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X Factor sursaute: L'au revoir culotté de Gaga, les adieux émus de Sarah Manesse

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Sarah Manesse a fait ses adieux à X Factor à l'issue du prime du 14 juin 2011. Plus tôt, elle avait interprété Les Adieux d'un sex-symbol, et Henry Padovani avait relevé ce choix d'une chanson de départ. Prémonitoire... La brunette échoue au pied du podium.

Réactualisation : Le fessier arrogant et impudique de Lady Gaga, la mini-mini-robe hallucinogène de Cameron Diaz, le numéro de diva pailletée de Jennifer Lopez : la programmation très "Sex Bomb" de l'antépénultième prime du télé-crochet X Factor a offert à M6 une bouffée d'oxygène. Pour la première fois depuis plus d'un mois, l'émission a dépassé la barre des 2,5 millions de téléspectateurs, rassemblant 2 617 000 d'adeptes, et s'est éloignée de la zone rouge des 10% de part d'audience (11,4% ce 14 juin). Il faut en effet remonter au troisième prime live, celui du 3 mai dernier, pour trouver une performance comparable (2,7 millions, 11,8%).

Peut-être la vitrine restreinte a-t-elle également attiré quelques curieux ou quelques découragés des précédents primes, puisqu'il ne restait que quatre candidats en lice ce mardi ? Cet aspect "dernier carré" ne fut pourtant pas gage de qualité, les prestations ayant été dans l'ensemble décevantes. Olivier Schultheis, remis de ses émotions de début d'émission auprès de Cameron Diaz, avait eu raison de dire qu'à ce niveau de la compétition, on était en droit d'attendre, voire d'exiger, des propositions plus remarquables que celles produites sur la scène du studio du Lendit. On soulignera d'ailleurs, une fois encore, combien la condescendance des jurés, qui rechignent désespérément à se montrer réellement critiques, est exaspérante. Qu'ils cessent donc de materner leurs ouailles et de vouloir faire croire par la méthode Coué que les candidats encore en compétition - et globalement dénués d'univers d'interprète - seront capables de vendre des disques à la pelle, les intéressés risquent d'être les premiers blessés. Quid de Sébastien Agius, lauréat de la première saison et autrement talentueux que les demi-finalistes de la saison 2 ?

Mardi 21 juin, M6 ne devra pas compter sur la même aura VIP pour continuer à tirer l'audience vers le haut : après son trio de bombes, Nicole Scherzinger et Sinclair seront les invités du show. En attendant, revivez le prime du quart de finale avec notre compte-rendu détaillé, et en images et en vidéo dans notre player. Plus de vidéos et toutes les réactions sur M6bonus.fr et sur le site XFactor.fr.

Compte-rendu du prime du 14 juin 2011 :

Quelques jours après l'annonce de la mise en chantier d'une saison 2 malgré la piètre performance de celle en cours, X Factor dégainait ce mardi 14 juin 2011 son arme fatale : Lady Gaga. La reine du buzz perpétuel, invitée sur le plateau de l'antépénultième prime (Beyoncé sera la guest star lors de la finale le 28 juin) après être apparue dans le JT de David Pujadas, avoir enregistré son Taratata, et à la veille de son passage dans le Grand Journal de Canal+, avait bien quelques leçons à donner au télé-crochet, en panne de souffle et d'audience, côté sensationnalisme.

Mais c'est avec une autre invitée, X Factor ne mettant pas tous ses oeufs dans le même panier, qu'on attaque le pré-générique usuel (enfin, le pré-pub introductive) : Cameron Diaz, à couper le souffle dans une mini-mini-robe à couper le souffle - d'où la tentative de sexytude de l'animatrice Sandrine Corman, en robe de soirée mauve. Son rôle demeurait incertain jusqu'à maintenant - allait-elle dévoiler ses talents de chanteuse ? -, mais le suspense est levé, et Sandrine Corman annonce que la superbe Américaine sera une jurée bonus, qui aura pour mission de donner ses impressions sur les prestations des quatre candidats encore en lice. Une annonce... dans un anglais qui n'appartient qu'à Sandrine, et qui pourrait faire sourire Matthew Raymond-Barker s'il n'était pas en train de stresser : "Cam'ronne, your gonna bi in zeu panel tounaït." Sans sous-titrage, en plus.

Olivier voudrait-il échanger une Marina + une Sarah contre une Cameron ?

