Les récentes expertises sur les restes du petit Émile Soleil confirment un scénario glaçant : l'enfant de deux ans et demi n'est pas mort là où son crâne et ses vêtements ont été retrouvés, en mars 2024, dans une forêt à deux kilomètres du hameau du Haut-Vernet (Alpes-de-Haute-Provence). Des disciplines scientifiques poussées, comme l'entomologie, l'anthropologie et la palynologie, ont notamment permis d'éclairer les circonstances du drame, rapporte Le Parisien. Elles apportent une certitude : Émile a subi un traumatisme violent à la tête et son corps a été déplacé après sa mort.
Les analyses ont, en effet, mis en évidence que le crâne du garçonnet présentait les traces d'un coup violent sur l'un des côtés. Ce choc, dont l'origine reste à déterminer, objet contondant ou coup porté à main nue, aurait été fatal. Les spécialistes ont également étudié la décomposition des ossements. Selon leurs conclusions : le corps n'a pas toujours reposé à l'air libre. Il aurait été conservé un temps dans un milieu protégé, à l'image d'un congélateur. Autre élément : le t-shirt d'Émile, retrouvé à proximité, ne présente aucune trace de dégradation avancée. Un indice fort qui tend à prouver que le vêtement n'a pas séjourné aussi longtemps que les ossements dans la nature. "Les expertises introduisent la probabilité de l’intervention d’un tiers dans la disparition et la mort d’Émile Soleil", a déclaré le procureur de la République d'Aix-en-Provence, Jean-Luc Blachon.
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Parmi les disciplines scientifiques mobilisées : l'anthropologie, qui se concentre, entre autres, sur l'analyse des structures osseuses, comme le définit l’Internaute, a donc permis de révéler les marques d'un choc violent sur le crâne. La palynologie, qui consiste à étudier les pollens et spores, note l’Inrap, ainsi que l'entomologie, qui étudie les insectes et leur cycle de vie, selon le site police-scientifique, auraient pu démontrer que le corps d'Émile n'est pas resté au même endroit jusqu'à sa découverte. Pour s'organiser dans leurs recherches, les enquêteurs ont mis en place la "cellule Emile", comme le rappelle La Dépêche.
L'analyse scientifique ne laisse plus de place au doute : la mort du garçonnet est le résultat d'une action volontaire, et son corps a été déplacé. Reste désormais à identifier le ou les responsables. Le procureur Jean-Luc Blachon a rappelé que "la piste intrafamiliale n'est pas fermée". Pour l'heure, les quatre membres de sa famille - ses grands-parents maternels, un de ses oncles et une de ses tantes - sont ressortis libres et sans aucune charge après leur garde à vue.
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