Si l'on connait bien les têtes qui se hissent au classement Forbes des milliardaires les plus riches du monde, à l'instar d'Elon Musk en pole position, et Jeff Bezos sur la deuxième marche du podium, d'autres hommes puissants et fortunés restent plus discrets. C'est le cas d'Amancio Ortega. En 2024, le fondateur de Zara qui a rejoint le classement des quinze personnalités les plus riches au monde pour la première fois depuis des années. Il a ainsi longtemps été inconnu du grand public, profitant de cette intimité et cet anonymat qui semblent compter plus que tout le reste à ses yeux. Fondateur de la célèbre marque espagnole, il est l'un des pères de la "fast fashion". Le 23 mai 2001, Zara entrait en bourse, et propulsait ainsi l'homme en troisième position des fortunes mondiales, avec un pactole estimé à 57 milliards de dollars. Derrière le succès de l'Espagnol de 88 ans, une idée, celle de démocratiser la mode. Certains appelleront ça de la copie. Mais lui a passé du temps à trouver une solution pour imiter un vêtement à la mode et le rendre accessible à toutes les bourses. Il faut remonter à 1975 pour le lancement de la première boutique Zara. À la fin janvier 2024, on compte un réseau de 5 692 magasins répartis par enseigne entre Zara et Zara Home (2 221), Bershka (856), et autres (2 615).
Mais quel patron est donc le si discret et mystérieux Amancio Ortega ? C'est un papier des Échos qui nous en dit plus. Selon ses biographes, le milliardaire reste "d'une simplicité déconcertante, toujours habillé de la même façon, sans autre caprice de milliardaire qu'un yacht baptisé du nom du village natal de sa mère et un majestueux manoir du XVIe siècle dans la campagne galicienne". Quant à ce qu'en pensent ses employés, il semblerait que le boss séduit. Selon eux, il serait un patron "extrêmement exigeant et perfectionniste, mais aussi très attentionné, responsabilisant et doté d'une rare capacité d'écoute". Pas question pour le patron de Zara de rester assis dans son bureau. À l'image de Bernard Arnault, qui fait encore de manière hebdomadaire, le tour de ses boutiques, Amancio Ortega est un grand promoteur du travail en équipe, qui passe le plus clair de son temps au milieu de ses troupes. Et il y a bien un mot que ce dernier utilise constamment devant ses équipes, qui là encore a le don de séduire. On apprend ainsi qu'il déjeune souvent avec ses employés et utilise "toujours le 'nous' pour vanter les succès de l'entreprise". Une bonne manière d'inclure tout le monde dans la success story de Zara. Et ainsi (re)motiver les troupes.
S'il a bien un bureau, Ortega, papa de Marta Ortega, Sandra Ortega Mera, Marcos Ortega Mera, ne l’occupe pas. De 9 heures à 22 heures, il arpente ses usines et plateformes logistiques pour résoudre les problèmes. Et donner un coup de boost à ses salariés, dont il connaît le nom pour la plupart, précise Capital. Deux techniques donc pour motiver les employés et les faire se sentir utiles : leur dire "nous" et ne pas oublier leurs prénoms respectifs. Selon le média, son lieu favori reste le design, où sont conçus les modèles en fonction de ce qui se vend le mieux.