Elle a été l’une des pionnières en France. Avant le mouvement Me Too, Flavie Flament a publié un livre choc, La Consolation, dans lequel elle dénonçait les abus subis lorsqu’elle était enfant par un photographe de mode très célèbre, David Hamilton. C’était en 2016 et l’année suivante, un téléfilm avait vu le jour avec la regrettée Emilie Dequenne, qui incarnait l’animatrice de Télématin.
Ancien visage phare de TF1, l’ex de Benjamin Castaldi (avec lequel elle formait un “power couple” avant l’heure) est désormais à la tête de la matinale de France Télévisions aux côtés de Julien Arnaud et accueille chaque matin des personnalités qui font l’actualité. Mais elle n’oublie pas pour autant son combat contre les violences faites aux femmes. Ce dernier lui a coûté cher, puisqu’elle est brouillée avec sa propre famille. Dans La Tribune ce dimanche 6 avril 2025, elle révèle avoir récemment perdu un frère, avec lequel elle était en froid.
Après avoir parlé de son douloureux passé, Flavie Flament avait participé à une mission ministérielle pour permettre à une loi sur l’allongement du délai de prescription des crimes sexuels commis sur des mineurs d’être promulguée en 2018. À 50 ans, la présentatrice se dit heureuse (et elle serait même amoureuse !). Pourtant, les blessures de l’enfance refont parfois surface. Et cela n’a pas toujours été simple avec sa famille.
Dans son entretien à La Tribune du dimanche, elle explique ne plus avoir de contact avec sa mère et ses deux frères car ils n’ont jamais cru ses accusations de viol. Concernant son propre pardon, elle a compris grâce à Boris Cyrulnik qu’elle n’avait pas à se sentir coupable de ne pas savoir pardonner. L'auteur l'avait en effet interpellée : "Toutes ces personnes qui vous ont fait du mal vous ont-elles demandé pardon ?". “Mais leur pardon ne changerait rien”, a affirmé Flavie Flament, qui a récemment perdu l’un de ses frères. “On peut ne pas pardonner et être en paix”, précise-t-elle, apaisée. “On peut aussi considérer que ce que l’on a vécu est impardonnable de façon éternelle”, résume l’animatrice.
Son grand-père et son père, elle a au contraire souhaité les épargner et n’a sorti son ouvrage qu’après leur disparition (respectivement en 2009 et en 2014). “Ils en avaient suffisamment bavé comme ça”, précise Flavie Flament. “Seuls ceux qui restaient devaient assumer ce que j’ai pu subir” conclut l’animatrice.
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