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X Factor : Enorme Véro-show, Omega renvoyé dans ses pénates, gadins et rechute !

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Le Véro-show, carrément renversant, notamment pour Olivier Schultheis !

Réactualisation : Y a-t-il un toubib pour sauver X Factor ? Malgré la présence des Black Eyed Peas pour une double prestation explosive dont les Californiens ont le secret, le télé-crochet proposé par M6 n'en finit plus de marquer le pas. Alors que, après quatre premiers primes (et neuf émissions, en comptant les auditions), le programme devrait avoir trouvé son rythme de croisière et réaliser quelques pics d'audience en offrant un show de plus en plus intense, la recette semble s'affadir, le show s'amollir (malgré le guest-coaching de Pascal Obispo), et l'engouement et la patience des téléspectateurs avec. Ce 17 mai 2011, ils n'étaient que 2 324 000 à assister à l'élimination du groupe Omega, coaché par Henry Padovani. Ce qui représente une part d'audience de 10,1%, maigre ration à laquelle X Factor semble désormais abonné, et place M6 en quatrième position des audiences de la soirée, battu même - de 600 000 téléspectateurs - par le téléfilm de la 3, Comme un jeu d'enfants. Les résultats en dents de scie, mais toujours dramatiquement éloignés du cap des 3 millions, se poursuivent donc, pour X Factor, tandis que les épisodes inédits de Dr House sur TF1 caracolent aux alentours de 9 millions d'adeptes !

Alors que Jennifer Lopez, Lady Gaga ou encore... David Guetta sont annoncés en guest stars sur les prochains primes, X Factor devrait peut-être plutôt envisager de débaucher Hugh Laurie, alias le docteur Gregory House, et l'inviter à faire la promo de son superbe album de classiques blues !

Retrouvez ci-après notre compte-rendu détaillé du prime du 17 mai 2011, voyez les photos du passage des Black Eyed Peas et des candidats, visionnez les meilleurs moments (il y en a eu, notamment le pop show hot de Véronic DiCaire ! En théorie, ce n'est pourtant pas aux jurés de faire le show, mais à leurs protégés...) dans notre galerie. Pour encore plus, direction m6Bonus.fr et Xfactor.fr.

Compte-rendu du prime en direct du 17 mai 2011 :

Arrivés au cinquième prime en direct des studios du Lendit, ça commence déjà à être clairsemé dans les rangs des jurés-managers. Christophe Willem, après l'élimination de Vincent Léoty dans la douleur et les larmes la semaine dernière, misait mardi soir tout sur son ultime protégée, pour le rendez-vous hebdomadaire de X Factor en live : Maryvette Lair. Après avoir fait sa promotion massive via sa chaîne YouTube officielle, il arborait d'ailleurs pour le live de ce 17 mai un T-Shirt brandé à l'effigie de la piquante demoiselle, qui semble avoir autant de fans que de détracteurs...

Véronic DiCaire, de son côté, est en position de force avec son armada au complet : Florian Giustiniani, Raphaël Herrerias et Matthew Raymond-Barker, étonnant rescapé à ce stade du jeu, qui va se frotter à One de U2 et Mary J. Blige, selon la setlist que nous vous avons dévoilée.

Olivier Schultheis, après le départ de son timbre-coup de coeur (Bérénice), doit mettre les bouchées doubles avec ses deux petits bouts de bonne femme : Sarah Manesse et Marina D'Amico. Quant à Henry Padovani, avec lequel il se livre un duel sans merci de semaine en semaine (ouf, un peu d'adversité et de rentre-dedans dans ce X Factor...), il a toujours la fièvre des boysbands, avec Omega et Seconde Nature, qui s'en sont bien tirés lors de l'émission du 10 avril.

A l'occasion de la venue des Black Eyed Peas pour deux performances, qui préparent le terrain pour leur triple date au Stade de France au mois de juin 2011 (avec Ben l'Oncle Soul en première partie), X Factor avait prévu un épisode spécial groupes, les candidats interprétant tous des titres empruntés à diverses formations musicales. A contrario, c'est Pascal Obispo en solo, venu sur le plateau du télé-crochet avec les deux héros de sa comédie musicale Adam et Eve, qui jouait les guest-coach durant la semaine précédant cette soirée. Une contribution discrète au montage final, matérialisée par quelques vagues et brefs conseils...

