Une tragique disparition qui continue de faire la Une de toute la presse hexagonale. Et pour cause à Contes (Alpes-Maritimes), le célèbre steamer Jean Pormanove alias Raphaël Graven est brutalement décédé à l'âge de 46 ans dans la nuit de dimanche 17 à lundi 18 août alors qu'il était en en direct sur la plateforme Kick. Cet ancien militaire était régulièrement le souffre douleur de ses collègues du collectif Le Lokal TV. Victime de violences en tous genres et d’humiliations, il se serait plaint de la situation à sa mère peu de temps avant sa mort.
"Je pense que cela va trop loin, j’ai l’impression d’être séquestré avec leur concept de merde", lui aurait-il écrit comme l'ont rapporté plusieurs médias à l'instar du Monde. Un enfer sans nom que dénoncent désormais des milliers d'internautes - attristés par le cri du coeur de sa soeur - et particulièrement choqués des multiples sévices que le défunt a quotidiennement subis. De son côté, la justice avait rapidement ouvert une enquête pour établir les causes de son décès. Ce jeudi 21 août 2026 après plusieurs jours de rumeurs à ce sujet, les premières conclusions de l’autopsie ont rendues publiques par le parquet de Nice.
Pour réaliser l'autopsie, le corps de Jean Pormanove (dont les funérailles seront en partie financées par le rappeur Drake ndlr) a été transporté à l’institut médico-légal de Nice. "Les médecins experts considèrent que le décès n’a pas une origine traumatique et n’est pas en lien avec l’intervention d’un tiers", a précisé ce jeudi le procureur de la République de Nice dans un communiqué. "L'absence de lésions traumatiques tant au niveau interne qu’externe" et "l’absence de lésions correspondant à des brûlures" ont été relevées. Toutefois, la "présence de quelques ecchymoses et lésions cicatrisées plus particulièrement sur les membres inférieurs" a bel et bien été constatée. D'après les analyses, la mort de Jean Pormanove "n’a pas une origine traumatique et n’est pas en lien avec l’intervention d’un tiers". De plus, "les causes probables du décès apparaissent donc d’origine médicale et / ou toxicologique".
Avant l'expertise tant attendue, le procueur Damien Martinelli avait assuré avoir réalisé une série d''auditions de personnes présentes au moment du décès" ainsi que "de nombreuses saisies de matériels et vidéos". Dans la presse depuis le drame, deux influenceurs n'ont cessé d'être mentionnés : Owen Cenazandotti alias NarutoVie et Safine Hamadi, soupçonnés d'avoir fréquemment violenté le quarantenaire.
D'après Libération, la justice se serait penchée, il y a de cela plusieurs mois, sur les sévices subis par Raphaël Graven suite à un accablant reportage de Médiapart publié en décembre. Sur ces vidéos particuièrement dérangeantes, "des personnes susceptibles d’être vulnérables faisaient l’objet de violences et d’humiliations parfois encouragées par des versements d’argent des spectateurs", a reconnu le procureur de Nice. Toujours selon nos confrères, une première "enquête" attribuée au service local de la police judiciaire de Nice (SLPJ) de Nice avait été ouverte pour plusieurs chefs.
Pour notamment "provocation publique par un moyen de communication électronique à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur handicap", "violences volontaires en réunion sur personnes vulnérables ayant entraîné une incapacité totale de travail inférieure à huit jours" et "diffusion d’enregistrements d’images relatives à la commission d’infractions d’atteintes volontaires à l’intégrité de la personne".
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