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X-Factor, le best of à regarder : Enfin un vrai coup de théâtre, la vérité sur l'avenir des jurés et... si peu de larmes ! (réactualisé)

Réactualisation de 12h25 : Après la phase très conventionnelle des castings, X-Factor a gagné en intensité lors des auditions d'hier soir, qui ont permis de retenir une trentaine de finalistes sur les 15 000 prétendants au facteur X. Une montée en puissance qui se traduit également en termes d'audience, puisque le télé-crochet "ouvert à tous" a intéressé 812 000 téléspectateurs en moyenne (soit 3,3% de part d'audience), établissant le record du programme depuis ses débuts et s'offrant même un pic à 1,1 million de téléspectateurs à 22h36 - à l'heure du dévoilement des catégories attribuées aux jurés, globalement ! Cette belle performance pourrait bien être confirmée par l'épisode de la semaine prochaine : le début de la phase de coaching, qui verra le nouveau brelan d'as d'un feuilleton très télé-réalité - Alain Lanty, Julie Zenatti et Marc Cerrone - éliminer d'emblée deux tiers de leurs groupes respectifs (voir ci-dessous), s'annonce bien plus intéressante... En attendant, vous pouvez regarder, ci-dessus, de nombreuses vidéos des meilleurs (et pires) moments de l'émission du lundi 19 octobre, ainsi que la bande-annonce de ce qui vous attend la semaine prochaine...

Ils partirent 15 000 aux castings préliminaires, ils arrivèrent 100 pour la phase 2 - une pure transition - du télé-crochet X-Factor. Répartis en trois catégories (moins de 25 ans, plus de 25 ans, groupes), ils ne seront plus que 36 (37, en fait) au bout de deux jours d'auditions supplémentaires, dans un domaine proche de Paris.

Allez, on se farcit nos quelques secondes rituelles de Carmina Burana version hard rock - en quelque sorte le top départ maison.

Marc Cerrone, un "maître Yoda" qui forme le X de X-Factor de ses bras courts, est déchaîné, "flamboyant" selon Alain Lanty, qui le prend sur ses genoux. Julie Zenatti est "d'humeur joueuse". Cela tombe bien : en fin de programme, ils connaîtront leurs attributions pour l'étape suivante - celle du coaching. Ca promet.

C'est parti pour un drame en trois actes et épilogue.

Acte I : Les groupes

Les deux gentils fumistes Gauthier Dymon & Co, qui s'étaient fait tailler à raison par Julie Zenatti, y retournent la fleur au fusil. Ca aussi, ça promet. Ghostbusters, sans les guitares désaccordées, mais avec des voix désaccordées (ah, la justesse, toute une philosophie... "ou pas", comme rétorqueraient ces deux garçons à la nonchalance prétentieuse - si au moins ils avaient vraiment du talent...). Prémonitoire ? Leur empreinte dans l'émission restera-t-elle fantômatique ? On vous dégoûte d'emblée : Pipo et Mario les melonnés seront encore là la semaine prochaine.
Le groupe Egregor Vocal qui nous avait scotchés avec sa version de Bohemian Rhapsody, réussit à frapper encore plus fort avec l'acoustique du lieu : La Boîte de Jazz a cappella met le jury... en boîte. Alain, Marc et Julie sont en manque de mots - et c'est éloquent. Bravo, bravissimo.
Les White Niggaz proposent ensuite une version difficile à comprendre harmoniquement, criarde et stéréotypée de Je te donne. On préférait encore les Worlds Apart. Premier grand moment de l'émission : tandis que les candidats ressortent en se faisant mousser ("on a tout donné"), le jury proclame la prestation sans intérêt... et rappelle le trio sur une intuition d'Alain Lanty. Deuxième chance : plus convaincants avec Black or White, à la demande du jury (c'est le morceau qu'Alain Lanty avait surpris lors du rassemblement dans la cour), mais Marc Cerrone fait de la résistance.

Deux girlsbands viennent ensuite. Céline et Aude, un duo "inédit" (pas vu lors des trois premiers épisodes) qui force sa reprise des Poppies. Julie Zenatti grimace, mais sourit devant le Don't let go proposé par les candidates suivantes (Caractère Soul), qui attaquent leur prestation avec une pose datée - caricaturales jusqu'au bout... Des clones des TLC, s'amuse Julie.
En présentant les Paroles d'un soir, Alexandre Devoise en perd son latin en voix off ("est-ce qu'ils vont-ils réussir ?"). Déjà juste aux présélections, cet ancien sextet devenu quatuor après avoir dû éliminer deux membres confirme ses limites...

