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Le triomphe poignant d'Alain Bashung et toutes les couleurs des Victoires 2009 : voici l'intégrale !

24e cérémonie des Victoires de la Musique : Olivia Ruiz et Alain Bashung
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24e cérémonie des Victoires de la Musique : Olivia Ruiz et Alain Bashung

Après un fastidieux générique, qui confirme que "le neuf, aux Victoires, ce sera pour 2010", selon une interview accordée par leur tout nouveau président Olivier Lacourt (en exercice officiel depuis septembre 2008), Nagui donne le coup d'envoi de ces 24e Victoires de la Musique. Passée, donc, la première alerte qui nous a fait croire un moment que nous nous étions gourés de chaîne pour atterrir sur un spectacle de Michel Leeb, on a la satisfaction de constater qu'on démarre en trombe. Pas de place pour les causeries. Tant mieux. Car si, quatre heures plus tard, on en ressort tous gagnants, c'est que la chanson française aura été victorieuse.

Alors, épurons d'entrée de jeu le passif de ce programme fleuve. Liquidons d'emblée les griefs qui ont failli nous inciter à zapper à quelques reprises (flûte, encore Les Experts... Tô ! Les Simpson... Aïe, du catch...). Toutes affaires cessantes, il convient de détruire tout disque dur, toute bande ou tout... musicien ayant connaissance de ces infâmes jingles musicaux poussiéreux, qui nous auraient pour un peu fait désirer le retour de Charly Oleg et ont plombé la vocation à la modernité et à l'esthétisme mélomanes de cette cérémonie - dont la sélection, au demeurant, allait en ce sens d'une façon tout à fait appréciable.

Par ailleurs, si le conducteur de l'émission s'est avéré relativement efficace, parvenant à rendre digeste un rendez-vous de quatre heures (sans publicité, évidemment !), les intermèdes proposés, que nous n'irons pas jusqu'à qualifier d'interludes (parce qu'on ne s'est vraiment, vraiment pas amusés...) sont clairement de trop... Non pas qu'on ne goûte pas l'humour de Nagui - ou celui composé pour lui par des petites mains -, mais... c'est un peu cela quand même. Ce qu'on apprécie beaucoup plus, c'est le respect passionné dont il fait preuve à l'égard des artistes qu'il reçoit et de leur oeuvre - la marque Taratata, en somme. Ce qu'on apprécie, ce n'est pas l'audace dérisoire de faire une blague pourrie (un pari avec Tex ?), mais le courage de l'impudeur, comme lors de sa déclaration d'amour (il n'y a pas d'autre terme) à Alain Bashung. Ce qu'on apprécie enfin, ce n'est pas tant le sketch mou du genou accompagné de cirage de pompes sur la "Victoire de celui qui est là cette année mais ne sera plus là l'an prochain" (lauréat : Nagui... Une prémonition ?), que les performances live enchaînées par des artistes aussi éclectiques que Bashung, The Do , Camille, Vincent Delerm, Seyfu, Anaïs, Renan Luce, Arthur H, Abd Al Malik, Thomas Dutronc, Moriarty... Une vraie émission de variété qui est en même temps un panorama dynamique, de couleurs bigarrées et châtoyantes, de la chanson française. Du rythme, du son, de la fantaisie, de l'émotion. De la musique. Du grand art populaire.

Et justement, on débute avec un sacré kaléidoscope d'ambiances : nommé dans la catégorie Spectacle musical de l'année, Christophe Maé et ses choeurs d'Afrique viennent d'emblée faire vibrer la scène du Zénith et son public avec C'est ma terre ; puis, c'est au tour de Camille, avec l'expérimental-jazz contemporain Cats and dogs, extrait de Music Hole, d'emmener ces 28e victoires dans la création fantasque et irréductible, en miaulant (un peu comme Maé, donc) et aboyant, imitée par le public. La performance suivante fera frémir le public bien plus encore : Alain Bashung donne l'ahurissant Résidents de la République. Persécuté par le cancer du poumon qui l'a contraint à modifier son agenda de concerts, amaigri et bancal - et pourtant lumineux. Une aura. C'est à lui que va la première Victoire, la 9e de sa carrière.

Embouteillage sur l'autoroute des sensations fortes : à peine la séquence frisson s'achève-t-elle avec la sortie de scène de Bashung que résonne une monumentale séquence du plus pur... Johnny Hallyday. Alors que des sosies du rockeur squattent dans le public (initiative qui n'est pas au goût de tout le monde), des images d'anthologie (shows au Parc des Princes, au SdF, etc) défilent au son fracassant de L'Envie que lui avait composée Jean-Jacques Goldman. "C'est maintenant", lâche Christophe Maé d'un ton incertain : l'heure est venue de consacrer Johnny. Le rockeur, fatigué par ses trois mois de tournage à Hong-Kong, mais prêt à débuter les répétitions pour sa tournée d'adieu rallongée, dédie son trophée à sa famille, et à tous les éternels jeunes dont il est l'éternelle idole. Après avoir interprété en live son nouveau single, Ça ne peut pas changer le monde, accompagné, comme nous vous le faisons revivre en vidéo, par son fils David Hallyday, Christophe Maé ou encore Axel Bauer , il s'éclipse - et on sait pourquoi , hi hi hi !

Ouch ! Bashung et Jojo coup sur coup, ça fait beaucoup. Difficile d'enchaîner, et ce ne sont pas les agaçantes mais nécessaires (?) interruptions pour inviter le public au vote (pour élire la Chanson originale de l'année) qui y aideront...

