





À seulement 19 ans, Leonor de Borbón se confronte déjà à la rigueur du devoir royal. Depuis son entrée à l’Académie militaire de Saragosse, elle se soumet sans réserve à un rythme exigeant : entraînements physiques, discipline de fer, et navigation en haute mer. Une trajectoire calquée sur celle de son père, Felipe VI, lorsqu’il était prince héritier.
Mais à la différence des autres cadets, la princesse des Asturies n’est pas logée à la même enseigne. Selon une révélation du magazine ¡ Hola ! datée du 22 mai, ses parents ont volontairement renoncé à un droit auquel elle aurait pu prétendre : celui de percevoir un salaire, comme tous les autres élèves officiers. Un montant mensuel de 417 euros, dont elle ne verra pas la couleur.
Cette décision n’est pas anodine. Depuis le début de son règne en 2014, Felipe VI s’efforce de restaurer l’image de la monarchie, ternie par les scandales liés à son père, l’ex-roi Juan Carlos. Avec Letizia, il mise sur la transparence, l’exemplarité et la retenue budgétaire. Ce choix de priver leur fille de ce modeste salaire envoie un message clair : même la future reine n’est pas au-dessus des règles.
Pour le couple royal, il s’agit surtout de transmettre à Leonor d’Espagne une valeur essentielle. Ils souhaitent “lui inculquer le goût de l’effort”, confie une source proche au magazine Hola. Pas question donc de profiter des finances publiques pour couvrir des dépenses personnelles. D’autant que les revenus annuels du couple — plus de 400 000 euros bruts à eux deux — leur permettent largement d’assumer les frais de leur fille sans recours aux fonds de l’État.
En janvier 2025, Leonor a quitté Saragosse pour embarquer sur le bateau-école Juan Sebastián de Elcano. Un périple de six mois, entre Cadix, le Brésil, la Colombie ou encore New York, qui l’a confronté aux réalités d’une vie militaire en mer. Mais loin de se plaindre, la princesse a tenu bon. Elle s’est adaptée, comme n’importe quelle recrue. Cette expérience renforce non seulement ses compétences, mais aussi sa légitimité. Au début du mois, la jeune femme était enfin de retour en Espagne.
Felipe VI et Letizia n’ont jamais caché leur volonté de réformer l’image de la monarchie espagnole. En donnant l’exemple à travers leur propre fille, ils mettent en œuvre une pédagogie stricte, mais cohérente. Ce geste, s’il peut paraître sévère, participe à bâtir l’image d’une future souveraine ancrée dans la réalité de son temps. Une modernité que l’Espagne semble prête à accueillir.