It's time pour quelques beats dirty dans ce monde de gentils !

On attend plus que le top du speaker pour démarrer sur les chapeaux de roues, et... "Vous n'avez jamais vu... ce que vous allez... entendre". Nouvelle version, avec des césures de la taille du lac Titicaca. Pour les afficionados de la série Malcolm, on jurerait que l'asthmatique Stevie a été embauché comme voix off ! Mais bon, c'est parti quand même !

Les Black Eyed Peas font leur entrée au son du premier tube extrait de leur dernier album : The Time (The Dirty Bit). Véronic DiCaire et Christophe Willem, adversaires dans le jeu, sont complices dans le beat, leur têtes pulsant synchro tandis que Fergie alterne le bon et le moins bon dans ses parties chantées, que le magnétique Will.i.am enchaîne les pas et les phases, et que le quatuor californien impose une nouvelle démonstration de son talent d'explosif en costume alu.

Et une heavy gamelle, une !

Sarah Manesse a la lourde tâche d'ouvrir les hostilités dans le sillage des Black Eyed Peas, et Olivier Schultheis a retenu pour elle un morceau gavé d'adrénaline : Heavy Cross, de Gossip. Il n'a pas échappé à ses comparses jurés que la demoiselle avait déjà donné ce morceau en furie lors des auditions, mais le maestro de Mozart l'opéra rock promet une autre expérience que cet échantillon de 30 secondes.

L'entrée en matière de Sarah, sur les guitares quasi-mute de l'intro, nous rappelle instantanément ses limites : un timbre fréquemment nasillard, un manque de coffre et de tenue vocale qui laissent le spectateur à distance. Lorsque le morceau s'emballe, la proposition devient légèrement plus flatteuse, majorée par le look cuir, la banane rihannesque, l'énergie et les effets de scène explosifs qui accompagnent son passage. Joueuse, allumée, gigotante, Sarah Manesse déploie pas mal d'énergie et d'effets (des gémissements en voix de tête aux râles rageurs), sans réellement convaincre. Christophe Willem pourra à bon droit reprocherqu'il n'a pas vu l'univers.

Henry Padovani avait adoré la performance madonnesque de Sarah la semaine passée. Mais là, il est confus. Même si, comme à chaque fois que passe une fille, il est sous le charme de la demoiselle : "J'adore la banane sur la tête, c'est génial, tu as un look superbe, tu danses merveilleusement. Mais je suis totalement confus..." Véronic, elle, plébiscite cette Gossip-like plutôt que la Madonna-Sarah de la semaine passée. "J'ai trouvé le visuel sublime et ça a tout déchiré, vraiment", réagit Christophe. Et Olivier, d'emblée, contre-attaque : "Henry, on va attendre ce que tu vas faire avec un groupe de rock, toi l'expert. Moi, je suis bouche bée, Sarah, tu m'as mis une double claque, là c'est fini."

Après quatre primes, le jury ne semble toujours pas avoir relevé son degré d'exigence ni tempéré sa condescendance. So sad. Tellement émue, Sarah Manesse se paye la gamelle de ce X Factor 2011 en quittant le plateau...

Florian 'ex-Bieberon' Giustiniani, BB-crooner ennuyeux....

"Faut que tu ailles chercher le public", lui intime Pascal Obispo. Florian en sera-t-il capable ? En dehors de Véronic, crazy in love depuis le début, qui clame "Florian, c'est à la vie à la mort", les autres jurés commencent à en avoir soupé, du tout tiède Florian qui fait hurler les minettes. "Florian, il vendra des cartes postales avec sa tronche dessus, mais pas des albums", assure Henry.

