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Saule, bientôt en première partie de Bénabar : un chanteur tout simplement... géant !

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Si vous cherchez encore la nouvelle chanson française, regardez-bien, ce n'est pas loin. Un coup d'oeil en direction de la Belgique, plat pays qui a vu éclore les Brel comme les Arno, et vous apercevrez l'arbre qui cache (ou pas) la forêt : un Saule de 2,02 mètres. Saule, c'est ce grand gamin subtil de Baptiste Lalieu, un colosse au timbre juvénile, amuseur et précautionneux, de probable obédience bashungienne (effet de sa collaboration avec Dominique A, son duettiste sur Personne ?), enraciné dans la vitalité des mots et arrosé d'influences musicales multiples. Le garçon s'est illustré avec son septuor Les Pleureurs, et, devinez quoi : personne n'a eu envie de se pendre (à l'image de Franco Dragone, metteur en scène pour le Cirque du Soleil ou Céline Dion, qui prend la troupe sous son aile) ! Seulement de s'accrocher aux branches et de se laisser caresser par le feuillage.

Après Vous êtes ici, premier album salué par la critique et récompensé par deux Octaves en 2006, le géant aux mots tendres, même quand ils blessent (parce que trop vrais, trop réels, trop charnels), est en pleine frondaison : Western, son très attendu second effort, bourgeonnera dans les bacs dès ce 23 février 2009. Tout juste le temps de le découvrir, et vous pourrez enchaîner en live : Saule essuiera les plâtres des mythiques Trois Baudets  (caverne d'Ali Baba des nouveaux talents de la chanson qui vient de rouvrir après quarante ans de sommeil) les 26 février, 17 et 18 mars, 9, 10 et 11 avril, puis fera la première partie de la tournée de Bénabar, du 2 mars au 2 avril dans toute la France (les 14 et 16 à Paris).

Autant vous dire d'emblée que l'élagueur n'est toujours pas passé : des "Graines de pluie" bienfaisantes et de "La sève partout autour" ont fait pousser une végétation luxuriante et bigarrée, terreau d'une poésie elle-même à la fleur de l'âge. Du coup, en fait de western, c'est plus une épopée bucolique à travers jardins, clairières, jungles et rivages qu'on accomplit à son invitation. Un pique-nique musical durant lequel fleurissent des sons de flores multiples : une guitare sèche qui tantôt rythme une chevauchée à travers steppes ("Personne"), et tantôt s'égare chez les latinos ("Comme un nuage"), des instrus additionnelles presque incongrues qui crèent l'épaisseur du décor de toutes ces contines du quotidien... Et une tendre malice qui évoque les Wriggles par-ci, Brassens par-là, et Saule le reste du temps.

D'entrée de jeu, avec "Personne", on assiste à la chevauchée d'une âme aride dans un paysage profus, riche d'une instrumentation touffue de cordes de nylon en épines de cactus, de guitares saturées en lamentations, d'ostinato de piano et de plein d'autres subtilités à apercevoir entre les branches de ce Saule qui pleure à cent à l'heure et sans mouiller sa monture. Vient ensuite le fameux "Western", sans flingues ni vent tourbillonnant, pour un duel amoureux qui a quelque chose de Cabrel... mais autrement. Plus tard, le savoureux "Saule 2" nous laisse béatement les fesses posées sur la balançoire : ruptures tonales inattendues, beatbox, phrases mélodiques folles, ambiance latino-jazzy perchée sur un ukulele... Plus deux, trois mariachis paumés, plantés là comme des saules, avec leur trompettes. Et ce n'est rien comparé à Nanana : "une simple petite mélodie pour effacer les jours de pluie", une bête chanson "pour pour pour", qui s'élance à la texane et se fait rattraper par une fanfare old school, une banda en pleine kermesse, un choeur quasi gospel ! Délirant, fantastique, saule rieur. En témoigne, au final, cette stupéfiante reprise du "Wonderful Life" de Black, un sommet des eighties qui lui va si bien.

Souvenez-vous donc du poète qui chantait "Auprès de mon arbre, je vivais heureux" (facile, on l'a cité il y a quelques lignes), et tirez-en la leçon : on a des chances de vous retrouver bientôt assis sereinement au pied d'un grand Saule.

Guillaume Joffroy


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