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Le phénomène "Toi+Moi", Grégoire : label+internautes+distributeur+lui... A qui profite son incroyable succès ?

Grégoire, première réussite du label communautaire MyMajorCompany
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Ah, ce fameux Grégoire... Bien plus qu'un phénomène musical ('faudrait voir à pas pousser, quand même), le chanteur qui a réussi à passer du format MPEG 4 à la carrière incarnée représente un phénomène sociologique et économique.

Au-delà du succès populaire de Toi+Moi, une chanson "naïve" (comme le concède son interprète) qui est parvenue à s'incruster partout (sur toutes les ondes, dans tous les programmes de clips, à la Star Ac' et aux NRJ Music Awards...), c'est la réussite très "start-upesque" des labels participatifs sur Internet, à l'heure des prophéties d'Apocalypse discographique, qui est en jeu. Et cette dimension contribue grandement à l'obsession des projecteurs, braqués sur ce jeune homme incroyablement... banal. L'artiste-Internet, comme on l'appelle - une étiquette qui identifie bien le produit.

Grégoire est en effet le premier artiste lancé par MyMajorCompany, le site fondé en décembre 2007 par trois associés dont Michaël Goldman (fils de Jean-Jacques Goldman) d'après la référence américaine Artist Share - un créneau sur lequel Spidart (Harold, Jalane,...) s'était déjà installé, deux mois auparavant.

Le principe : les internautes de tous bords sont libres d'investir par souscription directe, en jugeant sur pièce, sur les différents artistes qui garnissent le répertoire du label virtuel. Pour les professionnels en herbe, il s'agit de guetter le seuil fatidique qui, une fois atteint, leur permettra d'être produits : 70 000 euros d'apport (soit le prix de revient d'un album) chez MMC - 50 000 chez Spidart.

Encouragé par les disciples de la Goldman family, qui n'ont pas hésité longtemps à miser leur billes sur le protégé de MyMajorCompany, Grégoire n'a pas tardé à buzzer et à voir sa tirelire se remplir suffisamment.

La suite, on la connaît, et c'est une success story à faire oublier toutes les Star Ac' du monde : à 25 ans, le garçon débarqué de Senlis à Paris, qui vivote de petit boulot en petit boulot, pousse la porte d'Universal Music, en tant qu'artiste... de la com' : il officiera en tant qu'attaché de presse pour AZ et Polydor. Puis il enregistre sept chansons d'amour avec l'arrangeur Franck Authié, auxquelles s'ajoute Toi+Moi, à la dernière minute - une chanson motivée par la tragédie familiale qu'il a vécue. De maison de disque en maison de disque, le voilà chez MMC... Lui+vous+eux=jackpot.

Précisément, en termes de jackpot, qu'en est-il de ceux qui ont pris le risque de croire (et de mettre des ronds) en cet inconnu et sa farandole naïve ? A combien se monte leur retour sur investissement ? Ils sont 347 fans producteurs à avoir misé sur Grégoire, lequel, contre toute attente, a vendu la bagatelle de... 245 406 disques en 2008, et continue à truster les charts !

Numérama.com a publié une enquête pointue sur la question après avoir eu connaissance d'un mail adressé par MyMajorCompany à ses internautes-producteurs. "Les conditions de votre rémunération sont intimement liées aux nôtres. La méthode est simple et transparente, nous vous donnerons toujours 30% de ce que Warner nous verse. Ni plus, ni moins", apprend-on. Une fois les recettes émargées de la part du distributeur (en l'occurrence, la Warner empoche 1,4 million d'euros), MyMajorCompany garde la moitié du gâteau (50%, soit 700 000 euros), la part de Grégoire s'élevant à 20% (250 000 euros). Une petite affaire qui plaît bien à Stéphane Courbit : l'ex-président d'Endemol a acquis 49 % du capital de MyMajorCompany.

Pour les internautes, cela représente 53,01 euros de dividendes par part de 10 euros acquise. Les 347 producteurs se partageront 311 000 euros. En moyenne, ils ont acheté 20 parts par personne (un investissement de 200 euros, donc), soit 1060 euros de dividendes (860 euros de bénéfices) - répartition par album (prix de gros : 10,54 euros) : 1,51 euro pour les internautes ; 5,73 pour le distributeur.

Et ce n'est pas fini : "Les revenus numériques sont en attente de décompte, Warner ne nous a pas encore envoyé les relevés officiels", a ainsi révélé Simon Istolainen, co-fondateur de MMC.

Entre chance du débutant et avenir des labels communautaires, entre boursicotage mélomane et viabilité du business model, allez-vous suivre l'exemple de Grégoire et... "entrer dans la danse" ?

Guillaume Joffroy


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