La pression se fait donc plus intense pour les candidats et leurs jurés respectifs. Tandis qu'Henry Padovani est, depuis maintenant plusieurs semaines et l'élimination du dernier groupe, un oeil extérieur affranchi, Olivier Schultheis apparaît en position de force, seul juré-manager à avoir conservé deux représentantes, Marina D'Amico et Sarah Manesse. Mais c'est à double tranchant : il a deux fois plus de chances de connaître l'éprouvante épreuve du rattrapage. Après avoir perdu Florian Giustiniani la semaine passée, Véronic DiCaire misera tout sur l'outsider le plus volontaire depuis le début du concours : Matthew Raymond-Barker. Christophe Willem, lui, continuera à s'extasier, à se pâmer à l'excès devant sa Maryvette Lair, comédienne (beaucoup)-chanteuse (un peu).

Cameron Diaz fait son entrée sur le plateau du studio du Lendit, au son de Survivor de Destiny's child. Excusez-nous, ce n'était pas une mini-mini-robe, mais plutôt un T-Shirt de nuit. Tout pareil. "The show is so amazing", assure Cameron, parlant d'une "énergie extraordinaire - ah bon, toi aussi tu te farcis le X Factor français depuis trois mois, Cam' ? La comédienne est en France pour la promo de Bad Teacher, une "comédie très drôle" dixit Sandrine (ben oui, parce qu'il y a des comédies pas drôles, mais c'est moins facile à promouvoir). Olivier Schultheis, les yeux encore plus plissés, de plaisir, que d'habitude, joue les chevaliers servants pour accompagner la dame à demi-vêtue (donc à demi-nue) jusqu'au cinquième siège qui l'attend derrière le pupitre du jury.

Deux Sex Bombs pour le prix d'une !

"La merveilleuse, la sublime Maryvette Lair", s'époumone Christophe Willem dans un souffle libidineux. Avec Cameron Diaz en culotte courte présente, et Sex Bomb comme titre d'ouverture revisité par Maryvette, le ton est donné : la soirée sera aguicheuse ou ne sera pas. Espérons-le. D'abord en ombres chinoises, puis au plateau devant des néons rouge passion, Maryvette propose une relecture acoustique dans un premier temps, puis disco, quatre danseurs (chapeaux melon et queues de pie) la rejoignant alors. La bande de cette reprise, fadasse, insipidement lounge, est en soi décevante, et entraîne hélas la proposition de Maryvette vers le fond. Sexy dans sa robe noire ajourée, la demoiselle était plus convaincante sur son entrée, où le travail de la version acoustique la forçait à nuancer, à vêtir et dévêtir le texte, sensuellement. Dès lors que le galimatias discoïde se met en branle, tous les tics catastrophiques de Maryvette reprennent le dessus : les gémissements horripilants, la voix brutale, qui agresse, la diction à la tronçonneuse...

"Je suis partagé, j'ai trouvé que tu as fait la moitié du boulot. J'ai adoré la première partie, très originale, et la deuxième partie sans intérêt par rapport à ce que tu peux faire." Olivier

"Je rejoins Olivier sur la première partie, tu es vraiment une sexbomb. Cela dit, on est très loin du Fais-moi mal Johnny des auditions." Henry

"Moi, j'irais bien voir un spectacle tout entier de toi." Véronic

Et la Camronne, elle en pense quoi, s'enquiert Sandrine Corman ? "Sa voix est fantastique, sexy, et une très belle chanson. Et elle a dansé sans glisser, bravo car c'est très dangereux, j'ai failli glisser avec mes talons."

Matthew Raymond-Barker rayonne, même en automne

Le passage de Matthew Raymond-Barker est précédé par un magnéto mouillé : le dernier mâle en lice a eu du mal à encaisser le départ de son colocataire Florian Giustiniani, et estimait que lui ne méritait pas de rester après ses prestations du 7 juin. C'est un vrai outsider, avec des faiblesses tangibles, mais qui a fait montre d'une capacité à progresser. C'est avec son titre francophone qu'il commence : A la faveur de l'automne, de Tété. Une chanson à la langue charnue qui pourrait lui causer des soucis de mémoire, écueil qui s'était présenté la semaine passée sur du... Ophélie Winter. En acoustique piano-guitare-voix, Matthew donne un bel univers, respectueux, plein de tact, avec un joli vibrato qui vient se déposer çà et là. La justesse est au rendez-vous, la diction a manifestement fait l'objet d'un vrai travail. Loin de ses exubérances, le jeune Anglais offre une interprétation maîtrisée, avec quelques vibes bien senties, et une finale en voix de tête gracieuse. Not so bad, Matthew !

