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Vous avez manqué The All-American Rejects à Paris ? Revivez ici leur énorme show à La Maroquinerie !

Tyson Ritter et The All-American Rejects : leur passage par La Maroquinerie de Paris a fait du bruit !
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Tyson Ritter et The All-American Rejects : leur passage par La Maroquinerie de Paris a fait du bruit !

Alors que le récent clip de leur dernier single infernal vous a probablement donné envie de démonter les enceintes de votre téléviseur pour lui greffer ampli et baffles dignes de ce nom, Tyson Ritter et ses joyeux drilles de The All-American Rejects, deux jours après avoir bu leur petit lait (ou autre...) au fameux Koko de Camden, à Londres, ont fait vibrer une des plus illustres grottes à transe de Paris.

Le band de l'Oklahoma, sur la route de la tournée mondiale qui les verra jouer ce soir avec les Fall Out Boy à Auckland, en Nouvelle-Zélande, a fait escale à La Maroquinerie, caverne d'Ali Baba musicale pour initiés - c'est mieux comme ça : de toute façon, il n'y aurait pas assez de place pour les badauds.

Comme souvent, l'antre du vingtième arrondissement a fait honneur à son nom : zéro place pour un sac à main, 100% de réussite pour le tannage de tympans à grands renforts de gros son. Dans cette salle qui ne tarde jamais à ressembler à une arène surchauffée, les teenagers armés d'appareils numériques dégainés de bout en bout ont pris le contrôle de la fosse, agglutinés contre les barrières qui ont presque (comme vous le découvrirez un peu plus bas) réussi à protéger les héros du soir. Derrière eux et sur les marches de ce micro-amphithéâtre à maxi névroses mélomanes, c'est un peu plus disparate : on devine les bientôt trentenaires qui, attentifs aux arrivages dans les bacs d'import, sont des fans de la (presque) première heure - la signature par le label Doghouse Records du quatuor, jugé sur pièce d'après l'EP auto-produit Same girl, new songs et la tournée associée (2001). Mais aussi (quelques) parents, de toute évidence plus désireux de profiter de la jouvence perpétuelle du rock que de jouer les chaperons.

Toute cette jeunesse a bien du mal à canaliser son excitation lors de la première partie assurée par le trio new-yorkais The Upwelling, dont le rock planant et expérimental agit comme un lent aphrodisiaque musical pour la suite des événements... Et justement, ça déborde d'amour et d'hormones dès l'entrée en scène de Tyson, Nick, Mike et Chris. En réalité, ça a commencé un peu avant : certain(e)s ayant vraisemblablement pris l'accordeur de guitares pour un membre du band... Ouh, la honte !

Comme escompté, on prend vite vite vite notre concentré fort fort fort de punk rock blindé de power pop (en particulier sur le dernier album, When the world comes down, à paraître le mois prochain en France, sur le label Universal), gavé d'adrénaline, et la setlist savamment ficelée, à base de hits récents, anciens ou plus discrets (vous noterez qu'il n'y a rien d'autre que des hits), nous envoie dans tous les azimuts du genre emo, quelque part entre basement show (avec ce son touffu et un brin dirty des espaces confinés) qui rappelle la jeunesse underground du punk, et impact pop quasi festivalier.

Difficile pour ce dandy dandinant et merveilleusement charismatique de Tyson Ritter de surprendre son public du soir : sur Swing, swing, par exemple, extrait du premier album des AAR (2003), le fantasque frontman ne peut cacher sa surprise d'entendre les fans reprendre en choeur les paroles, qu'ils connaissent par... coeur. Un vrai jeu de séduction s'est rapidement installé entre le chanteur, ses oeillades, son déhanché avec ou sans guitare, et une foule qui couvrirait presque sa voix par instants. Sur le refrain syncopé, un modèle du genre catchy, il ne rechigne pas à aller chercher la note aigue, pour un des nombreux orgasmes collectifs de la soirée. Eh oui, que voulez-vous : le rock, c'est diablement sexuel. Ce que confirme le survitaminé et très efficace rythmiquement I wanna : "I wanna, I wanna touch you, you want to touch me too".

Ce duo avec le public se poursuit sur la mélodieuse ballade It ends tonight, avec des allures d'au revoir langoureux. Mais aucun briquet ne danse dans les airs (toutes les mains étant toujours occupées par portables et caméras), et le final est encore loin. Joli moment au micro entre Tyson et Mike Kennerty, bassiste à l'énergie contagieuse - qui aime à se consumer en headbanging, notamment sur Stab my back, ou partir en flammes avec Nick, le guitariste, comme sur le très gros son de Paper Heart - devenu guitariste folk le temps d'un morceau.

