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X-Factor en live : Marie, 17 ans, rend amoureux, et Cerrone est obligé de... se couper un bras ! Bien fait ! (réactualisé)

Réactualisation du 17 novembre : Contre toute attente, en dépit du record absolu enregistré par le programme la semaine dernière à l'occasion du premier prime live, X-Factor a poursuivi son parcours en dents de scie du côté des audiences. La venue de Diam's et les propositions honnêtes des huit finalistes n'ont en effet pas été récompensées : ce sont à peine 700 000 téléspectateurs, soit 3% de part d'audience, qui ont assisté à la confirmation de la toute jeune Marie et à l'éviction de Gauthier Dymon & Flo... En revanche, pas de vidéos de l'émission d'hier disponibles pour l'instant...

Inutile de pilonner la touche 9 de votre clavier alphanumérique : cette semaine, dans X-Factor, ils ne sont plus que huit candidats. Toutefois, vous êtes autorisés à voter - Alexandre Devoise, le maître de cérémonie du télé-crochet de W9, ne manque pas de vous y inviter, accros au pouvoir de la vox populi télévisuelle que vous êtes.

Après Cécile, logiquement éliminée lundi 9 novembre, qui, ce soir, rejoindra le X de l'anonymat ? Qui, ce soir, se cassera la voix contre le X qui veut dire : "Ah non, là, ça va pas être possible" ?

Pour Marc Cerrone et son bouc/look bicolore qui n'en finit plus de naître, il est impensable que ce soit un des trois groupes qu'il coache. Mister Groupes continue à faire inspecteur des travaux finis, et dit amen à tout. De l'anti-Zenatti affirmé : "je ne leur dis pas comment chanter, comment respirer"... On risque de finir par le remarquer...

Après avoir convaincu en se mesurant à Queen la semaine dernière, Basilic s'attaque à un autre monument du rock : U2, Pride (In the name of love). Un rock moins symphonique, moins vocal.

Ce lundi 16 novembre, plus question de portraits, puisque nous sommes déjà intimes aves les huit finalistes : ce sont donc des digests minimalistes de la semaine de travail écoulée sur fond de musiques koh-lantesques qui nous sont servis. L'occasion esttrop belle : le "showman" du quatuor, Olivier, nous assomme d'un laius verbeux (ah, la magie de la libération corporelle, merci le cours Florent...) quelques secondes avant de passer en scène. Malheureusement pour le chanteur gourmand de projecteurs et pour nous, il n'a pas l'amplitude vocale de Bono. Pas un drame en soi (il n'est pas le seul dans ce cas-là), que de ne pas être à la hauteur d'une superstar planétaire. Submergé par la guitare électrique sur les couplets, trop bas pour sa tessiture, criard sur les refrains à force de s'obstiner à vouloir décrocher une note aigue pour finalement forcer, serrer la mâchoire et brailler n'importe quelle note avoisinante, c'est d'un égoïsme coupable. Heureusement, la version Basilic du tube de 1984 se tient, grâce, notamment, à des arrangements plaisants et vraiment musicaux, des choeurs bien écrits... Mais, toujours, les mêmes éléments irritants : un frontman soliste, une choriste nasillardo-léthargico-soporifico-gobe-la-mouche, un guitariste sympathique mais béat, un multi-instrumentiste doué mais transparent... Alain Lanty recycle peu ou prou son commentaire de la semaine passée : du charisme, mais des limites techniques. Marc Cerrone, sans finalement avoir trop de responsabilité dans la production de ses protégés, sert un de ses leitmotiv : "il n'y a pas que la technique ; vous avez mis le feu". Une analyse tactique à la Raymond Domenech.