"De semaine en semaine tu te perfectionnes, j'ai passé un très bon moment" Christophe

"J'ai passé un bon moment. J'ai fermé les yeux, je suis rentré dans l'univers. Je me suis dit, ce garçon il ne lui manque pas grand-chose pour être extraordinaire." Olivier (qui insiste sur la volonté d'élever le niveau mainenant qu'il ne reste plus que 4 candidats)

"Ta voix est super. Je suis content de t'avoir asticoté sur les chansons en français, tu les fais très bien." Henry

"C'était très beau, je ne comprends pas le français mais j'ai apprécié tout ce que tu as chanté", ponctue Cameron Diaz. Prête à revendiquer la place de Jennifer Lopez dans American Idol, Cameron ?

Sarah Manesse is a weirdo

Petit magnéto casserole pour annoncer le passage de Sarah Manesse : "Mais ta gueule !", balance-t-elle à elle-même dans la vidéo de ses présélections, trouvant à juste titre qu'elle gueule. Depuis, sans jamais laisser de côté son timbre nasillard et pointu, elle a gagné en nuance. Et son coach, Olivier, loue une vraie musicienne. La brunette ose la reprise de Creep de Radiohead, chanson culte de toute une génération déjà maintes fois torturée. Sarah s'engage sur la voie d'une reprise dépouillée : accompagnée par une guitare seule, elle traîne vocalement autant que possible, avec beaucoup d'air dans la voix. Y compris sur le premier refrain, lorsque la musique s'épaissit. Progressivement, elle se met à envoyer un peu de bois, elle, la rockeuse en puissance. Le passage à l'octave, du refrain au bridge, est hasardeux, pas franchement captivant. Mais c'était la manip' nécessaire pour pouvoir arriver sur des notes à sa portée sur le fameux "ru-u-u-un" qu'hurle si bien à la Lune Thom Yorke. La coda est comparable au début, tout en air, avec une justesse assez fragile (mais une fébrilité pas vraiment gracieuse...). En somme, c'est gentillet, même si la demoiselle a toujours une certaine aura. C'était la version berceuse, soporifique, de Creep.

"On l'a souvent entendue cette chanson sur les castings, et tout. Au début, j'ai eu peur, et puis j'ai trouvé que tu avais une très belle présence, un très beau timbre." Henry

"C'est vraiment la meilleure version qu'on ait entendue, la tienne." Véronic

"Tu m'as embarqué très vite." Christophe.

"On est trop consensuels, on était très mauvais. Non, je plaisante. C'est ce qui s'appelle mettre son empreinte sur une chanson. C'était magique." Olivier

"C'est une chanson qui met en jeu les tripes et une fragilité absolue, vous avez très bien rendu les deux, c'était très joli." Cameron a décidé de ne faire que des compliments, pas vrai ? Ah, au fait, on vous a dit qu'elle fait la promo de BAD TEACHER ?!

Un show comme à Vegas ? Fuck y' all !

Marina D'Amico est la seule à n'être jamais passée par le ballottage. Après une entame assez désastreuse, en présence et en justesse, Marina prend vraiment la mesure de Fuck You, récent tube de Cee-Lo Green (une moitié de Gnarls Barkley), qu'elle assène avec énergie et dans un anglais pas trop déplorable - exception faite de... "Fuck you", qu'elle déforme désespérément. Comme prévu, c'est très surfait. La demoiselle ne convainc que par sa volonté de (trop) bien faire, laborieuse. On switche brutalement sur Alicia Keys, pour un intermède majestueux (If I ain't got you) qui lui correspond mieux et lui permet de donner la quintessence de sa voix, en voix pleine comme en voix de tête. Ce serait superbe si elle n'était pas à la peine dans les graves et si elle n'avait pas pris l'habitude de forcer sa voix et d'insérer des à-coups de puissance sans cohérence, multipliant les respirations intempestives et pas discrètes. On met à son crédit sa capacité à enchaîner les deux énergies sans accroc. Bémol : ses mimiques avec ses yeux, redhibitoires - au secours !

