





Un terrible drame a endeuillé l'équipe de France de rugby des moins de 18 ans (U18) il y a un an jour pour jour. Le 7 août 2024, la formation française était en stage du côté de l'Afrique du sud. Après avoir affronté une équipe universitaire la veille, le préparateur physique avait indiqué aux joueurs qu'ils avaient l’obligation d’effectuer un bain froid ce jour-là pour favoriser la récupération de leur organisme. Ces derniers ont ainsi eu le choix entre prendre un bain froid à l’hôtel en fin de journée ou prendre un bain sur la plage du cap de Bonne Espérance. Un groupe de joueurs s'est ainsi rendu à Dias Beach accompagné d'un seul encadrant. Une destination surprenante car cette plage est réputée pour sa dangerosité, qui est d'ailleurs signalée par des panneaux sur place.
Le voyage de Medhi Narjissi à Dias beach sera malheureusement le dernier, car il va perdre la vie sur cette plage à seulement 17 ans. Une enquête sera ensuite ouverte pour déterminer les circonstances exactes de sa disparition prématurée. Selon les témoignages des anciens coéquipiers du défunt, qui ont été dévoilés par le journal L’Equipe, "Robin (le préparateur physique, ndlr) était à une dizaine de mètres du bord. Il se chargeait, entre guillemets, de faire la police quand nous allions trop loin dans l’eau". Au moment de partir, Medhi Narjissi manquait à l'appel. Piégé dans l'eau par les vagues, le joueur a reçu l'aide de son coéquipier Oscar Boutez. Âgé de seulement 16 ans, le jeune rugbyman, excellent nageur, s'est jeté à l'eau pour tenter de ramener Medhi Narjissi sain et sauf. Malheureusement, il n'y parviendra pas. Épuisé par sa tentative de sauvetage en mer, Oscar Boutez mettra "vingt minutes à s’en remettre, allongé sur la plage, et s’endormira d’épuisement dans le bus", comme l'a révélé Le Parisien.

Interrogé dans le cadre de l'enquête ouverte sur la mort de Medhi Narjissi, le jeune joueur de rugby est revenu en détail sur le moment où il a bien failli sauver son coéquipier de la noyade. "J’arrive à sa hauteur. Medhi est en train de crier : 'Au secours'. II demande de l’aide. J’arrive à le récupérer, je le mets sur mon dos et je nage vers le bord. Nous avons pris la vague de plein fouet. Medhi m’a lâché. J’ai été emporté un peu n’importe comment. Il m’a semblé être resté sous l’eau une vingtaine de secondes avant que je réussisse à remonter à la surface. Je me suis retourné, j’ai regardé partout, je ne voyais plus Medhi", a ainsi expliqué Oscar Boutez aux autorités. Un an jour pour jour après les faits, le corps de Medhi Narjissi n'a toujours pas été retrouvé. Ses parents et sa soeur se sont rendus au cap de Bonne Espérance, lieu du drame, pour y faire poser un banc et une stèle commémorative. Un lieu empreint d'amour, de tristesse, de colère et de blessure que rien ne pourra jamais faire oublier...