Après avoir fait les frais de sa reprise de Baby de Justin Bieber et glané bien malgré lui le surnom de "Bieberon", le pizzaïolo sudiste tente ce soir de recycler un autre tube teenage, français celui-là : Dis-moi. Revu et corrigé à la sauce jazzy, le morceau des BB Brunes s'avère un choix problématique. Florian a certes sacrifié sa mèche pour devenir un grand et se forger une identité artistique, mais le problème n'était pas que capillaire. C'est toujours un peu la même chose, garnie de tics vocaux, et dénuée de testostérone. Alors, plutôt Bieber ou plutôt BB ? Pour nous, c'est kif-kif...

"Florian, je salue l'effort qui a été fait avec Véronic. A la fin du morceau, aussi, on t'entend pousser plus ta voix, mais l'original des BB Brunes fonctionne tellement bien..." (Christophe)

"Moi, ce qui me pose un problème, c'est que ça se prend vachement au sérieux. Un clin d'oeil, un peu de deuxième degré, du fun ce serait bien. Sinon, la voix, c'est mieux." (Olivier)

"Tu devrais t'éclater, moi je pense que c'est peut-être un problème de confiance en toi." (Henry)

"La semaine prochaine, on fera du clown", ironise Véronic en réaction au commentaire d'Olivier, se félicitant de ce style de musique qui, selon elle, colle bien à Florian. Ah, oui, Véro : le style de Michael Bublé en version maternelle, c'est ça ?

Omega fout l'contact (ah, ah, full-contact) et en perd son latin (ou son grec, ce doit être tout pareil comme Miguel pour eux)

"Le rock, c'est comme X Factor, on l'a ou on l'a pas. Moi, j'ai la chance d'avoir un groupe qui l'a : Omega." Malgré son CV artistique favorable, Henry Padovani, guitariste-fondateur du groupe Police, s'est entiché d'Omega et continue de vendre le trio vaguement grunge-fleur bleue (ne cherchez pas, ce n'est pas un genre répertorié) comme une marque rock. Problème : c'est du rock de bas étage, et c'est très surestimé. Par qui ? Mais par les principaux intéressés, pardi, ou plutôt le principal intéressé, le chef de meute d'Omega. Exemples ? "La justesse, c'est moins important dans le rock que dans la variété. Quiconque dira le contraire sera dans l'erreur." Ah ouais... Encore ? "On a la chance d'avoir des fans qui sont géniaux, on essaye de passer le maximum de temps avec eux." Ouhouhouh, rockstar, grave... Un ptit dernier ? "Pascal Obispo, lui aussi défend une certaine idée du rock." Un putain de rockeur, en effet, cet Obispo...

Christophe et Véronic, eux aussi, en sont maintenant sûrs : les Omega, ils ont pris le melon. Alors allons-y gaiement, avec Contact de Kyo : "voilà un joli cliché", prédit Olivier Schultheis (come nous lorsque nous vous avons dévoilé la setlist du soir !).

Certains d'être des cadors (et bim, un faux coup de latte dans la caméra ; chanmé, guys...), les Omega s'emparent goulument d'un des morceaux les plus faibles de feu le groupe Kyo : Contact. Le trio est une fois encore avalé tout entier par la voracité de son leader hégémonique, auto-proclamé rockstar, qui balance des flows rageurs maniérés et datés et ne se soucie effectivement guère de la justesse. Les chorus de son compère guitariste résonnent sporadiquement comme des hurlements canins à la mort. Le batteur, lui, ne se donne même pas la peine de chanter.

"J'ai pas senti le truc. J'ai senti qu'il y avait le chanteur et les deux musiciens derrière. J'ai besoin que les trois s'éclatent pour qu'il yait un groupe." Véronic

"C'est une bonne prestation, mais moi j'aime bien ce morceau, alors je ne suis peut-être pas objectif. Par contre, il me semble que dans le règlement, il est dit que tous les membres d'un groupe doivent chanter..." Christophe

"Ca tenait la route, mais pour moi c'était fake. Y a pas les gens qui m'intéressaient au début. Y avait de l'énergie mais je ne suis pas rentré dedans. C'est du rock de pochette surprise, Henry, du rock du XVIe arrondissement." Olivier appuie là où ça fait mal, mais Henry préfère, une fois n'est pas coutume, louer le numéro de ses protégés plutôt que d'échanger des politesses avec son meilleur ennemi. C'est mou... Après l'alpha et l'omega de la prétention et du fake, le syndrome du Kyo...

