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X Factor : Le boysband Seconde Nature à la trappe, Henry et l'audience avec !

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Seconde Nature, dernier représentant de la catégorie groupes, a été éliminé à l'issue du live X Factor du 24 mai 2011. Henry Padovani est désormais hors concours.

Réactualisation : La colère et l'amertume d'Henry Padovani, à l'issue du prime du 24 mai de X Factor ponctué par l'élimination de ses derniers protégés, Seconde Narture (voir ci-après), n'étaient pas loin de constituer le moment le plus fort de la soirée. Sauf que vous ne l'avez pas vu à la télé ! Il fallait en effet suivre Fan factor, la partie web du télé-crochet, animée par Jérôme Anthony, pour voir (séquence à découvrir dans notre galerie) l'aigreur de l'ancien guitariste-fondateur de Police et l'entendre dire : "Je suis dégoûté. Les mecs, ils progressent. Le groupe, on l'a monté, on l'a voulu ensemble [avec les autres jurés, et là, ils le lâchent, NDLR]. Il n'y a aucune logique."

Si candidats et jurés prennent leur rendez-vous très à coeur, ce n'est en revanche pas le cas des téléspectateurs, qui ont, une fois encore fui pour certains le sixième live du concours musical. C'est devenu une morne habitude : M6 n'hérite que de la quatrième place des audiences de la soirée (derrière TF1, France 3 et France 2), n'ayant pu compter que sur 2 174 000 (source : Pure Médias) d'adeptes persévérants, soit une part d'audience de 10,2%, stable par rapport aux deux semaines passées. Devant, comme de coutume, le cynique Dr House anesthésie les débats avec la bénédiction de 8 millions de patients (31% de PDA). Peut-être faudrait-il lui injecter une dose de X Factor pour qu'il se calme ?

Il s'agit de la deuxième pire audience du show depuis ses débuts il y a deux mois, auditions comprises, qui avait plongé sous la barre des 10% de PDA lors du prime 2 du 26 avril, suivi par 2 112 000 téléspectateurs. Autre corrélation déplaisante pour le télé-crochet, qui représente un investissement considérable : son score est à peine 50% mieux que la petite cousine W9, 5e des audiences avec le film Les 4 Fantastiques (1,6 million, 6% de PDA). Rappelons à titre de comparaison que, malgré les moyens mis en oeuvre et tout le soutien médiatique du programme, la saison 2 de X Factor sur M6 ne réalise que le triple des audiences, modestes, de la première saison, qui avait été testée sur W9.

Le niveau objectif des candidats ou la condescendance globale du jury envers des prestations encore loin de ce qu'on peut attendre de "futurs vendeurs de disques" ne sont sans doute pas pour rien dans le désamour et la difficulté à séduire qui plombent ce programme au demeurant bien réalisé et rythmé (à défaut d'être réellement spectaculaire, en dépit d'effets de mise en scène réels qui ne suffisent pas à rendre les passages des candidats mémorables), mais qui semble définitivement destiné à une cible jeune, voire très jeune. Il n'y a qu'à voir la différence avec l'édition anglaise pour s'en convaincre.

Enfin, notons que si l'audience du télé-crochet s'effrite, vous semblez être de plus en plus nombreux à nous lire dans nos copieux comptes-rendus hebdomadaires. Merci ! Et en attendant la semaine prochaine, retrouvez dans notre galerie images et moments forts (pour plus, rendez-vous sur M6 Bonus), et revivez avec notre récit les événements d'hier soir !

 

Compte-rendu du prime (n°6) du 24 mai 2011 : A mi-parcours, après cinq primes et avec encore autant à venir après ce mardi 24 mai 2011, il est vraiment temps pour X Factor de passer la surmultipliée, tant pour offrir des prestations qui ne confinent plus à l'amateurisme que pour ne plus s'effondrer sous les 10% de part d'audience.

Alors que l'imitatrice franco-canadienne Véronic DiCaire, jurée de X Factor saison 2, s'est employée la semaine dernière à sauver la soirée live du télé-crochet de la morosité en proposant un show très chaud à sa manière, les sept finalistes encore en lice étaient priés, à l'horizon des venues de David Guetta, Lady Gaga ou encore Jennifer Lopez, de reprendre les commandes et de proposer du spectacle : chacun d'entre eux, à partir de ce stade du jeu, devra effectuer deux prestations au plateau !