Cyrielle, la rescapée de lundi dernier grâce à un solide I kissed a girl qui a fait exploser Cécile, va devoir mettre à profit son sursis. C'est un titre éminemment émotionnel que Julie Zenatti a choisi pour elle (Papa, de Christophe Maé), d'une manière pour le moins audacieuse : on se souvient en effet que Cyrielle est la "maniaco-dépressive" du programme, ce qu'elle fait ressurgir en confiant : "on peut pleurer lors des séances de coaching, mais sur scène..." Saura-t-elle préserver la frontière entre interprétation et absorption ? Ne pas se noyer dans son propre pathos ? Pour réponse, une magnifique appropriation, juste vocalement, vivante sémantiquement. Le voile vocal de la jeune femme s'inscrit joliment dans la déchirure de la chanson, qui se permet même des vocalises un peu baroques mais dans le ton, tantôt rock acide et tantôt jazz rauque, plus poignantes que les lamentations de l'harmonica.

La première mesure de cette valse boîteuse (huit candidats et non plus neuf) s'achève avec Sébastien, dont le défi attendu est l'opposé de celui de Cyrielle : lui doit convaincre de son identité vocale, après une version de L'Envie d'aimer, en coda du premier prime de X-Factor, qui devait beaucoup à l'interprète originel (Daniel Levi). "Beaucoup de recul sur lui" et "soif d'apprendre", relève chez lui Alain Lanty, qui lui octroie L'Assasymphonie de Mozart, l'opéra rock - encore une comédie musicale. Un autre morceau avec un placement ténor, des envolées vocales, mais une énergie plus rock. Sur laquelle le jeune homme choisit de s'appuyer, surjouant dramatiquement, multipliant des juxtapositions vocales excessives et pas toujours cohérentes, nous privant, au bout du compte, d'une partie de ses capacités vocales. S'il a évité l'écueil du mimétisme, Julie, en objection préliminaire au choix de la chanson, craignait que Sébastien soit en terre trop favorable ; force est de constater qu'il a choisi de se mettre en danger au point de livrer du... Steve Estatoff (si ce nom ne vous dit plus rien, ne vous sentez pas obligés de le Googliser). Julie a prévu sa pique : "Sébastien, qui es-tu ?". "Schizophrénie", stigmatise-t-elle. "Merci, se défend intelligemment l'intéressé. C'est le thème de la chanson, et j'ai travaillé dessus". La coalition Zenatti-Cerrone s'organise, imputant la responsabilité au coach Lanty de ce grand écart inconciliable avec une trajectoire identitaire.

Gauthier Dymon & Flo, les sketcheurs du programme, les rois un bon brin présomptueux de l'indolence et du décalage, les princes de l'anti-charisme qui ont réussi l'exploit de s'incruster avec du flan (à la noix... de coco ou pas) jusque-là, ont alors la tâche de rentrer dans les peaux de Trevor Horn et, Geoff Downes alias The Buggles, les auteurs du tube pré-eighties Video Killed The Radio Star (Robbie Williams s'en souvient bien). Une chanson clownesque qui ne peut que les servir. Sauf que, pour convaincre Julie spécifiquement, les garçons ont décidé qu'ils seraient cette semaine des... chanteurs. Ah bon. Intro very sensitive au piano et interprétation au ralenti, avant que la pulsation et l'instrumentation disco démarrent... L'harmonie est toujours aussi bancale (mais ils seraient fichus de nous envoyer paître en assénant : "c'est pas si faux que ça !"), avec un nasillard et un gueulard qui est persuadé d'être bon. Imaginez Modern Talking chantant faux et en boucle. Alain Lanty répond à Marc Cerrone en contestant le caractère judicieux du choix de cette chanson. Julie Zenatti n'a évidemment pas son compte, techniquement parlant. Répartie de Marc Cerrone : "moi, il y a plein de chanteurs qui m'emmerdent. Ce qui compte, c'est le spectacle". Certes, Marc, mais de ce point de vue aussi, c'était franchement pingre. Qu'a donc fait le coach durant la semaine écoulée, à part encenser sans réserve ses groupes ?

