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Quentin Tarantino nous raconte toute l'histoire... de son formidable "Inglourious Basterds" !

Des images d' Inglourious Basterds , de Quentin Tarantino, en salles le 19 août 2009 !
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Des images d' Inglourious Basterds , de Quentin Tarantino, en salles le 19 août 2009 !

Quentin Tarantino est un génie. Cette base posée, acceptée et digérée, le reste de cet article vous paraîtra peut-être superflu. Quentin Tarantino, 46 ans, parle toute la journée de cinéma, respire le cinéma, vit le cinéma, comme rarement un réalisateur l'aura fait avant lui, excepté peut-être Martin Scorsese - dans un registre différent -, tout deux avec le même débit que celui d'une mitrailleuse est-allemande. Sa passion, Tarantino la communique à tous, à commencer par son équipe, en leur faisant découvrir ses films cultes lors de soirées organisées pendant ses tournages. Puis, il la fait naturellement passer aux spectateurs du monde entier, en leur offrant ses films, ses oeuvres, ses patchworks magnifiques dans lesquels il mélange tout ce qu'il aime, en les hissant à un tel niveau de perfection, qu'il réinvente un genre à part entière à chaque fois.

Après son hommage au polar noir avec Reservoir Dogs et Pulp Fiction, aux films de la Blaxploitation avec Jackie Brown (sans aucun doute son chef-d'oeuvre), aux films de kung-fu de la Shaw Brothers avec le diptyque Kill Bill, et l'hommage aux séries B de la Hammer avec Boulevard de la Mort, le grand Quentin nous offre cette fois sa vision du film de guerre, son regard singulier sur la Seconde Guerre Mondiale, sa relecture de l'Histoire du monde. En l'honneur des westerns spaghetti de son cinéaste préféré - Sergio Leone -, le réalisateur américain immerge ses soldats - de véritables Apaches à la conquête du maximum de scalps -, dans la France rurale, qui peut se voir ici comme l'Ouest américain, où tous les coups sont permis.

Malgré une projection cannoise houleuse, durant laquelle la plupart des chanceux dans la salle étaient restés quoi devant cette surprise incomprise au premier abord, le recul utile à sa compréhension apporte indéniablement une vision plus globale de l'oeuvre. Une oeuvre forte, immense, osée. Oui, osée. Car il fallait vraiment avoir une belle paire de "corones" pour proposer au monde cette vision, sa vision, et laisser courir ainsi son imagination. Respect.

A l'occasion de la sortie en salles aujourd'hui de ce formidable Inglourious Basterds (voir la bande-annonce), de cette leçon de cinéma et d'histoire, Quentin Tarantino est omniprésent dans la presse quotidienne - Libération, Le Matin, Le Figaro -, ayant accordé des interviews passionnantes, que nous nous faisons une joie de vous relayer dès maintenant. Extraits.

"Le processus créatif a été très long, et aussi plein de déceptions ! A l'origine, j'avais très envie de faire un film de guerre et j'ai imaginé plusieurs histoires qui se sont agrégées peu à peu. (...) Nous étions alors en 1998, et ce film aurait été le premier depuis "Pulp Fiction" entièrement écrit par moi (rappelons cependant qu'une partie de Pulp Fiction - celle avec Bruce Willis - a été écrite par Roger Avary, ndlr). J'avais donc une certaine pression sur les épaules. De plus, j'avais beaucoup trop de matière pour un film, mais j'étais incapable de débranché mon cerveau survolté. J'ai dû écrire sans discontinuer pendant deux ans. Et puis en relisant le tout, il était clair que ce n'était plus du tout un film. A la rigueur une série de douze heures, sauf que cela ne se faisait pas à l'époque. (...) Vers 2005 ou 2006, j'en étais toujours à ce stade mais la télévision avait beaucoup changé. Alors je me suis lancé en découpant l'histoire de sorte de faire tenir ça en douze épisodes d'une heure. C'était intéressant et je trouvais franchement l'ensemble très bon. Mais lors d'un dîner avec Luc Besson, il m'a fait la gueule en me disant que cette idée du truc à ralonge le décevait un peu. Du coup, impossible d'oublier ce que ce "little fucker" m'avait dit, du coup, j'ai retravaillé le script pour en faire un scénario de film. Je me suis rendu compte, en définitive, que l'histoire était juste trop volumineuse, et j'ai taillé".