Les passages s'enchaînent : beaucoup de puissance vocale (beaucoup de voix "blacks"), beaucoup d'interprétations truquées et peu de belles trouvailles pour l'heure.
Et voici venir les Basilic qui étaient parvenus à rallier le Beatlemaniaque Alain Lanty avec les Beatles (Eleanor Rigby). Ils récidivent dans l'inspiration rétro avec... les Beach Boys. Après avoir vu les TLC, Julie croit voir Evanescence. Mais c'est un bel arrangement... sauf que Marc Cerrone et Alain Lanty ont peur de paniquer face à de tels groupes : "On va en chier. Sur cette catégorie groupes, le niveau n'est pas haut, à part trois ou quatre", s'alarme le pianiste de renom. "C'est sensuellement néant", ce groupe, ajoute-t-il. Quelques minutes plus tard, pourtant, ils passent.

Les délibérations sont ardues, mais le trio finit par trouver un consensus. Ce montage de deux minutes donne du rythme. Les mlymphatiques "Pipo et Mario" continuent l'aventure - une grosse blague. Julie Zenatti, cruelle, fait ensuite un sketch pesant face à deux duos féminins, comme pour les envoyer à l'échaffaud alors que... c'est un oui. Les Egregor Vocal repartent avec le oui extatique d'un jury qui en ferait presque un complexe d'infériorité (sauf concernant les chemises ringardes des interprètes). Le premier non tombe enfin : c'est Paroles d'un soir qui en écope. C'est une des rares réponses négatives de la soirée : on a vraiment l'impression que tout le monde est pris... Mais où sont donc les perdants ?! Ah si enfin, la voilà, la séquence tire-larmes - escamotée en quelques instants !

Fin de la première journée, consacrée aux groupes.

N'allez pas vous coucher, on vous raconte la journée suivante aussi.


Acte II : Les plus de 25 ans.

On attaque à fort avec Josiane, qui avait tiré des larmes au jury. Son choix de chanson a une fois encore de quoi faire vibrer la corde sensible : la Serveuse Automate de Starmania. Sébastien, la voix de ténor rock au profil Patrick Fioriesque, ose sur L'Envie de Johnny : le jury trouve ça intéressant. Soit.

Annie, la Madone marseillaise qui avait hypnotisé son monde au tour précédent. Moins convaincante cette fois avec une La Isla Bonita de Madonna pas très juste et à l'anglais emprunté. Yvonne, qui avait paraît-il subjugué le jury à Paris, massacre un brin Somewhere over the rainbow avec une interprétation un peu datée et un anglais maltraité. Barbara en Balavoine fait montre d'une belle voix bien dense, tandis que Cécile et sa voix émaillée font également leur effet.

Notre super Sevyneaj (l'attachant et franc du collier Jean-Yves, le jardinier de la Meuse qui cherchait Mirza) fait son entrée. Il reprend de façon très clownesque le Hobo de Charlie Winston. Alexis se loupe sur Plastic Bertrand, mais fait forte impression en changeant de registre pour une grosse performance vocale (Avoir une fille). Mais attention : Alain Lanty est énervé de la fleur qu'ils lui ont faite.

Rino, le doyen, agrémente son C'est si bon de claquettes "apprises à New York", qui résonnent énormément compte tenu de la configuration du lieu. Quel showman, ce papy !

Ibrahima, le Sénégalais qui avait transcendé Alain Lanty et l'avait expédié au nirvana à Marseille avec son instrument traditionnel, fait un nouveau passage - les mains vides, cette fois. Mais l'âme chargée. Il s'essaye au Savoir aimer de Florent Pagny.

Nouvelles délibérations : les jurés bataillent, mais on n'en saisit pas toujours le fin mot. Verdict : Sébastien passe et vire mégalo ("j'atteins mon rêve. Moi, j'veux faire de la scène, donner de l'amour au public..." Ben voyons.). Si Josiane ne passe pas, la très attachante Annie et sa gouaille méridionale, si ("Marseille en place", lâche-t-elle avec humour). Des "non" en cascade sont expédiés bien vite dans un nouveau medley.

Marc Cerrone réutilise sur le sursitaire Alexis la vanne préférée (éculée, même) du jury : "On a décidé de vous dire non... Vous ne repartez pas, on vous garde. On va s'occuper de vous". Jean-Yves va retourner bêcher, pour sa part... De la même façon, on est déçus de voir des personnalités aussi atypiques que Rino et Ibrahima être renvoyées chez elles. C'est le jeu, ma pauvre Lucette. Mais c'est un jeu dont le brelan d'as détermine les règles : coup de théâtre, le lendemain, le diamant brut, est rappelé. Et confirmé pour la suite. Voilà un très beau moment, ah oui ! Eh oui, ça fait treize à table, enfin... : treize dans le groupe. Mais qu'importe, les jurés sont contents d'eux. Pour le coup, nous aussi , nous sommes contents d'eux.