Raphaël Herrerias remet les compteurs à zéro : fin de la période de "trouble"...

Bashung, Gainsbourg, Lama, ou même Rihanna : Raphaël Herrerias s'est imposé comme l'homme fort du télé-crochet, assez nettement au-dessus de la mêlée, tant par sa technique vocale et son timbre que par la qualité de ses propositions. Pourtant, lors du dernier prime, il n'a pas fait l'unanimité, et se trouve en pleine crise de confiance. "Il a un gros potentiel por gagner", perçoit toutefois Pascal Obispo au travers de leur rencontre.

Difficile de reprendre Trouble, un des tubes de la première heure de Coldplay, dont le magnétisme hypnotique repose essentiellement sur le funambulisme de la voix éthérée et vacillante de Chris Martin, qui déambule en contraste sur partition sérénissime. L'interprétation de Rapahaël est soignée, comme toujours, les échappées calmes en voix de tête maîtrisées... Pas mal. Là où le bât peut blesser, c'est quand, cherchant à réinventer le titre et à l'habiter, le jeune homme, seul en scène dans un rai de lumière, pousse vers le rock et les éclats de voix un peu rageurs ; mais s'ils sont un peu brutaux avec la partition, ils sonnent bien et sont en accord avec l'univers. A laisser à la libre appréciation de chacun.

Signalant de rares problèmes de justesse, Christophe Willem donne une analyse très positive. Pour Olivier Schultheis, même avis : c'est sur la bonne voie. Mais pour le maestro Schultheis, le seul bémol, c'est que c'était parfait en anglais, mais il réclame quelque chose qui l'emballe en français. Mais sinon : "C'est le tapis rouge pour toi, tu vas aller au bout", lâche un Schulheis extatique devant tant de facilités. Henry s'accorde avec Olivier et Christphe, réclame lui aussi du français : "Fais nous partager les mots, les émotions, comme tu sais si bien le faire." "Ta prestation a effacé celle de la semaine dernière", souligne Henry.

"Quand ce sera le moment de faire ton album en français, on demandera des chansons à Olivier Schultheis, il en écrit des bonnes ! (...) J'ai hâte d'être la semaine prochaine", s'enthousiasme Véronic.

Seconde Nature décroche... Fin de l'histoire ?

"C'est vrai que la semaine dernière, on a eu très chaud", admet Henry Padovani au moment d'accueillir son groupe Seconde Nature, rescapé d'un ballottage moite de larmes face à Vincent le 10 mai. Conséquence au sein du groupe : "c'est parti un peu en vrille, surtout au niveau du partage des phrases entre Damien et Nedjim." Bref, c'est l'embrouille. Bon, enfin ça vaut quand même pas un épisode de 21 Jump Street ou un récit du bus de Knysna. "Ce sont cinq personnes qui n'ont jamais chanté en groupe, qui ont toujours envisager une carrière solo", rappelle leur coach Henry Padovani.

Henry, si obsédé depuis le début du télé-crochet, par le potentiel marketing des candidats, imagine-t-il vraiment que "ça" pourrait vendre des disques, même à des minettes ?! On maintient que trois sur cinq sont globalement incapables de chanter juste, que quatre sur cinq ont une absence atterrante de charisme, et que tous fleurent bon la niaiserie. Dans leur reprise très softy du Cendrillon de Téléphone, les cinq éphèbes cherchent chacun à son tour à tirer un peu la couverture à soi, et peinent à s'ajuster sur les parties polyphoniques. D'abord, parce que les harmonies sont un peu plus corsées, ensuite parce qu'il faut avoir de l'oreille et de la justesse pour cela. Des sourires minables peignent le visage de ces jeunes hommes qui tentent sans doute de faire du mieux qu'ils peuvent, mais...

