





Son patronyme est connu de tous. Et pas seulement ici. Car oui, Bernard Arnault a réussi le pari de faire rayonner la France et son savoir-faire à travers le monde. Brillant, discret et élégant patron de LVMH, premier conglomérat de luxe mondial, l'homme de 76 ans a prouvé au fil du temps son expertise dans le domaine. Grâce à lui, le luxe est devenu une obsession mondiale. Bernard Arnault peut être aussi à l'aise au GP de Monaco, qu'en front row du dernier défilé Louis Vuitton auprès de Beyoncé ou encore en pleine discussion avec Rihanna au sein de sa Fondation Vuitton. Il sait mettre en avant la culture, dévoiler les plus grands artistes contemporains qu'habiller rois, présidents et célébrités. À ses cinq enfants – issus de deux mariages – Delphine, Antoine, Alexandre, Frédéric et Jean –, Bernard Arnault a transmis ses valeurs et certains traits de caractère. Dont la discrétion, notamment à sa seule fille Delphine. Mais c'est surtout son expertise et son exigence qui continuent d'impressionner sa tribu.
Cette sensibilité exigeante, peaufinée par une expérience de plus de 40 ans à la tête de l'empire LVMH, se retrouve de ce fait au premier rang des défilés les plus prisés et l'a aidé à développer les boutiques de luxe. Il est ainsi capable de repérer tous les faux pas. Suite à cela, il en fait part à ses directeurs par le biais d'une salve de textos et d'emails détaillant toutes les imperfections sous la forme de bullet points dont le degré de précision semble frôler l'obsession, révèlent nos confrères de Bloomberg. Et ses enfants sont là pour en témoigner. Ainsi, Alexandre Arnault a un souvenir bien précis d'une anecdote mettant en exergue cette exigence de son paternel. Celui qui a pris ses fonctions dans la division vins et spiritueux de LVMH se livre sur cet épisode qui s'est déroulé lors d'un de leurs voyages à Dubaï : "Il a fait un tas de commentaires très, très détaillés à propos des chaises dans le magasin et des chaussures que portaient les vendeurs. Ce sont des choses que l'on ne remarque généralement pas, mais qu'on a vu dans des dizaines de milliers de magasins au fil des ans, je pense que ce sont ces choses-là qui nous viennent immédiatement à l'esprit."

Mais qu'avaient donc ces fameuses chaussures qu'arboraient les vendeurs qui auraient pu soulever une interrogation chez Bernard Arnault ? Le patron de LVMH a répondu à la question et exprime ainsi un souhait. "Le type avait, je ne sais pas, des chaussures Nike ou quelque chose comme ça", souligne-t-il avec un sourire impassible, comme rapporté par nos confrères. Il précise bien sûr qu'il ne s'agissait pas des Air Force 1 issues d'une collaboration entre Nike et Tiffany & Co. Celles-ci qui sont vendues 400 dollars la paire. "Nos vendeurs doivent porter des vêtements LVMH", affirme-t-il. Le message est on ne peut plus clair.