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Jacques Brel, 30 ans déjà...

Le 9 octobre 1978, le chanteur Jacques Brel décède d'une embolie pulmonaire alors qu'il est traité pour un cancer du poumon, à Bobigny. Voilà trente ans, jour pour jour, que l'artiste qui a marqué la chanson francophone, s'en est allé. Les hommages pleuvent. Les souvenirs pullulent. Retour sur la légende du "Grand Jacques".

30 ans après sa mort, le chanteur Jacques Brel reste plus que jamais dans les mémoires. Pour preuve, le vif succès remporté par la vente aux enchères, d'une collection composée de 94 lots, dédiée à l'artiste belge qui s'est tenue hier à la maison Sotheby's à Paris. Parmi les pièces que la foule s'est empressée de découvrir dès le 4 octobre, se sont envolées, entre autres, des photographies (personnelles et professionnelles) inconnues du grand public, des disques rares, des enregistrements mais aussi trois guitares de l'artiste ainsi que son brevet de pilote d'avion, pour un total estimé initialement entre 340 000 et 470 000 euros. Mais le montant global a largement dépassé les prévisions pour atteindre 1,27 million d'euros selon l'AFP !

Ce sont surtout les 33 manuscrits raturés de ci, de là par le "Grand Jacques" en personne qui ont suscité les plus grosses enchères. Le manuscrit de la chanson Amsterdam - le clou de la vente - a été attribué à 108 750 euros alors qu'il était estimé au départ à 50 000 euros quand celui du titre Au Suivant est parti à 18 750 euros, soit cinq fois son estimation basse ! Le manuscrit contenant les paroles - écrites à la main - de Mathilde a été préempté 72 550 euros, La chanson de Jacky est partie à 31 950 euros et le cahier de la comédie musicale L'homme de la Mancha a été remporté par la Bibliothèque nationale de France pour 23 550 euros.
Car il faut bien comprendre que parmi les 200 personnes intéressées par cette dispersion de souvenirs, il y avait aussi bien des particuliers (des fans mêlés aux curieux) que des institutions. Aussi, la Cité de la Musique a acquis l'une des guitares du musicien pour 18 750 euros et la Mairie de Paris, elle, a acheté des disques pour ses médiathèques ainsi que des affiches. Mais au-delà des chiffres étourdissants, c'est surtout la polémique née de cette vente qui retiendra l'attention. La femme du chanteur Thérèse Michielsen alias "Miche" avait proposé, avant la mise aux enchères, de racheter la collection pour un montant de 175 000 euros. Elle a déclaré : "C'est un patrimoine, on ne vend pas ça. C'est dommage et un peu honteux."

En cet anniversaire, les hommages rendus au "Flamand de Bruxelles" restent nombreux. L'île des Marquises, Hiva Oa, où vécut l'artiste pendant trois ans, inaugure aujourd'hui un aéroclub à son nom. Le deuxième avion de Jacques Brel, un Wassmer Super 421, est exposé sur les Champs-Elysées à Paris. Une exposition J'aime les Belges qui montre le lien fort qui existe toujours entre l'artiste et son pays, a lieu jusqu'en février 2009 à Bruxelles. Voilà quelques gestes de reconnaissance à l'endroit d'un homme qui a indéniablement marqué son époque et les générations suivantes.
Ces dernières se réclament de son influence à l'instar du rappeur Abd Al Malik qui travaille notamment avec Gérard Jouannest, l'ancien pianiste de Jacques Brel. Et étant donné que plusieurs titres du Belge ont été adaptés en anglais et interprétés par des "monstres" du show-business comme David Bowie, Frank Sinatra, Nina Simone, Shirley Bassey, les Beach Boys, Nirvana (Le moribond devenu pour l'occasion Seasons in the sun) etc., plusieurs jeunes artistes anglo-saxons revendiquent aussi son héritage. L'Américain Zach Condon explique qu'il est aussi sensible à son charisme qu'à sa musique.

A ses débuts, qui aurait pu croire que ce bonhomme né à Schaerbeeck, un faubourg petit-bourgeois de Bruxelles, serait élevé au rang de pilier de la chanson francophone et deviendrait alors une légende dont le moindre souvenir s'arracherait une fortune ? Au commencement, le public n'accroche pas et un critique lâche même en 1954 : "Il écrit de belles chansons, le regrettable est qu'il persiste à les interpréter." Des mots qui auraient pu décourager le jeune artiste de 25 ans, débarqué à Paris un an plus tôt - encouragé par le producteur et découvreur de talent Jacques Canetti, mais désavoué par ses parents qui décident de lui couper les vivres.
Marié et père de deux enfants, c'est seul qu'il évolue tant bien que mal dans la capitale française : il vit d'abord sous les toits de l'hôtel Stevens à Pigalle et gagne sa vie en donnant des cours de musique. Parallèlement, il enchaîne les auditions et parvient à décrocher quelques contrats dans des cabarets parisiens. Sur le conseil de Jacques Canetti, il s'inscrit au Grand Prix de la chanson de Knokke-le-Zoute, en Belgique, mais termine avant-dernier de la compétition. Le tableau n'est pas franchement idyllique.

