Voilà déjà bientôt sept ans que Kenza Saïb-Couton a intégré le casting de Demain nous appartient, soit depuis son lancement sur TF1. La comédienne a été recrutée pour camper le rôle de Soraya Beddiar, un personnage central et justement actuellement au coeur d'une nouvelle intrigue.
A cette occasion, Kenza Saïb-Couton a pris le temps de se confier à Purepeople.com et nous en a dit plus sur cette arche inédite qui concerne également Raphaëlle, interprétée par Jennifer Lauret, ou encore Victoire, jouée par Solène Hebert. La maman de Naël (né en juillet 2021) a par ailleurs évoqué l'avenir de son personnage ou encore quelques anecdotes de tournage. Rencontre !
Vous faites partie de l’univers DNA avec le personnage de Soraya depuis le lancement. Comment avez-vous rejoint la série ?
J’étais encore étudiante à l'école de théâtre, au studio Muller, qui est une école privée dans le 13e arrondissement de Paris. J'étais ouvreuse aussi dans un théâtre en petit job étudiant à côté. Et en fait, à l'école, j'avais un collectif et on se filait les bons plans casting et on avait entendu parler d'une opération que menait l'ARDA, une association de directeurs de casting, avec une autre association qui vient en aide à des sans-abri, fondée par des intermittents, qui s'appelle Meals 4 Monologues. Je suis la seule de ma promo à avoir réussi à avoir un entretien avec un directeur de casting autour de cette opération. Et il s'avère que cette directrice de casting, Fanny de Donceel, a parlé de moi à Léa Coquin après m'avoir vu en monologue, qui à l'époque était chargée des castings de Demain nous appartient. J'ai reçu un coup de fil pour me demander si j'étais intéressée d’aller passer un casting pour ce qui était à l'époque une saga de l'été et qui s'est transformée en série quotidienne. Deux semaines après, on m'a dit : 'Ok, c'est bon, c'est toi. Il va falloir booker des essayages à Paris. Il va falloir trouver un agent. Il va falloir descendre dans le sud et commencer à aller travailler'.
Ça a changé ma vie parce que j'ai maintenant la chance de vivre de ma passion, alors que comédien, c'est quand même un métier qui est précaire. Et après, c'est sûr que ça m'a créé une vie entre deux villes, entre deux eaux, entre Paris et Sète. Paris, où je suis née, où j'ai grandi, où j'ai fait mes études. Moi, je suis une parisienne pure souche et j'ai découvert une autre qualité de vie ailleurs parce que je n'avais jamais vécu ailleurs qu'à Paris, aussi longtemps en tout cas. Et du coup, je suis une sétoise d'adoption aussi à côté.
Vous êtes au cœur d’une nouvelle intrigue. Parlez-nous en un peu.
Tout part d'un désaccord entre Soraya et Raphaëlle, un quiproquo au sein du cabinet d'avocats. Raphaëlle cherche une associée et Soraya a la mauvaise surprise de découvrir que Raphaëlle ne l'envisageait pas du tout. Et donc, ça provoque une grande déception chez Soraya, alimentée par un peu de colère. Et de cette mauvaise surprise vont découler plein d'affaires de chantage parce que c'est une arche dans laquelle on parle de l'intelligence artificielle, des deepfakes plus précisément. Il y a aussi des gens qu'elle aime forcément qui vont être impliqués. Comment Soraya va-t-elle s'en sortir sur le plan professionnel, amical, amoureux ?
Comment aimeriez-vous voir évoluer votre personnage par la suite ?
Après toutes les tuiles qui vont lui tomber dessus, je lui souhaite un petit peu de répit. Je lui souhaite peut-être de couler des jours meilleurs avec ses amis, sa sœur, son amoureux. Après j'ai hâte de découvrir ce que l'avenir réserve à mon personnage. Je suis un peu plus âgée qu'elle, j'ai un petit garçon dans la vraie vie et donc je sais ce que c'est d'avoir une vie de famille, entre guillemets, construite. Même si toutes les femmes n'aspirent pas forcément à avoir une vie de famille avec des enfants, etc. Mais j'ai hâte de découvrir quelles sont les aspirations de Soraya en tout cas et quelle est la prochaine étape de construction de sa vie de femme.
