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INTERVIEW VIDEO EXCLUSIVE - Juliette Lewis : Ses confidences, touchantes et drôles, sur son bond dans l'inconnu...

Petit cours de français improvisé dans un palace parisien : Juliette Lewis, actrice monumentale du cultissime Tueurs nés, rockeuse féroce avec The Licks et désormais sans eux, a choisi d'éprouver, recevant Purepeople, les quelques mots qu'elle connaît dans la langue de Molière - juste pour le plaisir charnel de les dire... et pour vérifier qu'ils ont bien le sens qu'elle leur prête.

Après avoir établi un consensus autour de l'expression "à tout à l'heure" (qui, oui, "matches perfectly to 'see you later' !"), l'ordre du jour s'impose immédiatement, dès que, beauté énigmatique digne d'être peinte, la star dessine sa pose alanguie sur le canapé de sa suite. Encore quelques secondes, le temps de parfaire le tableau en enfilant sans préciosité des gants de dentelle qui parachèvent l'élégance énergique et raffinée du tout.

Quelques soupirs, quelques rires, et cette moue hypnotique aux commissures des lèvres qui ajoute au mystère de l'artiste : la voici prête à se confier sur Terra Incognita, son nouvel album,paru à la fin du mois dernier. Une réalisation profonde, complexe et élégiaque, que nous avons disséquée pour vous en vous en présentant le premier extrait, le vertigineux Fantasy Bar et son clip enivrant.

Après les tournages, qu'elle a enchaînés, les tournées. Prochainement à l'affiche de plusieurs films (après Whip it viendront Betty Ann Waters, Sympathy for Delicious et The Baster), Juliette Lewis a de nouveau pris ses distances avec le Septième Art pour se consacrer à sa trajectoire punk-rock : "Je n'équilibre pas les deux, cinéma et musique. J'ai eu la possibilité de faire les deux, là, mais maintenant je vais être en tournée pendant un an, donc je ne tournerai plus. Je ne fais pas les deux en même temps. C'est un peu comme un lion qui ferait un énorme repas et serait repu pour un out de temps... Quand j'suis en touenée, je suis en tournée. Je n'ai pas fait de cinéma pendant quatre ans, tant que j'étais avec mon ancien groupe. Parce que je voulais partir en tournée, aller à la rencontre de mon public avec l'album Four on the floor. Mon groupe s'est séparé quand mon principal collaborateur est parti, c'est un peu l'âme du groupe qui est partie. Mais ça n'était finalement pas un hasard : je voulais changer de son pour aller vers quelque chose de plus profond, plus dynamique, avec plus de groove, plus bizarre, plus psychédélique".

Une nouvelle orientation artistique dont Terra incognita atteste. Brut et sauvage, l'album est surtout très "vulnérable", insiste Juliette Lewis.

"Il s'est passé tellement de choses depuis la dissolution de mon groupe [The Licks]. Pendant un an, j'ai rêvé d'explorer différents types de chansons. Les chansons basées sur des riffs rock, où les guitares électriques sont les forces dominantes, je voulais sortir de ce moule. J'ai commencé à composer au piano. Je n'avais pas touché à un piano depuis mes 9 ans. Ça avait quelque chose de très vulnérable. Je me souviens, c'était l'hiver, il y avait ce piano dans la maison que je louais, ce n'était même pas mon piano... J'ai écrit quelques chansons (All is for god, Female Prosecution, Ghosts), et il a alors fallu trouver un producteur... Pas question de faire un album s'il ne reflétait pas cette autre facette de mon moi musical."

Comme souvent dans de telles périodes de crise et d'exploration, une rencontre va faire office de catalyseur : "Il fallait un producteur qui comprenne mon langage musical ainsi que ces différentes saveurs qui viennent de moi. Omar Lopez Rodriguez [ancien de At the dricve-in et fondateur de The Mars Volta, NDLR] a eu une grande importance, il a compris tout cela. Il est tellement radical et inventif... Je l'avais rencontré au Fuji Festival au Japon. J'étais vraiment intimidée, car il est très brillant, en tant que musicien et compositeur. C'est mon manager qui m'a dit : 'pourquoi tu ne lui demandes pas de produire ton album ?' Et moi, j'ai répondu : 'il ne va même pas vouloir me parler' ! Et puis je l'ai appelé : on a parlé de Fellini (j'adore Fellini), de groove, de son, et il a saisi que je voulais rompre avec ce que j'avais fait jusqu'alors. A chaque fois que je me sens trop en sécurité, que les choses deviennent trop familières, il faut que je m'en éloigne, que j'aille vers ce qui n'a pas été exploré, vers l'inconnu. C'est le sens de Terra Incognita."

Résulte de cette collaboration un véritable voyage initiatique pour Juliette, qui n'hésite pas à évoquer "une expérience qui a changé sa vie" : "Certaines chansons sont une véritable déclaration de qui je suis : Hard lovin' woman, c'est mon blues, Suicide Dive Bombers et Noche sin fin. Ces trois chansons vivent sans doute en moi pour longtemps. Elles sont nées grâce à mon très bon ami Chris Watt, avec qui j'ai écrit presque tout l'album. C'est de l'énergie en mouvement. C'est vraiment le commencement de ma voix, je crois. (...) Il y a un an et demi, j'ai écrit simplement cette déclaration ' I'm a hard lovin' woman'. Je n'avais pas de riff, encore moins de riff blues. Mais je savais que je voulais écrire mon blues. Chris m'a donné un riff et je me suis mise à chanter 'I'm in trouble...'."

"C'est une déclaration, poursuit-elle lorsqu'on lui fait remarquer que son album est presque tout entier écrit dans un dialogue je-tu. C'est ma déclaration d'aimer trop durement ['hard', dit-elle, et non 'strong']. Il ne s'agit pas que d'un homme et une femme, c'est aimer la vie, aimer la poursuite d'un rêve, les gens, à tel point que ça vous brise le coeur. C'est la nature même de la vie : de la joie et de l'exubérance, mais en même temps, c'est d'un tragique à vous fendre le coeur. Je venais de vivre une rupture sentimentale lorsque j'ai écrit cette chanson."

Retrouvez les confidences de Juliette Lewis - y compris sur le taureau très... "cool" auquel elle s'est liée pour les visuels de son album - en regardant la vidéo ci-dessus.

Terra Incognita, album déjà disponible. Juliette Lewis sera en concert le 23 novembre à l'Alhambra de Paris.

Guillaume Joffroy

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