"Ce que j'ai pu rire, je ne savais pas qi'on pouvait dire des mots comme ça à la télévision. Alors Fuck you all, je me suis éclaté." Henry

"T'es arrivée, t'as fait le show, t'as fait une perfo extraordinaire, j'avais l'impression de voir un vrai show comme on peut les voir à Las Vegas." Véronic

"J'ai adoré, t'étais complètement à l'aise. J'ai juste trouvé que le passage au titre de fin était brutal. Malgré l'arrangement, je trouve que tu t'en es sortie la tête vachement haute, chérie." Christophe

"Au début, je te sentais derrière au noveau rythmique, et après t'as tout déchiré. C'était génial." Olivier

"Je pourrais passer toute la soirée à vous dire combien j'ai aimé cette performance. Au milieu de tous ces danseurs, tu étais la personne qui attirait les regards. Maîtriser tout cela et captiver le public, tu fais cela superbement." Cameron (extrait, car, en vrai, elle était intarissable sur la benjamine du télé-crochet).

Fni du premier round. Camronne, t'en dis quoi ? "Je prends beaucoup de plaisir, ils sont tellement différents, mais ils ne sont pas là par hasard, ils ont beaucoup de talent. Ils méritent tous de l'emporter." Ouhouhouh, Camronne, elle veut vexer personne, elle a envie que tout le monde aille voir BAD TEACHER !

Jacques a dit... surprise !

Surprise ! Vous vous demandiez comment M6 pouvait meubler jusqu'à 23h30 avec moins de candidats et sans multiplier les magnétos à outrance ? En intégrant une petite nouveauté : les duos entre candidats !

Marina et Maryvette s'y essayent sur Jacques a dit, un des tubes de Christophe Willem, composé par... Olivier Schultheis, évidemment. Poignée de main complice des deux jurés. Le moment est plutôt joli, notamment grâce aux touches de légèreté amenées par Maryvette, sur l'air, parfois en chuchotements. Marina fait du Marina : voluptueuse dans sa hauteur de notes, ses passages dans les graves pèsent du plomb. Les harmonies finales, elles, sont vraiment superbes, rien à redire. Sauf qu'elles sont arrivées trop tard et ont duré trop peu.On sait donc qu'on aura à faire dans quelques minutes à un duo Matthew-Sarah. Intrigant...

Dans un excès d'enthousiasme pour annoncer la coupure pub (une envie de pipi ou quoi ?), Sandrine Corman tire Maryvette, qu'elle tient par l'épaule, vers elle, et la brunette de commenter l'action par une grimace rigolote. L'animatrice, elle, ne s'est rendue compte de rien.

SECOND ROUND

Et hop, placement produit. On reprend au son de la Lambada, pardon : de On the Floor, de Jennifer Lopez, qui viendra tout à l'heure sur le plateau (en fait, sa prestation a été enregistrée en amont).

Maryvette, pile et face

Christophe retombe en pâmoison pour la "magnifique" (il a un dico des superlatifs, exemplaire unique) Maryvette Lair. "L'erreur que fait Christophe, c'est de vouloir avoir un miroir féminin. Il faut qu'on retrouve Maryvette", analyse Olivier. Pas gagné avec le second choix de l'intéressée, qui se présente avec Tout le monde il est beau, de Zazie, grande complice de travail et d'estime du sieur Willem. Maryvette enchaîne les prénoms avec retenue, et une justesse incertaine sur le refrain. Deuxième couplet, elle nous récite à nouveau le bottin des prénoms, mais avec plus de force. Ca peut faire mal. Plus sérieusement, ça ne décolle pas vraiment, jusqu'à une troisième partie customisée (prénom : Maryvette) très groovy, qui vire au ragtime quand Maryvette se dandine sur l'avant-scène en faisant participer le public. Ses harangues manquent cruellement d'inspiration, et la fin, de retour au piano pianissimo, fait truquée. Bof.

"Première moitié sublime. C'était très beau, très debussien, et puis tout d'un coup, on sort les grosses ficelles, les gros sabots. Maintenant, j'invite les gens à voter pour toi parce que je trouve qu'on a besoin de toi, mais je trouve que tu as raté ton coup." Olivier

"Quel commentaire hallucinant ! T'as pas dit Olivier, ni Henry, ni Véronic dans la chanson. C'était planant, j'ai passé un très bon moment, c'était du Maryvette." Henry

"Un énorme bravo pour tous ces prénoms dans la chanson. Je trouve que tu mérites plus que cela, quand tu es dans une folie bien calculée." Véronic

"Olivier Schultheis ne sait jamais ce qu'il veut. Y a que toi capable de porter un titre comme celui-là en piano-voix." Christophe

Ah bah tiens, Camronne, la copine américaine de Sandrine, est partie. On nous a même pas prévenus... Son avis était pourtant précieux, les candidats avaient des éloges assurés.