Deux fois plus de travail et de stress pour eux, mais aussi pour leurs jurés-managers Véronic (garçons - 25 ans), Olivier Schultheis (filles - 25 ans), Christophe Willem (+ 25 ans) et Henry Padovani (groupes). Et dans le cas de ces deux derniers, ce devait être, ce mardi 24, une lutte pour la survie : Christophe et Henry n'avaient en effet chacun plus qu'un représentant dans leur catégorie, et leurs derniers espoirs pouvaient s'envoler dès ce stade de la compétition ! Plutôt que de compter sur les suffrages du public pour préserver le suspense, mieux valait donc pour les candidats être remarquables.

PREMIERE SALVE

Olivier Schultheis annonce "un gros gros visuel et une performance vocale": c'est Marina, la benjamine, qui ouvre le bal. La prestation de Marina D'Amico est précédée d'un petit medley de câlins avec le frontman d'Omega, groupe évincé la semaine précédente.

"Depuis quelques primes, elle a montré qu'elle savait faire autre chose que chanter comme une potiche", remarque Henry.

MaRi(han)na

Sauvagement maquillée, dans une robe nuage ponctuée de Rangers blanches, la demoiselle de 17 ans tout juste, qu'elle a célébrés dans le jeu jeudi dernier, s'attaque au tube de Rihanna : Only girl (in the world). Après l'avoir vu faire des ravages en simili-Beyoncé il y a quinze jours, Olivier Schultheis a trouvé judicieux de la lancer sur un nouveau numéro de panthère urbaine. Le tableau est coloré, rose à la Katy Perry, vamp' à la Riri, exubérant, dynamité par une troupe de danseurs acrobates active, mais vocalement il manque quelque chose. La piste enregistrée soutient bien un chant assez moyen - n'en déplaise à ces jurés extatiques... - par rapport à ce qu'elle est capable de sortir.

"C'est difficile de commencer une émission. Mais tu as chanté parfaitement. En revanche, quand Rihanna chante cette chanson, elle te force à écouter ce qu'elle te dit. Toi, c'est pas encore là." Henry

"Marina, waow ! Quel show ! Si j'étais ton coach, je te dirais qu'il ne faut pas lâcher à midi moins le quart ! Quand tu vas par là, ben va parler jusqu'au bout." Véronic

"Vocalement, c'était parfait ! Mais quand tu fais une performance pareille, sois un peu hautaine, chérie ! Vas-y à fond !" Christophe

"Moi, j'ai vu les progrès entre les répétitions et le prime de ce soir. Je vois l'éclosion d'une superstar. Tu es en train de grandir." Olivier.

SOS reçu 5 sur 5

Pour Florian Giustiniani aussi, son arrivée sur le plateau est précédée d'une séquence émotion : en larmes, le jeune pizzaïolo du sud a lui aussi accusé le coup du départ d'Omega. A défaut d'avoir été brillant, le trio avait su tisser des liens.

Florian a conscience d'être "le souffre-douleur" : effectivement, il a ramassé. En cause, ses performances limitées en investissement, redondantes, suffisantes. Son manque de fun aussi, un reproche signé... Olivier Schultheis.

Après la déferlante de critiques, Florian a l'occasion de bousculer les opinions à son sujet avec un exercice vocal ardu : le SOS d'un Terrien en détresse. Jamais encore dans l'émission le jeune homme ne s'est attaqué à une telle prise de risque, à une chanson aussi exigeante vocalement. Et c'est un sans faute ! On lui découvre dès les premières notes un timbre à la Thierry Amiel (qui était de passage sur le plateau en début de mois pour promouvoir la comédie musicale Adam et Eve). Les fameux passages en voix de tête sont maîtrisés à la perfection et avec grâce, les passages en voix pleine dégagent un vrai charisme. Et devinez quoi : sans doute pour la première fois, l'émotion vient avec.

"J'ai souvent été très dur avec toi. Pour moi, c'est la première fois que tu fais une performance vocale dans le show." Christophe

"OK Florian. Là, tu as montré que tu étais un putain de chanteur (ovation dans le public : Olivier lâche enfin un compliment à Florian). Mais, et c'est un mais d'encouragement, j'ai un décalage avec ce que tu chantes et la façon dont tu le chantes. Je trouve ça vieillot." Olivier

"Florian, c'est vrai qu'on te tacle souvent. Tu as chanté parfaitement, et là au-delà de la voix, je ne suis pas sûre que ce soit un bon choix de chanson, qui t'emmène vers une prouesse vocale,mais pas une identité artistique. Mais c'était très bon." Henry

"Je suis très fière de ton rendu vocal et de ton interprétation." Véronic

Sarah Manesse expédie Henry Padovani sur Mars !