Guillaume, l'ex-apprenti Nouvelle Star grimaçant, a dû apprendre, lors des travaux pratiques précédant le prime, le sens de la nuance. Pour le prime, il hérite d'une chanson chargée, charnue et charnelle : Déjeuner en paix. Difficile de se départir d'un certain mimétisme sur les premières mesures - les phrasés et soupirs addictifs de Stefan Eicher. Bien aidé par une danseuse diaphane qui fait naître un numéro de duettiste, un support de jeu et un univers, Guillaume, moins torturé physionomiquement que lors de ses précédents passages, donne une version propre et, en fait, un peu plantée de ce Déjeuner en paix - peut-être trop paisible au final. On en est déjà à la phase "digestion", là. "Tu en as fait trop" la dernière fois, "pas assez" cette fois, signale d'ailleurs Marc Cerrone, dans un avis partagé lucidement par Alain Lanty. Les vannes méchantes commencent à être dégainées entre Julie et Marc, qui tacle sa co-jurée et adversaire sur sa technique vocale et sa précocité passée... Aïe.

En annonçant la venue d'Annie, la madone méditerranéenne, Alain Lanty peine à masquer son émotion, et évoque une chanson bouleversante : Si maman si, que la plantureuse quadragénaire compte s'approprier en la rattachant à son histoire personnelle. Les premières notes sont saisissantes : pour la première fois, semble-t-il, Annie chante sur l'air, avec une simplicité frêle qui contraste avec le physique rayonnant de la dame, et une fraîcheur désarmante. Par effet de contraste, l'alternance couplets-refrain, où un son plus dense fait son retour, fonctionne bien. Il demeure pourtant quelques faiblesses à la fois séduisantes et limitantes (justesse, diction mécanique...). Emue aux larmes, Annie a fait mouche : Julie Zenatti, conquise et rassurée en termes de nuances, se refuse à commenter la prestation et se délecte de l'émotion. Même désarroi bienheureux du côté d'Alain Lanty. Quant à Marc Cerrone, toujours monté en boucle : "je vous aime beaucoup, on se croise souvent. Je ne voudrais pas vous faire de la peine". Ah oui, c'est un peu trop chanté, pour trop peu de spectacle, sans doute...

Pour les retardataires, micro-reportage sur les Character Soul, histoire que les prospects qui passeraient sur W9 (la semaine dernière a vu le record d'audience du programme) soient surtout bien au courant que le trio simili-TLC met son coach Cerrone en extase à chaque sortie. D'ailleurs, elles, il semble les avoir coachées, même en l'absence de sa diva Barbara Tucker. Pourtant, on ne note pas beaucoup d'amélioration dans l'harmonie : l'habituelle lead singer est dans une tonalité trop basse pour elle, les séquences à trois voix sont émaillées de départs à côté des temps et d'une justesse... russe. Ce que souligne Alain (le soutien vocal, les tierces, ...). Mais I Gotta Feeling, morceau répétitif-festif rappé et emballé par une bonne grosse nappe électro-rock aide à faire illusion... Enfin... : un peu. Julie Zenatti profite du moment pour prendre sa revanche sur Marc Cerrone et contre-vanner, mais n'égratignera pas ses protégées, qu'elle "surkiffe" depuis le début.

Dernière candidate : après le divaesque hit de Mariah Carey la semaine dernière, qu'elle a fini en vociférant (gâchant un peu les belles choses préalables réalisées malgré quelques pépins techniques), la benjamine Marie hérite d'une nouvelle ballade au sirop d'émotion. Donne-moi le temps, de Jenifer. La bouche débarrassée de son anglais pâteux, la demoiselle de 17 ans semble faire une finaliste tout indiquée : dotée d'un sens musical évident, d'un son au volume et à la texture de mieux en mieux maîtrisés, elle se "donne le temps" de la profondeur sur les couplets, de la légèreté sur les transitions, et de l'ampleur sur le refrain. Sans doute la seule prestation de la soirée qui confine au... professionalisme, tout simplement. En plus de la grâce, évidemment. Marc Cerrone, extatique, confesse : "On tombe amoureux de toi. Tu as le X-Factor". Alain Lanty lui dédie le Ella, elle l'a de Michel Berger - clin d'oeil éloquent d'un mélomane subjugué. A l'issue de ce second prime live de X-Factor, il y a effectivement Marie... et les autres.

