumant son côté charnel : l'interprétation vocale, régulièrement guidée par la provocation et l'excitation plus que par, à proprement parler, la passion (de l'amour, de la musique...) ; les costumes, absolument divins et... trash-torrides ; le ballet présenté sur la scène de Marigny, génialement sensuel, magnifique de création chorégraphique, mais très... cabaretier et libertin. Certes, c'est une rockstar : baroque n'roll. Mais nous ne sommes ni avec le Marquis de Sade, ni dans Les Liaisons dangeureuses de Laclos. Et il nous tarde de découvrir comment l'équilibre entre l'homme sensuel, l'homme sensible, l'homme enfant et l'homme virtuose a été élaboré...

Une question qu'on va laisser en suspens, et qu'il nous tarde d'étudier, à partir du 22 septembre, date à laquelle on découvrira ce spectacle, brillant, impressionnant, audacieux, novateur, inattendu, déjanté. En soi, c'est déjà une réussite de provoquer ce sentiment d'attraction-répulsion, qui penche quand même nettement du premier côté. Assurément, un des événements à ne pas manquer en 2009. L'occasion pour chacun de se faire une idée sur le Mozart... et la manière.

Guillaume Joffroy

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