Unanimement décrite comme la bonne copine, Sarah Manesse peut se targuer de faire craquer son pygmalion Olivier Schultheis, lequel décrit "quelqu'un de différent, et dans sa manière de chanter, et dans sa manière d'être". "C'est quelqu'un qui gagne à être connue."

Son aisance rock est servie avec Feeling good, un brûlot associé à l'efficacité hymnique de Muse. Le problème de Sarah, c'est qu'elle est plutôt fortiche dans les éclats de voix, dans l'intention rock, plutôt gracieuse quand elle laisse de l'air entrer dans sa voix, mais très fragile quand elle chante en voix pleine, quand elle doit chanter en toute simplicité. La simplicité, qui a parfois du bon, surtout pour faire ressortir les moments plus caractéristiques d'une interprétation, lui échappe. Et c'est dommage, c'est la faille de l'édifice, qui laisse souvent le sentiment de prestations un peu forcées.

"Je n'adhère pas au titre. Muse a fait une très bonne reprise, élue la meilleur reprise. Je sais que tu as un timbre intéressant, parfois nasillard, mais je trouve que ça manque de coffre. Je n'ai pas aimé." Henry

"Je trouve que depuis le dernier prime, et ce soir, it's a new life for you baby." Véronic

"Sarah, je crois que c'est la guerre ce soir avec Henry. Moi, à l'inverse, je ne suis qu'amour. Henry, je vois ce que tu veux dire sur la reprise, mais j'ai adoré, elle a fait un truc jazzy." Christophe

"Je sais qu'Henry a été contacté par X Factor Mars, on va le foutre dans une fusée, le dégager. Sarah, j'ai même pas envie de me défendre." Olivier

Sandrine Corman ajoute son grain de sel, prévenante : "Attention en partant, ne tombe pas", avertit-elle après la belle gamelle (sans bobo) de Sarah la semaine passée.

Henry a la dent dure. Peut-être est-ce une stratégie, de dézinguer les candidats des autres jurés, afin d'influencer le public et les téléspectateurs

Seconde Nature : C'est dit... mais tout reste à faire.

Seconde Naturea toujours beaucoup à prouver après une prestation sur Cendrillon qui fut digne d'un spectacle de fin d'année de chorale de CM2. Dans la semaine, les garçons se sont un peu foutus sur la tronche, mais, depuis, ils ont "dépassé leurs différences" (dixit Henry) et se kiffent à mort. Mouais... Henry observe : "ils savent chanter (Tous les cinq ? Hum..., NDLR) mais ils doivent apprendre à chanter en groupe."

Nous angoissions, quelques heures avant l'émission, en découvrant que le quintette fabriqué de bric et de broc revisiterait C'est dit, ballade nostalgique et magique de Calogero signée Goldman. Les parties solo, nombreuses, ne pardonnent pas : non, ils ne savent pas chanter, Henry ! On parle bien de futurs vendeurs de disques, là ?!

Le coup des potos comme dans un film de Marc Esposito qui serait passé entre les mains d'AB Prod, avec les souvenirs (frais) qui défilent et le pola affiché en géant en arrière-plan, c'est mignon, mais franchement, la panoplie complète du boysband pas frnachement talentueux, c'est limite...

"Waouh, vous avez fait une thérapie de groupe ? Je suis très contente de vous voir avec cette très belle chanson, qui vous va très bien, ça m'a plu." Véronic

"Je pense que vous allez me détester. Je vais être très cash. Le côté "la dispute", etc. : je pense qu'il faudrait plus se concentrer sur la musique." Christophe

"Je me sens très à l'aise pour en parler, parce que j'ai travaillé sur cette chanson. Vous parlez japonais ? J'avais l'impression d'être à Tokyo, dans un karaoké. Comment comparer les gens qu'on a entendus avant et ce qu'on vient d'entendre ?" Olivier

"Olivier, tu n'es pas le maître du monde, tu n'as pas la science infuse. Les garçons, vous avez dégagé une telle bonne humeur..." Henry

Noix de miel sur le baklawa : le salut en canon des cinq boys... Quelle caricature ambulante...