Qu’est-ce qui est le plus dur à tourner pour vous dans la série ?
Pour moi, ce qui est le plus difficile, c'est le juste dosage de situations qui sont hyper loin de nous. On a l'impression que ce sont des trucs hyper quotidiens, dans les sujets et les thématiques abordés, mais heureusement qu'on ne traverse pas dans la vie tout ce que traversent nos personnages à l'écran. Il nous arrive parfois des dingueries et je trouve que c'est toujours un peu compliqué de trouver le bon dosage en comédie. Souvent, je lis des scénarios et je me demande : ‘comment tu réagis dans la vie quand tu apprends que l'homme que tu aimes est un tueur en série ?’. Il faut recréer des réactions à des choses qui sont tellement loin de moi dans la vie et c'est vraiment le plus gros challenge.
Et au contraire, qu’est-ce que vous adorez le plus tourner ?
Moi, j'adore les séquences de comédie. Je trouve que c'est plus difficile de faire rire que de faire pleurer parce que la comédie, c'est un dosage qui est extrêmement précis. Et heureusement qu'on est toujours accompagnés par des réalisateurs, par des coachs, qui nous dirigent. Et puis aussi, on est portés par des super partenaires. J'ai la chance d'en avoir quand même pas mal.
Pouvez-vous partager des anecdotes marquantes du tournage de la série ?
On a une particularité avec Solène (Hébert), c'est qu'on adore les séquences où on mange. On est un peu la risée des accessoiristes à qui on va toujours demander si on peut manger pendant la séquence. C'est vraiment le kiff. On a eu une super séquence où on a pu dévorer un plateau de fruits de mer et on était hyper heureuses et c’est un super souvenir de tournage.
Je peux aussi vous parler du fait qu'on est déjà en train de tourner des épisodes d'été. Et forcément, qui dit épisodes d'été, dit tenues un peu plus estivales. Et je pense que les gens ne s'imaginent pas que quand on a juste l'air de lézarder au bord de la piscine en buvant un verre, en réalité, on tourne ça au mois de mars et qu'il fait 4 degrés dehors à 8h du matin. Et qu'en fait, entre chaque prise, on a toute une armada d'habilleuses, costumières, assistants qui se jettent sur nous avec des doudounes et des bouillottes. On a des chaufferettes cachées dans les poches, sous les fesses. Donc là, c'est un peu intense en ce moment, les tournages d'épisodes d'été.
Comment vivez-vous les différents départs de la série ?
Heureusement que quand une histoire se termine à l'écran, elle ne se termine pas forcément dans la vie. Donc on garde quand même des liens avec les gens qui s'en vont. Et puis, c'est la vie d'une quotidienne, de voir entrer des personnages, sortir et parfois revenir. Donc voilà, ça fait partie aussi du métier de comédien, malheureusement, cette intermittence dans les projets. Et c'est en ça que c'est exceptionnel et qu'on a un peu tendance à l'oublier sur un format comme Demain nous appartient : rien n'est jamais définitif.
Quels sont vos projets en dehors de Demain nous appartient ?
J’ai eu une fin d’année 2024 assez mouvementée. J’ai tourné pour Le fil d’Ariane, avec Chantal Ladesou et Philippe Peyre, c’était super chouette. J’ai tourné également pour un épisode de la saison 2 de la série Le Négociateur, qui sortira fin avril ou début mai. Et j'y ai joué avec Roby Schinasi, qui joue le mec de Victoire dans Demain nous appartient. On s’est rencontrés sur Le Négociateur et pas sur DNA et donc c’était assez drôle de le retrouver.
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