"La nouvelle Diam's, en paix avec elle-même", débarque sur le plateau pour interpréter, comme le matin même sur NRJ, son single Enfants du désert extrait de l'album SOS (dont les royalties iront à une bonne oeuvre), et faire chanter le public, le temps que la machine à comptabiliser les votes (et les deniers)... eh bien... comptabilise les votes (et les deniers). Etonnante première guest star du télé-crochet si on tient compte qu'il s'agit plus d'un programme à voix qu'à flows. C'est en chanson que Diam's parle, pas autrement (sauf pour balancer un "que le meilleur gagne" de bon aloi) ; alors, quand la musique cesse, elle rentre, ni une, ni deux, dans sa bulle.

Oh, attendez un peu : voici venir l'instant de gloire de... Maître Richard, l'huissier de justice, remettant de l'enveloppe fatidique. Merci, Maître Richard, vous êtes bien bon ; à part ça, la famille, ça va ? Bref, ne tirons pas sur le messager.

Annie est la première à passer sur la rive des qualifiés, suivie par Marie. D'une logique implacable. Basilic, Guillaume et Cyrielle les rejoignent. Tout aussi cohérent. Coup de théâtre : Sébastien est qualifié, ce qui signifie que Marc, qui n'a pas bien travaillé cette semaine et s'est satisfait de regarder ses candidats faire le show, se retrouve avec deux de ses groupes sur les bras. Place au duel de repêchage entre Character Soul et Gauthier Dymon & Flo (on préférerait se dispenser de ceux-là, leur nom est pénible à écrire). L'enjeu est de taille, et Alexandre Devoise en perd son latin : il annonce Born to be alive au lieu de... Salut les amoureux. Rien à voir avec la choucroute, n'est-ce pas ? Les fans de Joe Dassin (si, ils existent, regardez donc en direction de votre fidèle serviteur) ont beaucoup pleuré devant le triste spectacle de ces deux (peut-être) gentils (mais pas forcément avec la musique) garçons miaulant quelque chose sur "les adieux qui quelquefois se passent un peu trop bien". Prémonitoire ? Et de quitter le plateau sur une blague qui fait pschitt : "Merci, on est content d'avoir eu un rappel". Plop, rien.

Dès la première mesure de leur Woman no cry, qui taille la part du lion à la voix de leur lead singer, on sent que les Character Soul sont en passe de se sauver. A les entendre chanter toutes les trois distinctement, on constate ces troix voix n'ont finalement pas grand-chose en commun. Mais, ce coup-ci, elles chantent, avec, enfin, de la simplicité, et la différence est suffisante - c'est tellement meilleur que ce qu'elles ont fait jusqu'à présent. Julie Zenatti sauve les chanteuses, Alain Lanty sauve les comiques. Marc Cerrone va devoir lui-même, comme la semaine passée, remplir l'office du bourreau : sauf que c'est la tête de ses protégés qui est sur le billot. Evidemment, il conserve ses Character Soul adorées - ce qui n'est pas scandaleux au vu du ballottage. Bye bye Sifunkel et Garmon, Laurdy et Harel, Tic et Tac, chanteurs à risques...

G.J.

Lors des deux semaines à venir, votre serviteur tentera d'aller dénicher le X-Factor dans des contrées reculées du globe, et ne pourra pas suivre et vous faire vivre les aventures de nos sept puis six finalistes. Je vous laisse donc avec la plume experte d'un autre dynamiteur de PAF made in Purepeople - de l'intérim de luxe, croyez moi. Soyez fidèles au rendez-vous (mention spéciale à Carooo1) et, pour ce qui nous concerne, nous nous retrouverons lundi 5 décembre pour des choses encore plus sérieuses. Ou pas.

 

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