Des larmes à l'euphorie !

La semaine dernière, Matthew Raymond-Barker, malgré une prestation qui démontrait ses réels progrès depuis les premières étapes du jeu, finissait son passage en larmes, déçu de lui, après avoir écopé d'une salve de critiques de la part des jurés. "Je pense que c'est la personne qui a le plus évolué, et il peut être fier de lui", remarque à bon droit Véro. Pour Henry, s'il tape dans une botte de foin en Angleterre, il en trouve "dix qui chantent comme lui." C'est clair, c'est un outsider, mais un outsider qui dégage quelque chose d'enthousiasmant.

Véronic cache difficilement son émotion en voyant son poulain interpréter, dans une version piano-guitare-voix délicate, Time after time, le hit eighties de Cyndi Lauper. Comme toujours, avec Matthew, la performance vocale est inégale, mais unifiée par un charisme inné. Et le travail portant ses fruits, c'est un vrai moment de musique que l'Anglais offre. Loin des artifices pop qui repêchaient jusque-là ses prestations et maquillaient ses faiblesses, il se livre là quasi-à nu, et convainc qu'il a quelque chose à offrir. Probablement pas un futur gagnant, mais un candidat finalement intéressant.

"Enfin, il se passe quelque chose. Là, après Seconde Nature, on a enfin une performance. En te regardant, je me disais tu peux faire un bon Robbie Williams. De la pop, des ballades." Christophe

"J'étais sceptique en apprenant que c'était Time after Time. En général, mon instinct ne me trompe pas. Mais j'ai adoré, c'était super, c'était la grande classe. J'ai entendu une chanson d'une façon différente. Une sensation que j'avais eue il y a longtemps avec un certain Christophe Willem." Olivier

"J'ai franchement adoré, c'était super. Il y avait une dynamique, bravo." Henry

"J'ai oublié qu'on était dans un concours, j'étais dans le moment avec toi." Véronic.

Grande première : un triomphe à l'unanimité du jury pour Matthew, qui repart cette fois regonflé à bloc, la banane.

Bichon Doré... doré !

Premier invité de la soirée, Julien Doré un ancien produit de la télé réalité made in M6, et ûrement pas un ersatz d'artiste mais bien un vrai, n'est pas le meilleur modèle de performance vocale. En revanche, pour le charisme, le rayonnement sur scène et l'univers, c'est une bonne source d'inspiration pour les candidats. Avec son nouveau single, le langoureux et léchouilleur Kiss me forever, et ses trucs de clown sur scène, il ne tarde pas à se mettre public et jury dans la poche, tandis que ses danseurs torses nus reproduisent la choré caricaturale tellement drôle du clip. Sandrine Corman tente de se faire embaucher comme danseuse par le bichon Doré, au milieu d'un plateau de corps "morts", les danseurs s'étant écroulés comme clou du spectacle. "C'est moi qui ai les passeports de tout le monde", plaisante Julien Doré en présentant tous ses acolytes un à un, avant de se voir remettre un disque d'or pour Bichon.

Maryvette Lair, cette chèvre d'un autre monde !

La rescapée des +25 ans a elle aussi droit à son portrait fait par les autres candidats. C'est le fil rouge, en magnétos, de la soirée : chaque candidat en prend pour son grade, et ce sont ses collègues finalistes qui régalent ! Imitations (de plus ou moins bonne foi), tics épinglés, compliments, tout y passe. Maryvette est vite cernée : fofolle, très drôle, spécialité imitation de... chèvre ! Quel talent ! Pour Matthew (et sans doute pour d'autres garçons), c'est aussi "l'archétype de la femme française : fatale, élégante, très très belle."

Et elle a aussi le don de faire transformer Christophe en cotillon géant pour jouer les supporteurs !

Maryvette reprend un classique de Téléphone : elle expédie Un autre monde sur une autre planète. Pas sur Mars, évidemment, parce que réservée à Henry... Seule en scène et en vinyle, la brunette au regard incendiaire nous fait du Maryvette dans le texte : une grande aisance vocale, qui lui permet de jouer sur toute la gamme des émotions et des nuances, une énergie et une implication folles, liées à son talent de comédienne. Le tout, jalonné d'effets de jeu, de sketch, justement. Le seul aspect déplaisant, car récurrent et souvent cérébral.