"Vous êtes bons pour l'Eurovision !"

"Ce soir, les boys, je serai pas tendre avec vous. Il faut que vous ressaisissiez, je sens que ça s'écroule, faut faire quelque chose. Allez !", commenteavec lucidité et sans langue de bois Véronic (un bon point pour elle).

"Pour une fois, on entendait les harmonies et vos voix à tous. J'aurais préféré avoir un truc complètement acoustique...", se borne à remarquer Christophe, clément.

Une magnanimité que ne partage par Olivier : "Les garçons, le problème, c'est qu'on sent beaucoup de travail. Mais là, le carrosse s'est transformé en citrouille, c'est de la grosse grosse grosse variété, vous êtes bons pour l'Eurovision. Quand les harmonies à la mord-moi le noeud ont commencé, c'était tout à jeter..." Un bon point pour Olivier, pour ses réparties up-to-date.

Henry, calmement, ployant comme le roseau, se contente de tenter de les regonfler...

Matthew Raymond-Barker et le coup du dindon : un pour tout, tout pour un.

Très fragile depuis le début du concours, l'Anglais Matthew Raymond-Barker avait marqué quelques points la semaine dernière, avec un passage sur Man in the mirror de Michael Jackson, qui lui avait même valu des compliments inespérés de la part d'Olivier Schultheis, qui constatait des progrès vocaux. Matthew revient avec un nouveau titre anglophone, One (U2/Mary J. Blige), ce qui suscite a priori une levée de boucliers des jurés : "C'est trop facile, ce genre de truc, ça m'énerve", anticipe Henry. Objection à laquelle se rallie Olivier : "Véronic, elle est dans la sécurité..."

Force est de constater que les progrès de Matthew depuis sa première apparition dans l'émission sont tangibles. La voix est assurée, le texte su et bien exploité. Quoique peu ardue dans sa transposition tonale, cette version de One se tient de bout en bout : la justesse est là, le charisme naturel du jeune homme, dans un costume blanc et entouré d'une troupe lumineuse, fait le reste. C'est propret, mais sans aventure. Ce que confirme la sentence des jurés adverses.

"Matthew, j'avais beaucoup aimé la semaine dernière, mais pour moi, vocalement, c'était limité. A la fin, les envolées qui permettent de libérer le truc, elles ont manqué." Christophe

"Ce soir, je n'ai vécu qu'un bon moment : c'est quand tu as bougé. Tu as du charisme, on dirait un dindon (sic). Sinon, vocalement, c'était transparent." Olivier

Très blasé, Henry reproche laconiquement : "C'est facile. En Angleterre, des gens capables de chanter One comme ça, il y en a à tous les coins de rue."

Véronic, elle, est on fire et incendie les commentaires négatifs en lâchant à son brit-boy : "We'll get there, love you !" ("On va y arriver, je t'adore !")

L'intéressé, déjà à fleur de peau à la fin de son passage, accuse le coup. Emu, il fond en larmes tandis que le public l'ovationne : "Je suis un peu déçu car je sais que je peux chanter mieux que ça..."

Don't stop the party : si seulement elle avait commencé...

Le groupe n°1 dans le monde, comprenez les Black Eyed Peas, est reconvoqué pour un deuxième passage, avec son récent tube Don't stop the party , efficace, où les quatre vedettes californiennes futuro-hop se passent le flow en relais tandis que les spotlights balayent le plateau. En prime, un "goude ivningue" de Sandrine Corman, auquel fait écho un "merci beaucoup, beaucoup" de buy les tickets pour le Stade de France de la part de will.i.am (prononcer distinctement "oui-là-yame", en sandrinecormanien).