Matthew, l'ingrédient explosif

Petit magnéto-casserole pour la pomme de l'Anglais. Tout à son avantage : on revoit son Beyoncé des présélections et son Beyoncé lors d'un précédent prime, la différence est palpable ! Mais c'est Sandrine qui apparaît sur le plateau, tandis qu'on achève de transformer le plateau en boîte de nuit : en effet, Matthew propose sa version du Dynamite du hitmaker londonien Taio Cruz. De toute évidence, mauvaise pioche : d'entrée de jeu, la voix du Britannique est totalement couverte par la bande, il manque de coffre dans les graves. Plus à l'aise dans son registre naturel, il se rattrape un peu sur la suite, mais dérape régulièrement, à trop danser, vers une justesse en danger ou un son inégal, par endroits transpercé par la bande enregistrée. La chorégraphie, alliée à celle de la troupe de Zach Kreese, fait toutefois son petit effet.

"C'est vachement bien, tu as mis le feu au plateau. Bravo." Christophe, au bord de la mue.

"Ah là là, je vais casser l'ambiance. Allez-y huer. C'était un bon moment, la chanson était terrible, mais au niveau où on en est, ce n'est pas un truc qui m'a scié. J'ai passé un moment sympa, mais ça ne suffit pas." Olivier

"Je n'ai regardé que toi, tu avais une présence terrible. Il n'y a que toi qui sait faire ça, tu danses super, t'es même pas essoufflé." Henry

"Il n'y a qu'un candidat qui danse et qui chante dans ce concours, c'est toi." Véronic

J-Lo assaillie sur scène !

Un magnéto annonce "l'entrée en scène" de Jennifer Lopez (sa prestation sur On the floor a été enregistrée) passant directement de Jenny from the block à ce dernier single en date. Un bon résumé de la carrière musicale de J-Lo. En matière de présence scénique, la belle a de quoi inspirer les candidats ; en matière de justesse...

Et tandis que la bomba latina fait son auto-promo un peu risible sur scène au côté de Sandrine Corman, un fan transi vient se planter devant elle : "I Love you" ! La diva craque et prend le gentil jeune homme dans ses bras... avant que Sandrine lui intime fermement de rejoindre la public.

Sarah Manesse : pas un sex -symbol... mais des adieux quand même ?

"J'ai des fans dans le public, c'est pas ma famille, c'est des gens qui m'ont fait une pancarte", s'exclame celle qui était le Caliméro du jeu jusqu'alors. "On va sortir de boîte, où on vient de passer deux très bons moments, avec une très grande chanson française" : Olivier annonce le second passage de Sarah Manesse sur un monument de Starmania, Les Adieux d'un sex-ymbol, initialement chantée par Diane Dufresne. Excellent choix de la part d'Olivier, du fait des similitudes des timbres.

Sarah débute son numéro dans le public. Le premier couplet est extrêmement nasillard, on se retrouve dans la même atmosphère que son Barbara de la semaine passée. Certains moments de grâce, quelques belles intentions de jeu dans son passage, des instants un peu gâchés par une justesse toujours aussi branlante. Plus la chanson avance, et moins la relecture s'impose : beaucoup de mimétisme, beaucoup d'incohérence (manque de structuration des mouvements de la chanson, tous un peu sur le même plan), un manque de présence sur les silences vocaux... Bref, si c'est vocalement plus qu'honorable, c'est émotionnellement vide.

"Grand choix de chanson, une chanson de départ, ça m'a un peu surpris. Tu as super bien chanté, ton timbre de voix est là quand il faut, tu as fait passer un message." Henry

"Niveau interprétation, c'était bien, mais je n'ai pas aimé cette chanson là pour toi. C'est pour une grande personne, qui a du vécu", lâche Véro, qui se répand ridiculement en excuses.

"Tu t'en est très bien sortie, c'était vachement dur, c'est un texte violent. Vocalement, je me suis dit elle a progressé. Mais j'ai préféré la première prestation." Christophe

"Seule une grande artiste peut chanter cette chanson, j'ai écouter chaque mot et j'y ai cru." Olivier.

Marina... ou son alter ego ?