Christophe observe Véronic, pour sentir s'il aura une alliée au moment du verdict, voir si le numéro de sa protégée fonctionne. Henry, lui, affiche un masque sceptique, presque douloureux. Pas de bon augure ?

"Première chose, bravo, tu as un talent hors du commun. Ne calcule pas trop : sois un tout petit peu plus spontané, maintenant c'est du grand grand grand niveau." Olivier.

"C'est marrant, je vais rejoindre mon 'ami' Olivier. J'ai adoré. Il y atoujours des trucs de comédie qui me fatiguent, mais j'ai passé un super moment. C'est vrai que tu as beaucoup de talent, c'est indéniable." Henry

"Il était temps que tu nous offres une perfo comme ça. Tu as du rock dans les veines !" Véronic

"Il n'y a pas de mise en scène. C'est toi et c'est énorme." Christophe

"Ah putain, enfin, tu donnes quelque chose ; et en français, en plus !"

"Il chante très bien, il est très beau, il a du charisme. Mais il n'avance pas." Olivier dresse laconiquement le bilan du candidat de Véronic, un sentiment partagé par tous.

"Depuis deux semaines, j'ai l'impression qu'il y a quelque chose qui ne pase pas, constate d'ailleurs la coach Véro. Ca fait deux semaines qu'il se retient, là je pense qu'il va se lâcher."

Et pour l'y aider, Véronic a sélectionné des morceaux de choix. Le premier : Marcia Baïla, des Rita Mitsouko. Raphaël Herrerias tente de façonner un personnage entre rockeur et hidalgo, le blouson sky ouvert sur son col V blanc. Un show plein de charisme et de virilité, mais le choix de chanson s'avère plutôt inadéquat. On tourne en rond pendant quatre minutes, alors, forcément, ça s'essouffle. Seul vrai mérite : Raphaël s'est lâché, notamment dans la dernière minute, avec un appétit superbe, qui laisse encore espérer de belles prestations.

"J'ai aimé la fin du morceau, quand tu pètes un câble. Le début, c'était sérieux." Christophe

"Ah, putain, tu donnes quelque chose, et en français en plus. J'ai passé un super moment. Il y avait des aspérités..." Olivier

"Tu dis beaucoup de gros mots ce soir, Olivier", s'insurge Henry. "C'est vrai, et je m'en excuse", réplique Olivier, qui croyait qu'Henry était sur Mars. "Je t'ai trouvé un peu fatigué", déplore Henry.

Véronic, comme toujours, est fière de cette reprise à sa sauce de Raphaël.

Jenifer s'en balance... joliment !

Après le numéro déjanté de Julien Doré, c'est au tour de Jenifer de montrer aux petits jeunes ce qu'une artiste installée sait faire. Loin de la débauche de Je Danse, le deuxième single léger et indolore de son album Appelle-moi Jen, L'Envers du paradis, lui donne l'occasion d'un moemnt de volupté et d'un passage sans risque, sans prouesse vocale ni exubérance corporelle. Ambiance édénique de blanc et de mauve, balançoire au jardin originel, déchiré par la robe rouge passion, fendue haut, de la chanteuse. Un intermède très doux, qui n'aura peut-être pas fait frémir tout le monde...

 

DEUXIEME SALVE

Maître et élève envoient valser ensemble...

On prend les mêmes et on recommence : chacun des candidats va jouer sa seconde carte.

La prod' a gardé quelques magnétos en stock. Dont un medley des casseroles de Marina. Raphaël n'est pas en phase avec l'humour de la demoiselle. "Il faut arrêter les blagues pourries" résume Maryvette. Sarah évente son secret : Marina fait la souris.

Après le rire, place à la grâce. Marina reprend, avec son coach Olivier au piano pour l'accompagner, J'envoie valser. Une version dénudée, fidèle à l'originale de Zazie, chantée sans esbroufe, avec application et finesse. Christophe Willem chante en play-back ce titre qu'il connaît très bien. Lorsque ses doigts quittent la dernière note, Olivier a la mine d'un papa fier de sa petite. Son sourire dit tout.

"Ce que vous étiez mignons, tous les deux. Le professeur et l'élève", commence Henry, à moitié ironique. "Ceci dit, je te préfère dans ce registre-là".

