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PHOTOS EXCLUSIVES : Sara Bareilles, après l'avoir vue en concert, rien ne sera plus pareil !

Lorsque les portes se referment sur la salle de concert de La Maroquinerie, sorte de micro-Zénith avec sa fosse habitée de groupies, la température ne tarde pas à monter. De plusieurs crans d'un coup. Dans cette antre à mélomanes, intimiste et underground, qui a des allures sulfureuses d'arrière-boutique du temps de la Prohibition, on se presse — les uns contre les autres — pour faire partie de cette société secrète, ce cercle d'initiés qui attend l'heure du show et de l'émotion oecuménique : on attend Sara.

Pourtant, aux premières notes entonnées par la fantastique Californienne de 29 ans, un frisson parcourt le public et lui hérisse l'échine telle quelque bête musicomane.

Sara Bareilles vient de faire son entrée avec ce don qui lui appartient en propre, ce "je ne sais quoi" de paradoxal : simplicité et allure impérieuse, voix à la fois suave et pointue, un art consommé des ballades énergiques, et de l'amertume entraînante. Fantasque et impeccable. Exquise. La messe folk commence.

Tout au long de sa performance d'une petite heure et demie au coeur de cette caverne surchauffée, l'auteure du réjouissant titre Love Song parlera peu : son corps et sa voix le feront pour elle. Sara n'est pas bavarde, comme le sont pourtant assez régulièrement les chanteuses à voix. Elle porte son naturel comme un habit lumineux qui parle pour elle, dispense de tout commentaire. Si parfois elle évoquera avec sérieux — mais toujours sans pesanteur — la genèse d'une chanson, ce sera par nécessité : comme dans le cas de Gravity, un morceau qui, comme tant d'autres, étale sa mélancolie autour du thème de l'inconstante réciprocité de l'amour, mais qui, comme peu d'autres, le fait d'une façon vibrante et délicate.

Le reste du temps, la ravissante artiste (souvent rapprochée, pour son style, de Norah Jones et Fiona Apple), qui fait cohabiter femme séductrice et fillette espiègle, s'exprimera par délicieux gloussements juvéniles ("Whoo-hoo") en voyant les bouquets de fleurs atterrir sur son piano à queue. Ou par anecdotes savoureuses et traits d'esprit bien sentis. Elle s'amusera — enfin, grimacera, pour être exact — notamment de la prononciation française de son nom : Bareilles. Et nous donnera un petit cours : c'est Beurilesse qu'il faut dire !

Dans le public, presque curieusement, une majorité d'hommes, plutôt jeunes. Une tendance plus marquée encore dans la composition de la fosse ! Assise à son piano — à l'exception d'une chanson qu'elle nous fait l'honneur de jouer debout, guitare à la main —, la grande prêtresse en robe printanière et sautoir assorti rayonne comme un cône de lumière et décide des saisons, dégage une folle énergie, galvanisante et contagieuse. Tout son corps scande la musique : une joie d'être artiste qui sourd de son sourire et ses yeux pétillants, parcourt ses épaules et ruisselle jusqu'à ses poignets, ses doigts, qui dansent, sautillent, rebondissent, écrasent, s'envolent et s'ébattent sur les touches du clavier. Une sorte de transe.

Parcourant toute la gamme d'une pop folk débridée et optimiste, caractérisée par l'aspect bondissant du contretemps et parfois de la pompe, ou des notes égrenées à l'infini, Sara Bareilles et sa soul attitude font danser les couleurs à l'envi, parsemées d'envolées jazzy maîtrisées et, de temps à autre, d'une note aigue puissamment tenue.

Aux premières notes des tubes Love Song ou Fairytale, le public exulte et reprend en choeur. Clou du spectacle, après avoir fait un emprunt malicieux au hit I kissed a girl de Katy Perry dans l'une de ses chansons, Sara nous livre une interprétation sirupeuse et bluffante de… Genie in a bottle de Christina Aguilera ! "Je pourrais être sa mère", plaisante-t-elle ensuite.

Pour finir en beauté, sa chanson Many the miles se transformera en quasi gospel dans lequel le public joue le rôle de chorale. Une chorale qui n'a aucune envie de quitter la salle, une fois la scène désertée… A votre tour de découvrir Sara et son album disque d'or Little Voice (Epic - Sony BMG).

"Eureka", comme l'exclamation d'Archimède. C'est le nom de la ville qui a vu naître Sara Bareilles. Eurêka, c'est notre exclamation une fois le show terminé : nous avons trouvé une artiste à ne plus perdre de vue.

Guillaume Joffroy

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