Olivier Schultheis annonce une performance anniversaire de Marina D'Amico : "C'est le dernier prime de ses 16 ans, elle aura 17 ans jeudi." Si c'est le moment rêvé de se lâcher, on espère obtenir la confirmation de l'éclosion amorcée mardi dernier, lorsque la poupée Marina s'est transformée en la panthère Beyoncé. "Avec Marina, il y a quelque chose de merveilleux. On attend qu'elle grandisse, et il se passe des choses depuis deux lives", s'émoustille Henry. Mais au-delà du conte de fées, on guette la naissance d'une artiste, qui ne soit pas seulement une interprète.

M comme Marina

Dans un petit look qui trouverait sa place dans Le Soldat Rose, Marina s'embarque dans un tour de M : Je dis M. Vocalement, c'est impeccable, mais parfois un peu forcé, un peu fake-rock, et on en perd le goût de la littérature chédidienne, lascive et charnelle. On sent que l'engouement pour la benjamine du concours, sans lui ôter ses mérites vocaux, est fabriqué par son profil : comme la petite Marie lors de la saison 1, son jeune âge, son style un peu lisse (son absence de style, donc), en font une marionnette douée et métamorphosable presque à volonté, mais pas une performeuse comme on espère pourtant la voir devenir.

Henry tente de pinailler sur un point de règlement, rappelant qu'il fallait sélectionner des morceaux de groupes, mais se fait piéger par Olivier Schultheis, qui démontre que M est une entité collective, et non le seul Matthieu Chedid.

"Moi, je vois la Marina, et j'aime ça. Tu t'éclates dans ces trucs-là." Véronic

"Lâche-toi, j'ai envie de te voir corporellement autant que vocalement." Christophe

"On est sur la bonne voie, on va encore monter d'un cran." Olivier

Une fille au masculin, un garçon féminin... Et ça jacasse !

Travestie en Alain Delon revu et très corrigé qui soliloque sur un écran géant derrière elle, Maryvette Lair, la voltigeuse, la funambule, la fantasque, réinvestit l'anthologique Paroles, paroles de Dalida. L'effet scénographique, si on fait abstraction du jeu un peu trop clin d'oeil de l'avatar masculin, est malin, et plutôt réjouissant. Las, la prestation en héroïne féminine revêche de la brunette n'a pas de quoi convaincre : entre gouaille et voix criarde, entre (rares) moments gracieux et effets d'expressivité un peu potaches, c'est usant. Dommage, car on connaît les aptitudes à la volupté de la demoiselle, quand elle ne se laisse pas aller à surjouer... Clairement, c'est un parti-pris : faire un numéro. Mouais...

"Attention de pas te perdre musicalement, mais enfin un peu d'humour, salue Olivier, se régalant de la maîtrise technique et de la grâce de Maryvette. Refais un peu plus de musique, c'est du théâtre. Que je t'aime, que je t'aime."

De l'humour assumé : "Ce soir, on était border-line. Mais on nous a reproché d'être élitistes, et là on a fait un truc quatrième degré. Et tu as été digne et super classe avec un truc fun !"

Henry a pensé à Henry Salvador et a trouvé ce passage bizarre. Véronic est la seule à relever "l'interprétation en monsieur, derrière".

Pour clore la session, après ce passage de la dernière protégée de Christophe Willem, l'ensemble des X Factoriens se rassemble pour offrir un medley du disco flamboyant de Kool and the gang aux allures de kermesse de fin d'année scolaire des classes de seconde... C'est déjà pas évident en solo, ça ne l'est pas plus à la collégiale ! C'est le moment rêvé d'aller mettre en route une machine ou de finir votre partie de tetris en jetant des coups d'oeil furtifs à ce qu'il se passe studios du Lendit, une fiesta inoffensive...

La tornade Riha-donna-gaga : mais c'est Véro, bien en cuisses, qui renverse tout sur son passage... même Olivier Schultheis !!!

Et EN-FIN, la voilà, la surprise dont Sandrine Corman nous rebat les oreilles depuis le milieu de l'émission. Une surprise made in DiCaire... Et là, ô surprise de chez surprise, un show de la meilleure chanteuse-imitatrice au monde ! Ca, pour une surprise, c'est une sacrée surprise, alors ! Arrêtons de tirer sur l'ambulance : si l'effet de surprise n'est pas tout à fait réussi, le cadeau est bel et bien un cadeau.