"Tu m'as fait vivre des émotions." Véronic

"C'était une chanson magnifique, tu l'as magnifiquement interprétée. On fait un bisou à Zazie d'ailleurs." Christophe

Olivier raconte l'anecdote : "le piano, c'est pas mon instrument premier, c'est pas mon métier. Mais j'avais envie de l'accompagner, et mon ami Jean-Pierre Pilot m'a dit vas-y, au pire tu es ridicule devant trois millions de personnes." Euh... 3 millions au mieux, Olivier. Si la condition pour atteindre ce cap d'audience était que tu te ridiculises, la prod' aurait signé !

Florian, la rechute... de cheveux du kéké du Sud !

A Florian de prendre cher, au jeu des imitations mutuelles. Le Sudiste prend dans sa mèche. Bien qu'il l'ait coupée ; rien n'y fait. Et dans la série "si tu étais un animal", Florian serait un yorkshire. Sympa.

"Il s'habille toujours un peu comme un kéké du sud", balance Raphaël, qui dit de lui "c'est mon frangin, mon cousin du sud".

"Ce que vous ne savez pas, c'est qu'il est très très drôle, il a une belle personnalité" : ouf, merci Matthew !

"Ce qui est dingue, c'est qu'il arrive à mettre son accent du sud dans les chansons en anglais."

On a l'occasion de vérifier immédiatement cette remarque de Marina, puisque Florian propose Wherever you will go, de The Calling. Un choix d'avance décevant : Florian retourne dans un registre sécurisé pour lui - si ce n'est l'anglais -, bien moins audacieux et révélateur que son premier passage de la soirée. Un moment pop-rockeur sucré, limite factice. Sans intérêt. Quel gâchis.

"J'étais moins embarqué, même si j'ai trouvé qu'à la fin du morceau tu as tout donné." Christophe

"Florian, je ne comprends pas où est ton univers, je ne vois pas ce que tu vas faire après. En revanche, là où je ne peux rien dire, scéniquement, tu es superbe quand tu chantes, tu as un charisme." Olivier

"C'est vrai que tu chantes l'anglais avec un accent marseillais. Moi je te préfère dans l'univers de la chanson précédente, le SOS d'un Terrien en détresse - en plus je suis de Mars", plaisante Henry.

"We did it ! On a ramé fort !", rigole comiquement Véronic... fière (vous l'aviez deviné ?).

Le moment de faiblesse de Sarah Manesse

"Je ne suis pas très populaire, la seule affiche dans la salle c'est celle de ma maman", remarque Sarah, attendrissante. "Elle commence à comprendre qu'elle a besoin de donner pour pouvoir recevoir", analyse son coach Olivier Schultheis.

Sarah interprète Je voulais te dire que je t'attends, standard touchant de Michel Jonasz. Dans ce numéro aux antipodes de ses numéros de rockeuse, Sarah apparaît parfois déstabilisée, mais accroche le regard et le tympan, dans un numéro plus nature et vulnérable que d'habitude. Une nervosité palpable participe de la grâce du moment.

"Je suis pas souvent tendre avec toi, mais dans ce genre de performance je t'adore." Henry

"Super performance, au niveau vocal, c'était parfait. J'adore ta voix. Mais j'irai encore plus loin dans l'interprétation. Il faut travailler cet aspect-là : plus loin." Véronic

"Je rejoins Henry, c'est un choix de chanson balèze. Je t'ai vue à un moment un petit peu perdue. Etre artiste, c'est aussi avoir des petits moments de faiblesse." Christophe

"J'ai travaillé avec beaucoup d'artistes françaises et d'artistes français, et on n'a pas beaucoup d'artistes comme toi en France", assène, un peu grandiloquent, Olivier Schultheis. C'est pas un peu beaucoup tellement trop, Olivier, franchement ?

Seconde Nature, seconde rature

Le boysband d'Henry fait son retour pour revisiter (un bien grand mot, après avoir entendu le résultat...) Just the way you are, supertube de Bruno Mars (la planète d'Henry ?) qu'on a déjà entendu plusieurs fois dans ce X Factor - de belles versions au demeureant. Et c'est un nouveau calvaire : certains des effets de choeurs prouvent de manière flagrante que les garçons ont zéro sens de l'écoute (les ah-ah-ah tronçonnent la ligne mélodique), la plupart d'entre eux continuent de chanter faux ou d'être incapables de se caler, le visuel est caricatural. Beurk, beurk et rebeurk. Mais les minettes vont adorer les cravates.

