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Michael Jackson : connaissez-vous le clip censuré de "They don't care about us" ? Regardez !

Michael Jackson dans They don't care about us , version censurée (prison)

"Enough is enough of this garbage", lance l'enfant au début de They don't care about us, un des hits de Michael Jackson, paru en 1996, soit un an après un autre titre qui s'en prenait à l'injustice, aux inégalités, à la misère - Earth Song.

De toute évidence, le Roi de la pop n'en avait pas assez de dénoncer "this garbage", puisque, pour la première fois de sa carrière, il décida de doter sa chanson d'un... second clip, prolongeant la révolution qu'il avait lui-même initiée en même temps qu'une des sagas vidéomusicales les plus fascinantes de l'histoire de la musique.

La première vidéo qui accompagne ce tube extrait de l'album HIStory a fait le tour du monde (révélant notamment dans 140 pays le groupe culturel Olodum, des Afro-Brésiliens de Salvador, dans l'Etat de Bahia) : tournée par Spike Lee et Michael Jackson dans une favela (Dona Marta) de Rio de Janeiro, elle avait dû faire face aux tentatives d'obstruction des autorités locales, qui craignaient que le spectacle de la pauvreté des bidonvilles ternissent l'image de la ville, portent préjudice au tourisme et compromettent la candidature pour l'accueil des Jeux Olympiques de 2004. Le Secrétaire d'Etat à l'Industrie, au Commerce et au Tourisme avait réclamé un droit de regard avant publication, tandis qu'un juge faisait passer une interdiction de filmer - contournée par une injonction.

L'histoire de cette chanson est décidément tourmentée, puisque son texte avait également déclenché un haro, après que le New York Times, le premier, eut taxé Michael Jackson d'antisémitisme au regard du passage : "Jew me, sue me, everybody do me/ Kick me, kike me, don't you black or white me". Des accusations qui ont fait boule de neige et contre lesquelles Bambi s'est toujours insurgé, acceptant finalement de présenter des excuses et de réentrer en studio pour enregistrer une version "allégée".

Il ne pouvait y avoir de cinéaste mieux placé que Spike Lee, réputé pour son militantisme virulent en faveur de la communauté afro-américaine, pour accompagner le King of Pop sur ce projet délicat. Et ce n'est pas pour rien qu'il reprit la caméra pour réaliser un second clip : dans cette version "prison", on trouve un Michael menotté et des taulards dansants, sur fond d'images d'archives présentant des actes de brutalités policières et autres exactions envers des personnes afro-américaines, des images du Ku Klux Klan, de guerre, d'enfants affamés, de génocide, d'exécution, de bafouement des droits de l'homme (avec pour symbole la séquence incroyable de L'Homme de Tian'anmen, alias Tank Man, tenant tête à une colonne de 17 chars, en 1989). Une seconde mouture censurée dans de nombreux pays et diffusée à des heures tardives.

Edifiant.

"Tell me what has become of my life
I have a wife and two children who love me
I am the victim of police brutality, now
I'm tired of being the victim of hate, you're raping me of my pride

(...)

But if Martin Luther was living, he wouldnt let this be, no, no"

G.J.

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