Durant cette période, la reconnaissance finit par pointer le bout de son nez : la célèbre Juliette Greco sélectionne l'une de ses chansons, Ça va (le diable), qu'elle interprète à l'Olympia en 1953.
En 1955, il fait venir femme et enfants qu'il installe avec lui dans une petite maison à Montreuil puis il sort son premier 33 tours, qui ne laissera pas un souvenir impérissable. Déterminé à ne pas lâcher le morceau, Brel compose d'arrache-pied et livre finalement en 1956 son premier succès, Quand on n'a que l'amour.
Son personnage de grande asperge au sourire de cheval qui sur scène alpague l'auditoire avec de grands gestes et apparaît le visage en sueur, commence à plaire. A impressionner. A hypnotiser. En 1959, c'est "Monsieur Jacques Brel" qui est la tête d'affiche de Bobino, une salle mythique parisienne, où il entonne les tubes de son quatrième disque. La valse à mille temps, Les Flamandes et le fameux Ne me quitte pas se succèdent et c'est un triomphe qui le mène par la suite sur les routes !

Nous sommes au début des années 1960 et Jacques Brel multiplie les tournées : une moyenne de 250 à 300 galas par an qui l'emmènent au-delà des frontières européennes, au Moyen-Orient et même aux Etats-Unis et en URSS. C'est d'ailleurs à Moscou qu'il cède - une seule et unique fois - à la tradition du rappel, qu'il trouve pour le moins démagogique. Son entourage lui fait comprendre que son refus de remonter sur scène pour chanter un titre à la fin du concert, serait perçu par le public comme une offense. Alors, il s'exécute. Mais les tournées ne sont pas remplies que de moments raisonnés et raisonnables. Jacques Brel n'est semble-t-il pas contre les excès : les femmes, l'alcool mais et également le tabac rythment ses journées aussi bien que ses nuits.

Quand il n'est pas sur scène, il compose et continue ainsi d'offrir au public de nouveaux titres qui font mouche. Amsterdam, Les bonbons, Le plat pays - en hommage à sa terre natale - Ces gens-là viennent compléter son répertoire qui fait désormais partie du patrimoine de la francophonie. Et en 1966, alors qu'il est au paroxysme de la gloire et de la reconnaissance, il décide de mettre un terme à sa carrière musicale. Il a d'autres projets. Celui qui était destiné à travailler dans la cartonnerie familiale et qui a choisi la chanson pour s'épanouir, a besoin d'un second souffle qu'il trouve en partie dans le cinéma et dans la réalisation de ses passions : la voile et l'aviation.

Dès 1968, Jacques Brel joue donc dans Les risques du métier d'André Cayatte, La bande à Bonnot de Philippe Fourastier, Mon oncle Benjamin d'Edouard Molinaro (1969) ou encore Les assassins de l'ordre de Marcel Carné (1971). En 1972, il intègre le casting de L'aventure, c'est l'aventure de Claude Lelouch, tournage durant lequel il fait la rencontre de Madly Bamy, une actrice et danseuse avec qui il finira sa vie - sans divorcer pour autant de sa première épouse Thérèse Michielsen, la mère de ses trois filles.
En 1975, alors qu'il ne se consacre quasiment qu'à la voile, il part vivre avec sa nouvelle compagne sur les îles Marquises après avoir été opéré d'un cancer du poumon gauche. Même si le climat de son nouveau lieu d'habitation n'est pas très favorable à sa guérison, il persiste à vivre son idylle dans cet endroit paradisiaque qui l'inspire. En 1977, il écrit même dix-sept chansons et décide d'en enregistrer douze à Paris.

L'album intitulé Les Marquises se révèle un énorme succès : l'opus enregistre un million de pré-commandes et le jour de sa sortie, le 17 novembre, 300 000 exemplaires sont écoulés dans l'heure qui suit la mise en vente ! Parallèlement au succès de cet album qui arrive onze ans après ses adieux à la scène, la maladie continue de le ronger. Affaibli, il part se reposer dans le sud de la France en juillet 1978 mais en octobre il doit retourner à l'hôpital de Bobigny, en Seine-Saint-Denis où il décède le 9 d'une embolie pulmonaire. Sa dépouille repose désormais aux Marquises.

Arrivée mardi soir en Polynésie française, Thérèse Michielsen s'est rendue dès le lendemain - et pour la toute première fois - sur la tombe de son mari qui au cours de sa vie a connu plusieurs "dames de passage". Elle a déclaré à l'AFP : "Je suis toute étonnée d'être ici trente ans après." Et d'ajouter : "Je ne sais pas s'il (Jacques Brel, ndlr) aurait beaucoup aimé les colliers de fleurs et les photographes, mais la création de l'aéroclub, là mon mari aurait aimé, il doit être très très heureux, là-haut." Ce voyage commémoratif est peut-être pour elle, à 81 ans, un moyen de tourner définitivement la page sur des années de frivolité et de garder juste en mémoire le génie d'un homme.

"Le talent, ça n'existe pas. Le talent, c'est d'avoir envie de faire quelque chose." Jacques Brel

Aurélya Bilard

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