"J'aime ça, ces chansons-là pour vous. J'aime beaucoup l'énergie d'Adrien, et si j'étais vous, j'embarquerais avec Adrien." Véronic

"Le principe, avec vous, c'est qu'on vous tacle sur la première, vous nous mettez une baffe sur la deuxième. C'était waouh !" Christophe

"C'était beaucoup mieux. Mais je trouve qu'il y a beaucoup de choses enregistrées : j'entends beaucoup, beaucoup de choses sur la bande." Olivier

"Olivier, c'est de la mauvaise foi. Là, j'y crois pas, c'est parce que tu as trouvé que c'était bien (ce que concède l'intéressé). Ils ont la même production que les autres (et Marina et son Rihanna, hein, Olivier ?, NDLR) ! Lesw gars, les arrangement sétaient super beaux. Moi, vous savez, humainement ça me fait beaucoup de bien ce que vous faites."

Matthew, philosophe dans la Loune

"La personne la plus drôle", "une pile électrique qui saute partout". Voilà un candidat qui, s'il ne fait pas toujours des prestations géniales et se sauve en partie grâce à son mignon accent anglais et sa personnalité, fait du bien au programme. Sa fraîcheur et son énergie sont un bonheur.

Raphaël imite le... déhanché de tête (désolé, pas mieux) de Matthew : "C'est trop mignon. Matthew, je t'aime."

Pour son second passage du soir, c'est un véritable clin d'oeil : Matthew chante Ma Philosophie, d'Amel Bent. C'est toujours aussi généreux en débauche d'énergie, en chorégraphie. Malheureusement, la partie vocale n'est pas à son avantage et met en relief les défauts d'interprète de Matthew,

"Les prestations que tu fais ce soir sont toutes énormes. Amel a un flow de dingue, et toi, tu arrives à mettre ton flow dans cette chanson." Christophe

"Je trouve que tu as une classe de dingue. Les gens qui bougent comme cela, avc une telle personnalité, une telle classe, j'ai passé un super moment, encore une fois. Tu es tout en haut de l'échelle." Olivier

"Je trouve que tu t'es très bien débrouillé, tu as bougé sur toute la scène, c'était une chanson de fille et tu l'as changée." Henry

"On visait la Loune, et on l'a touchée !" Véronic.

Maryvette, future championne ?

"Je ne veux pas laisser indifférent", voilà le credo de Maryvette. On l'adore, ou on la déteste. Pas de juste milieu, de la même manière qu'elle en fait des caisses quand elle joue/chante. "Elle prend des risques, et tape parfois à côté", analyse positivement Olivier, corroborant la vision de Christophe : "Qui ne prend pas de risques n'avance pas."

Que nous réserve-t-elle sur We are the champions, de Queen ? C'est une version acoustique, piano solo (Christophe au clavier), complètement dépouillée, qui a été préparée. Maryvette rend sa voix, souvent agressive, presque imperceptible. Au début. Puis elle crie ; elle s'embrase ; elle tonne. Puis elle se radoucit, elle est fragile, elle susurre. Un montage intelligent, mais rendu un peu grossier par la partie médiane, très forcée. Les applaudissements s'élèvent bien avant qu'elle achève.

"Pour moi, les amis, vous êtes allés un peu trop loin. On est sur Radio Nova, c'est hyper branché. Ca pourrait être plus simple. Mais tu sauves l'histoire car tu es une grande artiste. Je continue à dire il faut voter pour toi, on a besoin de toi. Plus simple, la prochaine fois." Olivier

"Vous êtes aussi barges l'un que l'autre. Ce genre de choses, ça peut être lassant. Je rejoins Olivier, je suis fan de toi, on a besoin de toi. Mais arrêtez de faire ce genre de choses, vous êtes aussi fous l'un que l'autre." Henry. Semblablement la même critique de la part de Véronic.

Christophe : "Moi, j'ai pas l'impression d'être dans un truc indé, mais d'être dans un tru de grâce."

Maryvette rappelle que Christophe a voulu se marier avec elle lors d'une précédente émission. "Mais j'ai reçu des lettres de menaces de ses admirateurs", réplique avec humour son coach.

Un Thriller qui fait flipper !

"J'avais rêvé que je serais le beau gosse de l'émission, mais il y a Raphaël" : Matthew Raymond Barker résume bien le sentiment général sur Raphaël. Il est beau. L'autre aspect : il a une voux de dingue, notamment quand il monte dans les aigus.

