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Juliette Lewis : l'icône glam'rock est enivrante dans son nouveau clip... Et plus, si affinités !

Juliette Lewis, Terra Incognita, nouvel album disponible
7 photos
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Entre vertige musico-éthylique et rock vénéneux, le retour - en solo - de Juliette Lewis est une ivresse à laquelle le plus radical des repentis ne saurait se soustraire. Telle une liqueur traîtresse, dangereusement addictive, la star des écrans (révélée de manière fracassante par le film culte Tueurs nés) et diva trash-glam' de la scène rock captive et capture : c'est dans une tournée des bars onirique et étourdissante qu'elle choisit de nous entraîner avec Fantasy Bar (dont nous vous proposons le clip ci-dessus), premier extrait de l'album Terra Incognita qu'elle a fait paraître à la fin du mois de septembre. Un conseil avant d'appuyer sur "play" et de vous aventurer dans les territoires inconnus de cette réalisation vibratoire : n'attachez pas votre ceinture, ne prenez pas de carte, et fiez vous à votre guide. Un trip indispensable à toute collection discographique qui se voudrait rock.

Road-movie psychédélique et tribulations nocturnes vus sous le filtre de vapeurs d'alcool : le fantasmatique clip de Fantasy Bar met en scène la show-attitude innée de Juliette, déchaînée, transcendée et... costumée, illustration saisissante de l'exploration artistique à laquelle se livre Terra Incognita.

Le titre Fantasy Bar, que l'intéressée a décrypté pour nous dans une interview vidéo exclusive que vous ne manquerez pas de découvrir dans les prochaines heures sur Purepeople, agit comme un incubateur naturel pour entrer dans cet album hors de toutes frontières. Faisant la part belle au voile rauque et à la cassure naturelle de la voix de Juliette Lewis, ce rock uptempo inarrêtable, emballé par des percussions névrosées folles de syncopes, appuyé par des guitares vibrantes et doté d'un refrain ravageur (qui reste dans les esprits à la faveur du mélange distordu des pistes vocales et des guitares), annonce déjà la rupture de style avec les précédents travaux de la chanteuse. "Burn our dreams in a single night till the fright light comes in", promet Fantasy Bar...

Avec Terra Incognita, Juliette Lewis confirme que son parcours avec The Licks - le groupe Juliette and the Licks - a pris fin à l'orée d'un continent nouveau : l'atmosphère de ce premier album solo, réalisé avec la complicité du nouveau groupe qu'elle a formé autour d'elle (Juliette and the New Romantiques), est loin, très loin du son, certes lourd, mais "propret" par comparaison, des albums Like a bolt of lightning (American Boy, I am my father's daughter...), You're speaking my language (Get your tongue wet, So amazing, Got love to kill) et Four on the floor (Inside the cage, Hot kiss, Purgatory Blues...).

Après une minute d'intro qui fait penser à des balances dans un hangar, où se perd symboliquement et de manière fascinante la voix déchirante de Juliette, Noche Sin Fin, reprenant le thème mélodique de ces premiers instants de Terra Incognita, annonce la couleur (sombre) : "Alone in my shadows playing hopscoth on bloodied walls my endless night calls". Une "heavy litanie" rugissante au bout de laquelle scintille la lueur de la liberté : "Oh the black night the blck night/I fight my way free". Un morceau révélateur de la vulnérabilité de cet album, dont Juliette nous a fait part, qui s'exprime notamment au travers d'une qualité d'écriture stupéfiante.

Après le single-titre Terra Incognita, histoire d'une rupture amoureuse (pour info, Juliette Lewis a divorcé du champion de skate Steve Berra en 2005) servie par une construction imparable (refrain et bridge accrocheurs), c'est un dirty blues-rock saturé, alangui, habité, qu'on découvre : Hard lovin' woman. Obsession toujours avec la véritable chanson d'amour qui suit, aux effets sonores et au mode majeur du refrain étonnants, Romeo : "You and I underneath the blue light always and forever (...) Romeo oh Romeo where are thou".

Ghosts, inquiétante plainte (avec ses choeurs fantômatiques, sa toile de fond électronique et ses percussions ethniques) sur une amitié bafouée, All is for God, chanson du "quitte ou double" sentimental, prolongent les tourments fascinants de la chanteuse, jusqu'à cet étonnant, tourbillonnant et haletant Female Prosecution (on ne déflorera ni la chanson, ni le court texte qui l'accompagne dans le livret de l'album).

Intermède inattendu avec le presque zen Uh Huh provoqué par la rencontre d'un étranger ("Like she did to you/I just wanna make sweet love"), qui ne dure qu'un temps, jusqu'au poignant Junkyard Heart : "The innocence has gone from your eyes/And you walk like nothin pleases you (...) I got an idea, you could gather all the parts of your junkyard hearts and make a collage/Something to remember the good time".

Et malgré The Devil Knows (Devil in Mrs. Lewis ?) et Gold & Mud, on n'oubliera pas que l'espoir, à l'ère post-11 septembre de la guérilla mondiale, est toujours de mise : "The past is dead/I'm telling you/The future is ours".

Le futur proche, c'est désormais d'arpenter ce Terra Incognita coréalisé avec Omar Lopez Rodriguez (guitariste et âme de The Mars Volta), ébouriffant d'un point de vue sonore et fascinant à tous égards. Hanté et hypnotique, à l'image de sa créatrice.

Guillaume Joffroy

Terra Incognita, déjà disponible. En écoute sur le MySpace de Juliette Lewis (où vous pourrez vous délecter de ses nombreuses photos ahurissantes), accessible en cliquant ici.
Juliette Lewis, qui achève actuellement sa tournée nord-américaine, sera en concert en France le 23 novembre 2009, sur la scène de L'Alhambra.

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