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Mickey Rourke : portrait fascinant d'une star... à la belle gueule cassée !

Gueule cassée du cinéma américain, acteur génial longtemps considéré comme le plus talentueux de sa génération, Mickey Rourke is back ! L'un de ses retours improbables, comme seul Hollywood peut en réaliser.

Alors d'accord, ce n'est pas le premier retour qui ponctue une carrière alliant films cultes et bides. Mais seulement voilà, cette fois, son come back est différent, il ne revient pas avec un gun et des balafres, mais plutôt avec un lion, celui de Venise. Le président du jury Wim Wenders ne lui a pas remis à titre personnel, mais à son dernier film, le formidable The Wrestler (en salles le 18 février), car il n'est pas autorisé à donner plus de deux prix à un même film. Du coup, le Lion d'Or, c'est un peu le sien, lui qui porte le film de bout en bout. Une consécration d'autant plus fascinante qu'elle est dans les mains d'un ancien boxeur abîmé par la vie et d'un acteur aussi difficile à gérer que talentueux. Sa vie est un combat contre-lui même, il a toujours choisi ses rôles en suivant son inspiration et ses coups de tête. Bien lui en vaudra parfois, d'autres moins.

Le sport, c'est son dada

Né le 16 septembre 1953 à New York, Mickey Rourke est envoyé par sa mère à Miami tandis qu'elle vit sa vie avec son nouveau mari et ses fils. Un rejet pas facile à avaler, qui se traduira  par une enfance et une adolescence chaotiques. Sa colère est heureusement canalisée par le sport, essentiellement la boxe. Le petit Mickey fait preuve d'une grande habilité sur les rings et commence à se tailler une réputation dans la catégories poids moyen, marchant sur les pas de Mohamed Ali, issu de la même école de boxe que lui. Malheureusement, à force de mauvais coups, le boxeur range ses gants au placard en 1973.

Des rings aux plateaux cinéma

Sa carrière de boxeur en stand-by, il se lance dans les cours d'arts dramatiques et fait ses premiers pas devant une caméra dans le film d'un ami apprenti cinéaste : Deathwatch. Le film ne restera pas dans les annales mais il pousse Mickey Rourke a prendre des leçons à New York avec un ancien de l'Actors' Studio, fameuse école qui a formé Marlon Brando, James Dean, Montgomery Clift et Robert De Niro. Cette formation est parfaite pour le préparer au rôle qui lancera sa véritablement sa carrière : Rusty James, de Francis Ford Coppola, en 1984. Bad boy en noir et blanc et à moto, il forme avec Matt Dillon un duo de rebelles cultes. Auparavant, en 1980, il avait obtenu un petit rôle dans le 1941 de Steven Spielberg, puis dans Les Portes du paradis de l'immense Michael Cimino (1981), qui lui offrira son plus grand rôle quelques années plus tard. En quatre ans, Mickey Rourke s'est frayé un chemin parmi les jeunes premiers d'Hollywood. Tout est bien qui commence bien !

Sa prestation, courte mais époustouflante, a plu au réalisateur Michael Cimino qui décide, en 1985, de lui donner le premier rôle de L'Année du Dragon, celui d'un flic violent qui affronte les yakuzas dans les bas-fonds de Chinatown. Le film, chef-d'oeuvre absolu, devient un classique culte.

Un an après, il entre dans la légende et dans le coeur des spectatrices avec Neuf semaines et demie, thriller érotique avec une Kim Basingersulfureuse. Mickey Rourke brille décidément dans la peau des héros les plus sombres et usés par la vie comme dans Angel Heart d'Alan Parker et Barfly de Barbet Schroeder (1987). La fiction rejoindrait-elle la réalité ? Le comédien sombre effectivement dans l'alcool et devient incontrôlable. Sa réputation de bad boy n'amuse plus vraiment les réalisateurs qui n'arrivent pas à tourner avec lui. En 1989, sa prestation dans le film Johnny Belle Gueule est troublante. Il y joue un homme défiguré qui, après une chirurgie réparatrice, décide de se venger de ceux qui l'ont trahi. Quelques années plus tard, le vrai Mickey Rourke se verra défigurer à son tour par des heures passées sur le ring, lors d'un retour à ses premières amours. Sa vie devient un film noir et glauque.

Voyage au bout de l'enfer

Pour d'obscures raisons, le comédien américain refuse des rôles, et pas des moindres, qui feront d'autres heureux : le personnage de Tom Cruise dans Rain Man, celui de Kevin Costner dans Les Incorruptibles, celui du Flic de Beverly Hills, mais surtout celui du personnage bourru Butch Coolidge dans Pulp Fiction. Quentin Tarantino qui sait faire renaître les stars has been (John Travolta, David Carradine, Kurt Russell) dans ses films n'aura pas réussi à convaincre Mickey, pourtant parfait pour ce personnage finalement incarné par Bruce Willis... Des occasions qu'il ne saisit pas malheureusement. Sa carrière prometteuse bat de l'aile en moins de dix ans et on le voit dans de très mauvais films comme L'Orchidée Sauvage, une série B rose avec Carre Otis, sculpturale actrice qui deviendra sa femme jusqu'en 1998. Mariage houleux, accusation de violences conjugales, ses relations avec les femmes sont extrêmes et il persiste dans le film érotique en tournant la suite - oubliable - de 9 semaines et demie : Love in Paris.