"Peut-être que j'ai un accent, une patate chaude dans la bouche que je chante, mais au moins je sais ce que je dis..."

A propos d'accent, c'est le moment de s'en servir : Raphaël a osé reprendre Thriller de Michael Jackson. Dans une mise en scène démoniaque, avec flammes (oui, des vraies) en bord de plateau et danseuses feux follets, Raphaël offre une relecture très... spéciale du hit du King of Pop. Un numéro qui captive... sans réellement séduire : malgré l'engagement physique, ça ne décolle pas trop, ça interloque.

"Joli visuel. J'ai trouvé ça bien, mais je suis surpris." Christophe

"Il y a une vraie prise de risque, de chanter et danser en même temps. Du coup tu es faux, du début à la fin, un peu bas." Olivier

"C'est incroyable, Olivier, ce soir on va être d'accord. Le visuel, je me demande pourquoi on a fait un truc africain sur une chanson de zombies. En revanche, je ne suis pas rentré dans la chanson." Henry

Même Véro ne se défend que mollement, disant : "On a pris un risque, on a osé, et je pense qu'on est capable de faire d'autres défis ensemble, alors j'appelle les gens à voter pour toi." Ce qui traduit bien que même elle considère sans l'avouer que c'était un peu loupé.

Bref, tout le monde a été déstabilisé par ce Thriller. A oublier.

 

L'annonce des qualifiés d'office : Florian Giustiniani, Marina D'Amico, Matthew Raymond-Barker, Maryvette Lair, Sarah Manesse.

Seconde Nature va vivre un second ballottage ; pour, Raphaël Herrerias, ce sera une première. Henry, plus qu'Olivier, est en danger : en cas d'élimination de Seconde Nature, le concours serait terminé pour lui !

Seconde Nature propose Hello, merveille de Lionel Richie. Premier à s'élancer, le blafard Mickaël Picquerey prouve encore qu'il ne sait vraiment, vraiment pas chanter. Au premier rendez-vous polyphonique, les wagons ont bien dû mal à être accrochés aux autres. Plus loin, c'est nettement mieux. Joli, par moments. Ah, au fait, vous avez remarqué comme il y en a un qui fait vraiment sa re-sta, à chaque fois ? Non ? On vous aide, c'est celui qui tape des crises...

Raphaël retourne vers Dick Annegarn, et Bruxelles, une chanson qu'il aime et avait proposée lors de l'étape la maison des juges, devant Roch Voisine. Un choix moins grand public, et authentique. Fidèle au personnage. Et on sent son attachement à ce morceau, à sa chair : le moment est beau, habité, bien interprété. Cette fois, planté au milieu du plateau, la colonne d'air préservée, le son sonne rond, clair, juste. Pas de démonstration de force, une démonstration de talent.

Véronic et Henry soutiennent évidemment chacun son candidat. "Raphaël et moi, c'est à la vie à la mort", dit Véronic, reprenant une formule qu'elle a déjà utilisée (pour Matthew, non ?). Christophe, péniblement, donne sa voix à Raphaël. Olivier a le verdict entre les mains : il peut faire sortir Henry, son meilleur ennemi, du concours. "Si je joue tactique, je fais partir Raphaël, qui peut gagner, pour moi." Mais non.

"Pour le bien de la musique et de l'émission, je préfère garder Raphaël, même s'il est dangereux."

SECONDE NATURE EST ELIMINE... ET HENRY PADOVANI AUSSI !

"Je les trouvais super, mes garçons, ils progressaient, et je ne comprends pas", commente, très amer, Henry Padovani.

Ce qui n'est pas clair, c'est... que va devenir Henry désormais ? Il a évoqué qu'il continuerait son travail avec ses garçons, a sous-entendu que ses rapports avec les jurés risquaient de prendre du plomb dans l'aile...

C'est d'autant plus dommage que l'ex-guitariste-fondateur de Police semblait avoir repris un peu du poil de la bête depuis la semaine passée. Avouons tout de même que, avec les représentants de sa catégorie, aussi attachants soient-ils, il partait avec un certain handicap...

On se félicite par ailleurs qu'Olivier Schultheis ait eu le cran de faire la décision, et n'ait pas cédé à la tentation de laisser le public trancher. On sent que les SMS surtaxés des adolescentes auraient une fois encore sauvé le boysband...


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