Ceux qui n'ont jamais vu la protégée de Céline Dion et René Angélil sur scène ou même sur YouTube vont s'en mordre les doigts et prendre une claque (avant de prendre... des places pour sa tournée en France) : Madonna, Rihanna, Lady Gaga... Enrubannée dans un bustier serré et en micro-short, Véronic DiCaire offre à elle seule une revue des plus grandes divas pop de la planète, chorégraphies à l'appui. Le show est tellement renversant que, quand la Franco-Canadienne vient frotter ses cuisses contre Olivier Scultheis, l'homme orchestre en tombe de son siège et peine à se relever ! Une deuxième gamelle de la soirée, après celle de Sarah, dont l'intéressé rigole de bon coeur. "J'ai failli m'évanouir, faut pas me faire ça, Véro", s'en amuse Olivier, le numéro achevé.

Les votes sont clos. Tandis que l'huissier effectue les basses besognes, on suit les huit finalistes de X Factor en classe verte en Normandie sous la houlette d'Olivier Schultheis, qui les a emmenés voir une représentation de Mozart, l'opéra rock, dont il est l'un des compositeurs. Dans les coulisses, il est comme à la maison pour faire visiter l'envers du décor, pendant que l'espiègle Dove Attia s'amuse à faire peur à Marina.

Voici l'heure du verdict. Sont qualifiés d'office : Seconde Nature, Marina D'Amico, Florian Giustiniani, Maryvette Lair, Raphaël Herrerias, Matthew Raymond-Barker.

Le duel à mort (télévisuelle) opposera donc Sarah Manesse et Omega, des habitués de la dernière chance. Véronic DiCaire n'aura donc pas encore découvert les affres du ballottage.

Sarah Manesse a choisi Someone like you, d'Adele, qu'elle interprète sous le regard serein de son coach Olivier Schultheis : "Tu as fait la meilleure prestation de la soirée, alors je ne suis pas inquiet." Le coach est prostré à la fin de la performance de Sarah, toujours un peu irritante en voix pleine, mais capable de beaux moments.

Les garçons d'Omega ont opté pour un univers moins dramatique, celui du Sud, de Nino Ferrer. Presque curieusement, Omega a abandonné ses recettes de grunge facile pour se concentrer sur une version assez fidèle à l'originale. Ce qui saute aux tympans, toutefois, c'est que les deux acolytes du frontman sont toujours aussi inefficients : il est techniquement quasi-impossible de faire des choeurs aussi inconsistants. C'est toujours mieux que d'être faux, me direz-vous - et vous aurez raison. Et presque curieusement, c'est l'un des moins mauvais passages d'Omega (si on pardonne la montée de volume égocentrique de la note finale du chanteur...).

Olivier et Henry soutiennent évidemment leurs candidats respectifs. Véronic, sans tergiverser, donne sa voix à Sarah. Christophe fera-t-il la différence ? Oui, puisqu'en donnant son suffrage à Sarah, il pousse Omega vers la sortie.

Un chanteur surestimé et deux accessoires humains, ça ne pouvait pas faire un groupe. Mais avec le départ d'Omega, Henry n'a plus de carte rock (ou assimilé...) dans sa musette, et X Factor se prive des dépaysements musicaux qui étaient la marque de fabrique du trio.

Semaine après semaine, les voies/x du public confirment qu'elles sont impénétrables, et nous contraignent à notamment endurer le retour de pénibles jeunes gars maniérés (vous les avez reconnus ?). D'autant plus dur que, à compter de la semaine prochaine, les sept finalistes encore en lice devront assurer chacun deux prestations.

 

Des jurés émoussés (à l'image d'un Henry Padovani désormais presque translucide et d'un Christophe Willem modéré, au point que Véronic semble la plus virulente !!!), un casting de plus en plus nivelé où peinent à se dessiner progrès et personnalités après cinq lives, un show en statu quo : pas sûr que cela les audiences faiblardes en dents de scie...

G.J.

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