Une émission culte qui a eu le mérite de marquer les Français... Et les téléspectateurs la doivent à Guy Lux. Depuis le 3 juillet, l'animateur Nagui pilote - non sans fierté - la nouvelle version d'Intervilles diffusée sur la 2 après plusieurs années d'absence. Pour rappel, l'époux de Mélanie Page a également fait équipe Camille Cerf, Magali Ripoll, Bruno Guillon, Yoann Riou et Valérie Bègue pour animer le programme phare.
"Cet été, France 2 célèbre le grand retour de ce programme emblématique, dans une nouvelle formule entièrement repensée : plus moderne, plus festive, plus spectaculaire mais sans rien perdre de son ADN. Une compétition joyeuse, une grande fête populaire. Et surtout une euphorie collective qui fait du bien ! Plus qu’un jeu télé, Intervilles 2025 est un tourbillon de joie, un feu d’artifice d’énergie, d’émotion et de fun !", s'était réjouie de son côté la chaîne publique.
Mais l'émission ne fait pas l'unanimité. Une figure phare du programme, Claude Savarit, co-créateur du concept avec Guy Lux, il y a 63 ans, vient de dézinguer Intervilles lors d'un entretien dans Nice-Matin. Pour lui les jeux présentés dans cette nouvelle version du programme ne sont pas à la hauteur. Il s'agit de "petits jeux de plage qui ne répondent pas aux règles de base". "Ils n’ont même pas violé les règles, ils les ont ignorées. Ils n’ont aucune idée de comment ça fonctionne et de la mise en scène. Ils se trompent en tout. Il n’y a rien. C’est honteux", déclare-t-il. Et d'ajouter concernant le "faible niveau d’imagination" des épreuves : "Voir des équipes ramasser des nounours, ce n’est pas sérieux. Pourquoi on s’exciterait pour des pauvretés pareilles ? Nous, quand un jeu ne fonctionnait pas, on le jetait à la poubelle avant de le mettre à l’antenne. (...) On se moque vraiment des téléspectateurs ! C’est tellement décevant." L'absence des vachettes est ensuite pour Claude Savarit tout simplement "grotesque".
Si ce dernier trouve que Nagui est un bon animateur, il regrette que celui-ci se soit chargé de la production. Si Nagui n'a pas voulu répondre à ses propos dans Nice-Matin, il a donné une interview au Parisien. Malgré des audiences correctes puisque le jeu a dernièrement réuni en moyenne 2 millions de téléspectateurs (soit 14 % du public présent devant sa télévision et 19,3 % sur la cible de la responsable des achats FRDA-50), l'intéressé n'a pas été épargné par les internautes. "J'ai l'habitude des haters", a-t-il répliqué avec philosophie. "J'ai l'habitude des haters. Sur 'N'oubliez pas les paroles', j'ai cela tous les jours depuis dix ans. Je plains simplement les gens qui crament dix minutes de leur vie pour m'insulter".
© BestImage, Pierre Perusseau / Bestimage
Imperméable aux critiques, Nagui ne se laisse pas démonter pour une raison bien spéciale : "Quand vous avez entre 25 et 30% des moins de 20 ans devant la télévision qui vous regardent, c'est à dire des jeunes qui n'avaient sans doute jamais vu l'émission avant, c'est la meilleure des réponses. Après qu'il y ait des nostalgiques, je le respecte. On a le droit d'aimer ou ne pas aimer et même de changer d'avis. J'ai d'ailleurs des gens qui m'ont écrit pour me dire qu'ils étaient chafouins au début, mais avaient finalement aimé l'émission". S'illustrant sur TF1, l'une des chaînes concurrentes de France 2 avec le divertissement Ninja Warrior, Christophe Beaugrand, lui avait principalement pointé l'engouement autour du show.
"J'ai lu des critiques défavorables mais en même temps ça a marché. Ce qui prouve que le public a envie de se retrouver devant des émissions populaires, festives, avec des exploits sportifs", a répliqué l'époux de Ghislain Guérin à Télé Câble Sat. Si seulement quatre numéros d'Intervilles ont été proposés aux aficionados, Nagui aimerait être à la tête d'une éventuelle nouvelle saison l'an prochain : "J'en rêve, mais la décision ne dépend pas de moi".
En coulisses, le père de famille et ses équipes ont aussi opéré plusieurs changements : "Même si c'était enthousiasmant, on a demandé au public de calmer un peu le jeu en matière de vuvuzelas, cornes de brume et d'autres fanfares afin de s'entendre davantage en plateau", a révélé Nagui. "On a aussi veillé à répartir plus clairement les rôles à l'animation, ce qui s'est ressenti dès la deuxième soirée". Pour exemple "la place de Topa (personnage du programme ayant l'apparence d'une vachette ndlr) a été mieux définie, en lui attribuant un rôle de trouble-fête plus que de mascotte", a précisé la star du PAF.
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