Chaque morceau est comme un sommet, pour ce si rare passage en France : on envoie du très lourd sur Damn girl, les spotlights crépitent et Nick Wheeler, guitariste placide aux faux airs d'Edward Norton, se lâche génialement ; le pattern d'école de Top of the world, après cette fameuse montée vocale vers le refrain, fait mouche ; l'indispensable Move along, qui débute dans une pénombre extatique, réaffirme les talents de mélodistes, de rythmique, d'instrumentation, de ruptures et de bridges du band, en même temps que sa stage hero attitude (oh, tiens : re-headbanging !)...

Evidemment, quelques moments ont une saveur toute particulière. No room for la parlote, en ce soir de février, mais tout de même quelques mots de français de la part de Tyson. Avant d'entonner le très folk Mona Lisa, baigné d'une lumière rosée psychédélico-balladesque, le fantasque frontman nous gratifie d'une pantomime, hilarante et weirdo, puis : "Bonsoir mesdames et messieurs de Paris. Je parle pas français, mais le joueur de clavier, Kevin, est un Français du Canada et il parle français. J'aimerais dire que le joueur de clavier est très bon. La prochaine chanson, c'est une chanson de l'album nouveau et ça s'appelle When the world comes down." Nouveau numéro de mime au moment d'annoncer le carton Gives you hell, qui fait chavirer le public : maestro muet arborant a joker face et jouant avec les émotions de son auditoire, Tyson s'éclipsera sporadiquement de scène pour laisser la gloire du riff à Nick.

Les spectateurs du jour retiendront également que le hooliganisme sévit n'importe où : en préambule au chef d'oeuvre Dirty Little Secrets, Tyson sort une pantomime de Frère Jacques de derrière les amplis, sur l'air de la contine joué aux harmoniques par Nick. Une performance qui a le don d'amuser Chris Gaylor (le batteur, à poil comme il se doit vu les 35°C ambiants), lequel, d'un coup de baguette(s) magique(s) (quatre coups, en réalité, sur le charleston) donne le coup d'envoi du hyper hit. Et là, c'est le drame : du choeur des vierges (?!) blotties au pied de la scène jaillit... un jeune homme galvanisé qui vient se pendre au cou de Tyson quelques instants, avant de se faire éjecter - même pas brutalement - et d'avoir droit à une sortie de scène version guitar hero, porté par le public... Le vrai guitar hero, c'est le leader des AAR, que cet élan d'affection n'a pas troublé (pas même surpris, en fait) et a au contraire surexcité : gros lâchage rockstar à la clé !

On va arrêter de vous faire baver, vous qui n'y étiez pas. Mais sûrement pas sans évoquer ce The Real world d'anthologie qu'on aurait bien vu durer une plombe sans problème ! Une apothéose au micro et à la CB, avec cet incroyablissime couplet planant qui précède le refrain, tel l'instant perché en haut du grand huit, une fraction de seconde atemporelle avant la descente. Incroyable bridge a capella, reprise au beat, déhanché de feu, total show : la scène serait-elle trop petite ? La salle, elle, oui.

Rencontrés dans le public, Jordan, grand gaillard qui traîne un solide bagage rock, et son amie Marie, peut-être la plus transie des groupies, nous font profiter de leur after improvisée (merci à eux pour leurs photographies) : "A notre grande surprise, nous avons pu approcher les membres du groupe de très près pour avoir attendu environ 40 minutes à la fin du concert. Le plus dingue dans l'histoire, c'est qu'ils sortaient de la salle et s'octroyaient une pause sur le trottoir devant, comme de simples spectateurs (pas même de vigiles autour) - l'occasion pour nous de prendre des photos et d'échanger quelques mots." Et de glaner quelques anecdotes que chacun pourra placer précieusement dans son Hall of Fame personnel : co-auteure de banderoles inspirées par le clip de Dirty Little Secrets, Marie rapporte que Tyson en a presque oublié son texte en voyant surgir ce mur d'hommages ! Quant à Jordan, il a eu la joie insigne de se retrouver "seul quelques minutes avec le chanteur, Tyson Ritter, avant qu'une petite horde de fans n'arrive. La palme du gars le plus cool de la team revient à Chris Gaylor, à la batterie, qui s'est presque transformé en pote en l'espace d'une minute (Chris sentait la sincérité à plein nez et... un peu la bière !)."

"Welcome to the real world now", celui des AAR. Ne vous fiez pas au nom : ces "Rejects"-là, c'est vraiment du premier choix.

Guillaume Joffroy

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