Heureusement, Thomas Dutronc livre une version excitée de son Manouche sans guitare qui dégouline en swing uptempo sur la fin, tandis que Renan Luce fait son joli Repenti siciliano-alangui, guitare à la main. Gracieuse paresse.

On n'a pas encore atteint l'heure de spectacle quand Emma Daumas, Patrick Fiori, Martin Rappeneau, Elodie Frégé et Julien Clerc, interprétant respectivement Holidays, L'Italien, Dans la maison vide, J'ai le coeur trop grand pour moi et Partir, s'unissent dans un vibrant hommage (ou un dommage... collatéral, concernant Elodie Frégé) à Jean-Loup Dabadie. L'élégant monsieur, éminence notoire de la chanson française dont il est un des paroliers les plus émérites, remercie avec une élégance qui ne nous surprend absolument pas pour cette Victoire d'honneur qui ne l'empêche pas de cultiver... l'angoisse vitale du créateur : "C'est une victoire provisoire sur l'anxiété et l'incertitude. Ma seule certitude, c'est l'incertitude. J'aimerais dire à mes confrères paroliers qu'il ne faut jamais se décourager et remettre cent fois, mille fois l'ouvrage sur le métier pour une chanson. Le combat continue." C'est ce qui s'appelle ne pas se reposer sur ses lauriers.

The Do et son fameux On my shoulders (bien plus ravageur en live que dans la pub pour les cahiers Oxford) sèment ensuite la zizanie de leur rock atypique, suivi par la petite troupe internationale Moriarty (Jimmy) et sa merveille de folk bluesy, une superbe mélancolie musicale. Intermède : encore une blague loupée (Nagui demande à son envoyée spéciale en coulisses de lui donner la température. "C'est très très calme, je n'ai jamais vu Bercy aussi calme" - les Victoires se déroulent au Zénith...). Après un numéro suave et coloré de l'Australienne Micky Green (fabuleuse en robe Sonia Rykiel), les BB Brunes, qui n'ont toujours pas pété leur ultime corde vocale pré-pubère, deviennent la Révélation scène de l'année.

Pas le temps de souffler puisque c'est à nouveau... la panique ! Pour récompenser l'interprète masculin de l'année, Olivia Ruiz entre sur un extrait de son tout nouveau single : Bashung est invité à remonter sur scène pour un nouveau trophée et... un nouveau morceau de bravoure. "Est-ce que ça réchauffe le coeur ?", demande-t-il. "Oui", répond-il en reprenant ce que lui a soufflé le public.

Juste avant qu'on sombre dans un attendrissement irrémédiable, le plus fantasque des rock-crooners débarque : Arthur H livre un numéro tonitruant, avec la complicité de l'humoriste Cartouche dans le rôle de... Barack Obama ! Du pur délire, signé du H de toutes les onomatopées ! Mademoiselle K, un peu glauque, Saez, franchement pendable, et même le rassembleur Cali et sa power pop à la française vont se rhabiller : L'Homme du monde glane la Victoire de l'album pop-rock. Et Arthur H est l'homme de la situation - on s'en doutait, à vrai dire - et on lui décerne également la Palme du discours le plus marquant.

 

Après un vent frais de métissage insufflé par la Malienne Rokia Traoré, lauréate de la catégorie World music, c'est l'affrontement des révélations : coup sur coup, coup pour coup, Julien Doré, Berry et William Baldé se disputent le titre d'auteur du Meilleur album révélation du public. C'est pour le pitre à mèche Juju Doré.

On note une belle alternance de loufoqueries et d'émotions fortes, puisque c'est ensuite Camille, au bord de la syncope, qui vient se faire sacrer par l'élégant Alain Chamfort Interprète féminine de l'année. Moitié stone, moitié ultra bouleversée, 100% touchante, comme nous vous l'avons fait revivre en vidéo.

Minuit approche, et la fin de cette cérémonie plutôt allègre, par rapport à ce que l'on aurait pu redouter, approche. Une performance tiède et sympathique de Vincent Delerm (pour les amateurs), une pirouette de Julien Doré, un sensationnel numéro de musical signé... Martin Solveig (danseur-chanteur) sous les yeux de Cerrone, une montée en bande sur la scène de Seyfu, un live tire-larmes d'Abd Al Malik... Mention spéciale au Grenoblois Pep's, qui, à l'instar de sa "voisine" la Grenobloise Anaïs, a été l'artisan rafraîchissant d'un joli spectacle : tandis qu'Anaïs avait concocté un fabuleux numéro équestre, Pep's nous galvanisait d'énergie avec sa désormais fameuse Liberta.

Mais, au bout du compte, il devait être écrit, quelque part sur la partition de ces 24e Victoires de la Musique, qu'une vive émotion dominerait le tout et assurerait l'emballage final. "Toutes ces fleurs sont pour moi ? C'est magnifique...", se délecte Alain Bashung, recevant un troisième trophée en une soirée, la onzième Victoire de sa carrière, historique, sous les yeux de sa femme Chloé et du complice de l'album Bleu Pétrole Gaëtan Roussel. "J'y vais maintenant, parce que j'ai peur d'abuser", glissera-t-il coquettement pour s'éclipser.

Reste aujourd'hui et pour longtemps encore un Vertige de l'Amour collectif pour un de ces rares dandys magnifiques de la chanson...

Malgré tout ça, peu de monde au rendez-vous, ce ne sont que 3,06 millions de téléspectateurs, un peu moins que l'an passé, qui ont suivi les prestations des artistes...

Guillaume Joffroy


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