Le reste de sa filmographie à partir du début des années 90 voit se succéder les films mineurs qui finissent tous aux oubliettes ou qui sortent "direct-to-video". Parallèlement, Mickey Rourke est revenu à sa première passion : la boxe. Retour sur les rings en 1991, mais son coup de poing a vieilli et ses adversaires ne manqueront pas de lui donner des coups dont son visage se souviendra. Langue sectionnée, pommette compressée, nez cassé, Mickey Rourke est physiquement aussi amoché que ses personnages l'étaient au cinéma. Sa résurrection en tant que boxeur ne lui a pas réussi et la chirurgie qui n'a d'esthétique que le nom n'arrive pas à effacer les traces d'un visage ravagé par la violence, les drogues et l'alcool. En 1995, il décide de ranger ses gants de boxe une bonne fois pour toutes.

Une lueur dans la nuit

Mickey Rourke est désormais plus connu pour ses affres et sa "gueule cassée" que pour ses films. En 1996, il décide d'être à l'origine des oeuvres sur lesquelles il s'investit et écrit un scénario, qui sera porté à l'écran par Julien Temple : Bullet. Il y rencontre Tupac Shakur, le célèbre et regretté rappeur, et Adrien Brody. Ce long métrage discret a prouvé que Mickey Rourke n'était plus qu'un bad boy mais un artiste qui pouvait s'investir dans des projets. Il tente également des come-backs dans des productions dirigées par des réalisateurs renommés : L'idéaliste (1998) de Francis Ford Coppola, Buffalo 66 (1999) du  déroutant Vincent Gallo, et en 2001, The Pledge de Sean Penn et Animal Factory de Steve Buscemi. Sa prestation dans ce dernier long-métrage fait mouche car il s'abandonne totalement et se met à l'épreuve en interprétant un travesti en prison. Son visage abimé lui sert à renforcer son personnage meurtri par la vie : son retour sur le devant de la scène commence à se concrétiser.

La solution : les films d'actions esthétisants

Vient le talentueux Robert Rodriguez, pote de Quentin Tarantino, qui lui offre en 2003 un rôle dans Il était une fois au Mexique : Desperado 2. Qu'on se le dise, il ne s'agit pas d'un western mythique mais d'un film d'action extravagant qui rempli haut la main son cahier des charges. L'espion Mickey Rourke y excelle, on est ravit de ce retour en force. Ça y est, c'est bon, l'acteur a trouvé sa voie dans le cinéma : celui du film testostéroné mais malin. Ainsi vient Man on fire de Tony Scott en 2004, film d'hommes courageux ou mauvais mais toujours bien flingués. Sin City (2005) sera l'apothéose de sa nouvelle galerie de personnages. La brute épaisse imaginée par Frank Miller lui sied comme un gant de boxe, et il est entouré pour l'occasion d'un exceptionnel casting qu'il domine de la gueule et des épaules. Son rôle face à la chasseuse de primes Keira Knightley dans Domino laisse plus songeur. Mickey Rourke va-t-il s'enfermer dans ces rôles sortis des imaginaires violents et stylisés d'artistes ? Pas sûr quand on le voit défenseur ardent des animaux. Derrière ses muscles se cachent un autre aspect de sa personnalité...

Le Roi du Lion d'or

C'est ainsi que The Wrestler, nouvelle tragédie de Darren Aronofsky (Requiem for a Dream), débarque avec son personnage de catcheur taillé pour l'acteur. Seulement, il traîne une réputation qui fait de lui le comédien craint par les producteurs, celle qui leur coûte cher et leur fait s'arracher les cheveux. Le cinéaste opte alors bon gré mal gré pour Nicolas Cage, alors qu'il souhaite vraiment "l'ingérable" Mickey, mais Nicolas se retirera humblement pour laisser la place à Mickey, sachant qu'il était le premier choix du réalisateur. Heureusement pour l'ancien boxeur, il obtient ce rôle en échange d'une promesse de bonne conduite. Travailleur investi, sa composition de lutteur blessé physiquement et moralement ne laisse personne de marbre. Le film, qu'il porte sur ses épaules, remporte le Lion d'Or à Venise en septembre 2008. Drame presque autobiographique d'après ses propres mots, The Wrestler marque le tournant dans sa filmographie, un virage vers la consécration et la reconnaissance après une multitude de faux pas et d'erreurs. L'histoire d'un homme blessé, amoureux d'une strip-teaseuse vieillissante (éblouissante Marisa Tomei) et souhaitant renouer le contact avec sa fille (extraordinaire Evan Rachel Wood).

Jamais un parcours de stars n'aura été à la fois aussi pathétique et fascinant. A présent, l'homme au look improbable n'a plus rien à prouver en tant qu'acteur, The Wrestler suffit à faire taire toutes les mauvaises langues qui le voyaient fini. Il vient de remporter le prestigieux Golden Globe pour son interprétation habitée, et il est annoncé comme le grand favori pour l'Oscar.

Et ce n'est que le début de la renaissance. Ses projets pour l'année 2009 sont des plus alléchants : The Expendables, Iron Man 2 et Sin City 2, Mickey Rourke est désormais (re)devenu incontournable.


Samya Yakoubaly, avec Adam Ikx

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