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Monica Seles parle de ses neuf années noires : "Oui, j'ai eu un grave problème d'addiction à la nourriture. C'est la femme que j'ai été"...

30 avril 1993. Stupeur sur le court central du tournoi de Hambourg. Un déséquilibré vient de faucher en plein vol l'héroïne du tennis mondial, Monica Seles, alors âgée de 19 ans. Günther Parche, l'auteur de ce coup de poignard dans le dos (au sens propre...), était un adorateur de l'Allemande Steffi Graf, grande rivale de Seles, et a vraisemblablement modifié - dramatiquement - le cours de l'histoire du sport : à l'âge de 16 ans et demi, l'Américaine réalisait un exploit sensationnel en dominant en finale de Roland-Garros 1990 sa meilleure ennemie, qu'elle n'avait pu surclasser l'année précédente. Un fait de gloire qui marquait le début de la suprématie sans conteste de Monica Seles, devenue, le 11 mars 1991, à un peu plus de 17 ans, la plus jeune numéro un mondiale (avant que Martina Hingis n'améliore ce record).

Mais son agression brisera ce bel élan, en même temps qu'il brisera la femme derrière la compétitrice. Après son retrait forcé, Monica Seles laissera malgré elle sa dauphine s'emparer de son fauteuil, à la faveur de son triomphe (entaché...) à Roland-Garros 1991. Et, surtout, à la blessure physique, qui guérit bien, survit la cicatrice psychologique, beaucoup plus sérieuse. La jeune championne se terre à Sarasota (Floride), dépressive et boulimique - son poids atteindra 80 kilos pour 1,78 m.

Après son retour sur les courts en 1995, Seles parvient à rejoindre le peloton de tête mondial, s'imposant même aux Masters d'Australie en 1996, année où elle publie son autobiographie (From fear to victory). Mais, contrariée par les pépins physiques et un surpoids qu'elle ne peut résorber, elle ne parviendra jamais à reconquérir son trône, et décidera de se retirer en 2003.

La championne s'est confiée dernièrement dans les pages de L'Equipe Magazine du 23 mai, commentant notamment son dernier ouvrage, Getting a grip on my Body, my Mind, my Self - un livre témoignage où elle aborde sans ambages son combat pour se réapproprier son corps, son estime de soi et sa féminité après des années de dépression et neuf ans de suralimentation... "Cela ne m'intéressait pas d'écrire un livre qui se serait contenté de raconter mes grandes victoires ou de revenir sur l'attentat dont j'ai été victime en 1993, explique-t-elle. Je voulais qu'il serve à quelque chose. Oui, j'ai eu un grave problème d'addiction à la nourriture. Je m'étais transformée en une championne grosse et informe que j'exposais au regard du public. Mais j'ai fini par trouver une issue pour me sauver. Et c'est ce que je voulais partager...".

Alors, Monica Seles ne rechigne à faire aucun aveu pour décrire cette période sombre qui a commencé par les suites immédiates de son agression - le tournoi de Hambourg se poursuivant comme si de rien n'était, et son agresseur épargné car jugé irresponsable : "J'étais naïvement persuadée, se souvient-elle, que le tournoi s'était arrêté immédiatement après mon attentat. Mais non, tout a continué comme s'il ne s'était rien passé. et puis, quelques jours plus tard, j'apprends que, lors d'un vote, les joueuses, à l'exception de Gaby Sabatini qui s'est abstenue, se sont exprimées contre le fait que je garde symboliquement ma place de n°1 mondiale jusqu'à mon retour à la compétition. J'étais rayée de la carte (...) Le tennis est un business comme un autre où l'être humain passe après l'argent."

La "condamnation" de Günther Parche à deux ans de prison avec sursis l'anéantit, et elle trouve refuge dans la nourriture - un réconfort, une habitude, une drogue. "Je me remplissais pour combler un vide, j'imagine. Lors de sa comparution, mon agresseur a dit qu'il n'était pas normal qu'une jeune femme aussi mince domine le tennis comme je le dominais à l'époque. Il faut peut-être chercher une explication inconsciente de ce côté-là", analyse-t-elle.

C'est le début de l'engrenage infernal, et ses efforts acharnés, ses entraînements intensifs assortis de régimes hypocaloriques, sont ruinés par ses soirées à "s'empiffrer en douce" : "J'ai alors tout essayé pour tenter de retrouver un corps de championne, mais c'était impossible. Pour tenir, je n'avais pas d'autre choix que celui de manger (...) Je savais ce que je devais faire, mais, émotionnellement, j'en étais incapable", avoue-t-elle.

Et si elle n'a pas refusé que soient publiées des photos de sa période 80 kilos ("je ne voulais pas tricher, c'est la femme que j'ai été"), elle affiche aujourd'hui 62 kilos sur la balance, témoins de son combat victorieux, qu'elle partage avec des femmes confontées aux mêmes difficultés sur une libre antenne via son Monica Show hebdomadaire.

Well done.

G.J.

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