Oyez, oyez, bonnes gens, Olivier prévient que, pour son second passage, Marina va avoir une voix "tout en finesse". On n'en demandait pas tant. Le morceau s'y prête : Alter Ego, perle signée Jean-Louis Aubert. Un bijou pareil, ça se respecte. Dans des effets de scène lumineux et célestes, Marina ne cède pas à ses tares, reste dans la tenue et la mesure. Avec grâce, avec application mais sans trop de sérieux, dans une version à l'accompagnement judicieusement discret, elle montre quelque chose d'assez nouveau : la sobriété. Et là, miracle, on entend sa voix, à elle. Un très bon point.

"Quelle jolie chanson, et pour moi il s'est passé quelque chose. La plus belle prestation de la soirée." Henry

"Ca m'a beaucoup touchée." Véronic

"Très joli, un visuel très épuré, ton interprétation aussi." Christophe

"Ouah, tu m'as mis les frissons." Henry

L'As des as

L'heure est venu pour Matthew et Sarah, qui s'entendent comme larrons en foire, de passer par l'exercice du duo. Excellent choix de titre : As, de George Michael et Mary J. Blige. Un morceau qui sied parfaitement au groove naturel de l'Anglais, et à l'énergie positive de la brunette. Secondés par une chorale gospel drapée de bleu, les duettistes offrent un moment plus que sympathique, avec des harmonies assez déconcertantes, car dominées par la voix masculinisée de Sarah, qui peine à trouver sa place, et étouffe un peu Matthew, dans les aigus. Il aurait fallu varier les harmonies pour permettre à l'interprétation de décoller dans le final, ce qui n'arrive pas.

L'ouragan Gaga

Incarnation de la performeuse ultime, qui allie texture et maîtrise vocale, composition physique et univers artistique, Lady Gaga, la star planétaire, costume de corbeau, chevelure verte et micro-casque, part pour une petit démonstration choc. Après quelques mesures de The Edge of Glory, le medley se poursuit au son du tonitruant Judas. Le costume, lui, est tombé, la chanteuse new-yorkaise se retrouvant dans sa tenue d'apparat fétiche : en quasi sous-vêtements, le fessier en pâture sur toutes les chorégraphies. Quelle débauche d'énergie, quelle énergie de débauchée ! On ne lui en veut pas de finir à bout de souffle.

On n'en veut pas non plus à Sandrine Corman, toute tendre en rose à côté de la Queen of Biz'Art, de s'égosiller pour susciter l'ovation du public. La Gaga ne se fait pas prier pour glisser un petit laïus bien huilé sur l'accueil réservé à son album (Born this way) et sur l'amour du public. Et sans même laisser le temps à Sandrine de comprendre ce qu'il se passe, l'artiste, promettant diaboliquement à la France de revenir, se retourne et dandine son royal postérieur jusqu'à la sortie. Fou rire à peine réprimé de l'animatrice, échos du côté du jury.

Verdict...

Sont qualifiés d'office pour la demi-finale de X Factor le 21 juin : Matthew Raymond-Barker et Marina D'Amico. Sarah Manesse et Maryvette Lair revivent le duel du ballottage.

Une complainte contre un message

Maryvette défend ses chances sur une belle proposition : La Complainte de la butte, dont le fascniant Rufus Wainwright avait livré une version exceptionnelle. Sur un texte généreux et une chanson-histoire comme elle les apprécie, Maryvette parvient à faire exister la grâce du morceau sans partir dans ses éclats de voix et tics usuels. Du coup, le résultat est probant, tout en légèreté malgré la pression de l'instant.

Sarah, tandis que son coach Olivier courbe l'échine, égrene le début du Message personnel de Françoise Hardy, avec pudeur, flegme et délicatesse. Son interprétation, à fleur de peau mais pas nerveuse, tantôt gracieuse, tantôt gracile, parfois figée, parfois vibrante, en tout cas pas trop nasillarde, est dans le mille. Elle a un peu trop le sourire sur la dernière note pour que l'historie soit crédible, cependant. "Je me sens très bien, heureuse de chanter une quatrième chanson ce soir", confirme-t-elle avec sérénité.

Dur à départager. Olivier et Christophe soutiennent leurs protégées, Véronic accorde sa voix à Maryvette, et Henry, droit dans ses bottes au vu des prestations de la soirée, renvoie Sarah chez elle.

SARAH MANESSE EST ELIMINEE.

Moins zen que quelques minutes auparavant, Sarah se répand en remerciements, quelques sanglots dans la voix.

"Je sais qu'il y a des gens très haut placés qui ont craqué sur elle, je ne suis pas très inquiet pour elle, mais un peu triste", conclut Olivier Scultheis.

G.J.

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