Accueil
People France
People UK
People US
Tous les tags
Livenews
Royauté
Beauté
Mode
Cinéma
Golden Globes
Oscars
Festival de Cannes
TV
The Voice
Top Chef
Koh-Lanta
Pékin Express
Mariés au premier regard
Télé Réalité
Danse avec les Stars
L'Amour est dans le pré
Les Anges
Demain nous appartient
Plus Belle la Vie
Les Marseillais
Miss France
Musique
MTV Music Awards
NRJ Music Awards
Grammy Awards
Justin Bieber
Lady Gaga
Britney Spears
Danse avec les Stars
Photos
Vidéos
Stars
Mariage
Naissances
Enfants de stars
Justice
Divorce
Interviews

Pierre Arditi et Maxime Le Forestier : ils disent tout sur leur lettre "violente" à Martine Aubry ! Ecoutez !

Elles sont nombreuses les personnalités à soutenir le projet de loi dite Hadopi visant à protéger la création artistique, notamment en renforçant la sécurité liée au téléchargement sur Internet.
Le 30 mars dernier, c'était ainsi un commando d'artistes composé (entre autres) de Thomas Dutronc, Renan Luce, Christophe Maé ou encore Françoise Hardy pour débattre de leurs attentes, de leurs craintes, et du meilleur moyen de protéger leurs créations.

Hier, c'est une lettre parue dans Le Monde qui a de nouveau alimenté le débat autour de cette loi, rejetée le 9 avril dernier lors de sa lecture au parlement par 21 voix contre 15 mais qui devrait de nouveau être présentée le 12 mai, au lieu d'aujourd'hui, date initialement prévue, pour un vote solennel. Cette lettre ouverte est adressée à Martine Aubry, première secrétaire du PS, et est signée de la main d'artistes majeurs du paysage français et appartenant à la grande famille de la gauche, Juliette Gréco, le réalisateur Bernard Murat, Michel Piccoli, Pierre Arditi et Maxime Le Forestier.

Ces deux derniers étaient d'ailleurs en interview dans Forcément sur Europe 1, l'émission de Marc-Olivier Fogiel, ce matin. D'une écriture ferme voire "violente", comme la décrit l'animateur, les artistes reprochent au PS de ne pas soutenir une loi qui selon eux est indispensable à la protection de leurs créations. "Vous nous avez adressé un message de rupture [...], vous avez perdu notre soutien, peut-être n'est-ce pas si grave après tout ? Mais il nous semble aussi, et cela est plus fâcheux, que vous avez également perdu votre âme", ont ainsi écrit à Martine Aubry les cinq artistes. Pierre Arditi juge cependant que cette lettre est plus "ferme" que violente et qu'elle était nécessaire pour exprimer leur "ahurissement" face à la position du PS vis-à-vis de cette loi. Alors que des licenciements ont régulièrement lieu dans les maisons de disques, voir les députés PS satisfaits d'avoir fait échouer l'adoption de la loi apparaît à Maxime Le Forestier comme "une image terrible".

A propos de la proposition du PS de taxer les internautes à hauteur de 2 ou 3 euros chaque mois afin de rémunérer différemment et soutenir la musique en France, Maxime Le Forestier juge les moyens insuffisants et tient à souligner qu'il faut "rappeler que le téléchargement n'est pas une chose normale".
Un combat perdu d'avance, ayant un train de retard ? D'autres artistes se sont en effet adaptés aux nouveaux modes de consommation de la musique et proposent leurs créations sur Internet, à des prix librement fixés, comme Radiohead, ou en échange de publicité sur les sites de téléchargement. Par ailleurs, les internautes pourraient trouver indéfiniment de nouveaux moyens de télécharger et d'échapper aux sanctions, ce que met en avant Marc-Olivier Fogiel.
Pierre Arditi reconnaît volontiers qu'il faut peut-être de nouveau adapter le projet de loi, mais que les raisons précedemment citées ne peuvent en aucun cas être prises comme prétexte pour "ne pas se battre pour que cette loi existe".

A l'argument d'Internet comme puissant vecteur de notoriété pour de jeunes artistes, Maxime Le Forestier répond que "ce sont les radios qui font connaître les artistes", même s'il reconnaît la réussite de labels comme MyMajorCompany, qui a produit le phénomène Grégoire, car "des types sont payés pour ça et font le travail de promotion". Consommer sur Internet, oui, mais consommer en payant, concluent les deux hommes d'une seule voix.

Une voix qu'ils comptent bien faire entendre au sein du débat qui fait actuellement rage autour de la loi Hadopi. De premiers éclairages devraient donc être fournis le 12 mai, lors du nouveau vote de la loi qui mobilise fortement députés et artistes. Ecoutez l'interview de Pierre Arditi et Maxime Le Forestier en totalité ci-dessus !

CM

Abonnez-vous à Purepeople sur facebook
×

Téléchargez l'application et recevez les alertes de la rédaction en temps réel