C'est à Paris Match que Jack Lang a décidé de se confier après l'agression dont il a été victime le samedi 8 février alors qu’il se rendait à l’Opéra Garnier avec son épouse Monique. L'ancien ministre de la Culture a été bousculé lors d’un rassemblement contre la pédocriminalité et a été brièvement hospitalisé. Il garde comme séquelles des mains pansées encore légèrement tuméfiées comme l'indique le magazine. Son agresseur a été arrêté et sera en comparution immédiate ce vendredi 14 février. Un épisode douloureux mais Jack Lang ne souhaite pas que cela l'abatte car il se veut "éternel optimiste".
Jack Lang, 85 ans, estime aller "très bien" même s'il décrit son agression "à la limite du lynchage". Selon lui, les choses auraient pu mal tourner, heureusement, une dame, qu'il aimerait retrouver pour la remercier, l'a aidé à se relever. De plus, "les forces de l’ordre ont été d’une rapidité, d’une gentillesse et d’une efficacité remarquables". "Grâce à eux et aux nombreuses caméras de surveillance, mon agresseur a été interpellé", ajoute l'homme politique. Va-t-il porter plainte ? Oui car même s'il n'a pas le goût de la vengeance, le créateur de la fête de la musique veut laver son honneur et mettre "un coup d’arrêt à la calomnie et au mensonge". Il ne demande pas de protection policière et se réjouit des messages de soutien reçus. Parmi ceux-ci, celui d'Emmanuel et Brigitte Macron qui l'ont appelé.
C'est en sortant de la bouche de métro Opéra à Paris samedi soir dernier que Jack Lang a été pris à partie un groupe de personnes participant à un rassemblement du Collectif international pour l'abolition de la pédocriminalité. "Elles m'ont entouré, certaines criaient 'pédophile', 'violeur d'enfants'. Puis, un homme m'a poussé à terre", a confié Jack Lang à l'AFP. Une plainte a été déposée au commissariat central et une enquête est ouverte pour violences volontaires en réunion sur personne chargée de mission de service public suivies d'incapacité inférieure à huit jours, avait indiqué le parquet de Paris à l'AFP.
Un fait revient quant aux attaques contre Jack Lang : une pétition de janvier 1977 défendant les relations sexuelles entre adultes et enfants, publiée dans Le Monde mais aussi dans Libération. Rédigée par l'écrivain Gabriel Matzneff, aujourd'hui accusé de pédocriminalité, et signée par des personnalités telles que Simone de Beauvoir, Louis Aragon, Roland Barthes et… Jack Lang. Un geste qu'il reconnaît mais qu'il regrette, comme l'avait expliqué en 2021 sur Europe 1 le président de l'Institut du monde arabe.
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