"Mon intention n'a jamais été de faire un film "historique correct". En fait, tout cela s'est étalé sur une dizaine d'années. Selon moi, un scénario original, c'est comme une autoroute. Tout au long de l'histoire se présentent mille et une possibilités. (...) Pourtant, au début de "Inglourious Basterds", film historique en costumes, je m'étais préparé à me heurter à ces barrages routiers que sont le respect de l'authenticité et l'histoire elle-même. Et puis, tout d'un coup, je me suis dis : "Attends un peu ! Mes personnages ne sont pas historiques. Ils n'ont aucune existence réelle". Je ne suis donc pas tenu à une quelconque véracité historique. Du coup, mes personnages pouvaient parfaitement changer l'histoire ! A partir de là, mes bâtards sans gloire m'ont mené par le bout du nez et sont allés où bon leur semblait".

"En matière de dialogues, je ne peux pas descendre en dessous d'un certain niveau d'exigence. Passer en deçà de cette barre mentale signifierait que je renonce à faire mon film. Prenons l'exemple de la "séquence sicilienne" dans le film "True Romance" (écrit par Quentin mais réalisé par Tony Scott en 1993). Cette scène qui oppose Dennis Hopper et Christopher Walken est devenue culte pour certains cinéphiles. C'est, selon moi, la meilleure séquence que j'ai jamais écrite. Quand j'ai enfin mis la dernière main à la scène d'introduction de "Inglourious Basterds", je me suis dit : "OK ! J'ai atteint, voire dépassé, le niveau atteint par la séquence sicilienne. Je peux mourir !" De toute façon, je crois que les plus belles choses qu'offre mon cinéma, ce sont les dialogues".

"Je ne ferais pas de films si je n'avais pas l'intime conviction que le cinéma peut changer le monde, qu'il posséde un réel pouvoir. Le cinéma, la télévision, Internet, toute la culture populaire, ont tous un impact sur les mentalités. C'est pour cela qu'il est encore plus important, quand on fait du cinéma, de ne pas radoter toujours la "bonne parole". Il faut que le spectateur ait sa part de réflexion à faire. L'humour est, je pense, la meilleure manière de mettre son cerveau en action. Et l'idée d'attirer des gens au cinéma pour leur faire voir une salle obscure entière exploser en pleine projection m'amuse beaucoup !"

"J'aime la violence. Car c'est là, précisément, que la nature nous rappelle que nous sommes des bêtes. En fait, je vais encore plus loin : j'aime l'idée que les hommes sont pires que des bêtes. Je crois que la vraie violence, c'est la bêtise, ce que nos amies les bêtes ne connaissent pas. Regardez mon Hitler crisant pour du chewing-gum. N'est-ce pas plus choquant que toutes les scènes de sang du film ?"

"On me demande souvent si mon film est un conte de fées. Je pense que oui, sous différents aspects. Pour moi, mes personnages ont réinventé la Seconde Guerre Mondiale, ils ont sauvé le monde du IIIe Reich. Quel rêve plus fou pourrait faire un réalisateur ? Je crois que ce film est définitivement l'oeuvre d'un romantique".

"Inglourious Basterds" - de Quentin Tarantino - avec un casting de dingue comprenant notamment Brad Pitt, Christoph Waltz (prix d'interprétation masculine mérité lors du dernier Festival de Cannes), Diane Kruger, Michael Fassbender, Eli Roth, Mike Myers, Til Schweiger, Daniel Brühl et Mélanie Laurent - en salles depuis le 19 août 2009.

Adam Ikx

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