 

Acte III : Les - de 25 ans.

Belle surprise d'entrée de jeu, avec Aurélie, malade lors des castings, très propre quoique un peu triste dans son interprétation de Aimer jusqu'à l'impossible de Tina Arena. Lisa, l'une des benjamines (16 ans) donne une version groovy-jazzy très étonnante du Qui de nous deux de Matthieu Chedid - de la pure grâce juvénile.

Anaïs, la soulwoman de 16 ans, prend Sexual Healing trop bas, mais... Autre type de voix (d'air et de voile), celle de Julie. Marie, une autre junior (17 ans) qui avait sidéré le jury, repasse : son choix s'est porté sur Crazy de Gnarls Barkley. Ambitieux, et séduisant. Et encore une fois, la puissance vocale de ce petit gabarit surprend. Mais si elle avait séduit la première fois, cette fois, elle fait péter un câble à Julie Zenatti, peu claire mais vraiment énervée après cette prestation manquant de nuances et d'interprétation.

S'ensuit un nouveau medley, qui nous prive de quelques prestations accrocheuses (Stéphanie, Shaima) et nous en épargne d'autres qui le semblaient moins (pas de noms).
Aida, 19 ans, qui était arrivée en groupe et avait été sélectionnée en solo, se présente avec Zombie des Cranberries. Puis vient Guillaume, le Belge qui avait fait tourner la tête de Julie Zenatti. Sans sa guitare, il s'attaque néanmoins à un monument du rock : Jeff Buckley (son Hallelujah est manifestement calqué sur celui du génie).

Verdict. Les trois benjamines, d'une façon attendue, sont retenues et leur joie cause beaucoup d'émotion aux jurés. Une deuxième fournée de quatre permet à Marc Cerrone, au terme d'un laius gonflant et peu intelligible, de servir sa blague désormais copyrightée : "Ca ne va pas être possible... de vous laisser partir". Aurélie, qui finissait de manger ses doigts après avoir achevé ses ongles, est dans le lot. 12 candidats sélectionnés en trois bottes de quatre. Hop, emballez, c'est pesé. Guillaume fait partie de cette dernière série : "Putain, c'était rock'n'roll. Ouah, c'était rock'n'roll", lâche le ténébreux jeune homme, quittant son flegme.


Epilogue : les catégories

Julie Zenatti est aux anges : elle hérite des moins de 25 ans et exulte.
Alain Lanty : les plus de 25. Pas spécialement emballé, il commence déjà à cogiter.
Marc Cerrone : les groupes. "Logique : les jeunes, les vieux, les neutres", énumère-t-il dans l'ordre.
Chacun va désormais devoir déterminer trois candidats parmi ses 12 ou (13) élèves pour la finale. "Vous allez manquer, bande d'enfoirés", se laisse aller l'élégant et charismatique Alain Lanty avant de prendre congé de ses acolytes.

La bande-annonce de la semaine à venir est alléchante : des jurés au bord de la crise de nerfs, des clashes, des éliminations en pagaille...

 

Soyons clairs : on attendait plus de ce quatrième volet des aventures classées X du télé-crochet, qui n'arrive toujours pas à trouver le juste équilibre entre ellipses et séquences choisies. Le déroulement ne parvient toujours pas à vraiment surprendre le spectateur, avec ses mises en scène pas inintéressantes mais rebattues (la bande-son notamment, qui va du cosy-roots I'm Yours de Jason Mraz au déferlement pop-symphonique du Your song version Moulin Rouge - Ewan McGregor et Alessandro Safina.

Un épisode qui a préféré les ondes positives au pathos, et qui a surtout mis en valeur le trac du... jury, quant à l'attribution des catégories pour la phase de coaching à venir.

Mais aussi, un montage particulièrement habile lors des délibérations, qui construit en effet d'écho ou en simultané les propos partagés des jurés et les images/impressions des aspirants. A propos de ces derniers, on notera qu'il existe des "têtes d'affiche" qui s'accaparent l'espace médiatique (et qui, en majorité, continuent l'aventure - vive la fidélisation feuilletonesque), au détriment de quelques candidats que, bien que finalistes, le public n'a pas encore découverts.

 

G.J.

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