Chaque rentrée, le quartier de Saint-Germain-des-Prés se transforme en un musée à ciel ouvert. C’est là que se tient le Parcours des Mondes, rendez-vous incontournable des amateurs d’arts extra-européens. Gratuit et ouvert à tous, l’événement attire collectionneurs chevronnés, experts, mais aussi simples curieux, séduits par la richesse et la diversité des œuvres exposées. En 2024, ils étaient plus de 30 000 à franchir les portes des galeries participantes, confirmant l’aura internationale de ce salon unique.
Créé en 2002 par Pierre Moos et aujourd’hui dirigé par l’avocat et spécialiste du droit de l’art Yves-Bernard Debie, le Parcours des Mondes a su s’imposer comme la manifestation la plus prestigieuse de son domaine. En réunissant les meilleurs marchands des arts d’Afrique, d’Asie, d’Océanie, des Amériques, du Grand Nord ou encore d’archéologie, il fait rayonner Paris comme capitale mondiale des arts extra-européens aux côtés du musée du quai Branly – Jacques Chirac et du Pavillon des Sessions du Louvre, bientôt transformé en Galerie des cinq continents.
L’édition 2025, programmée du 9 au 14 septembre, promet une ampleur encore accrue. Plus de soixante galeries issues de France, mais aussi d’Allemagne, d’Australie, de Belgique, d’Espagne, des États-Unis, de Thaïlande et bien d’autres pays viendront présenter des pièces rares, parfois spectaculaires, parfois plus intimistes. Chaque exposition est pensée comme un voyage singulier, permettant de découvrir à la fois des chefs-d’œuvre méconnus et des objets ethnographiques accessibles. Loin de la froideur d’un accrochage institutionnel, ce sont des rencontres privilégiées avec les marchands et leurs univers que propose le Parcours.
L’événement bénéficie cette année encore d’un président d’honneur de renom : Marc Ladreit de Lacharrière, homme d’affaires (fondateur et président de Fimalac, propriétaire de Webedia, société éditrice de Purepeople) et grand collectionneur, déjà présent lors de l’édition 2024 où il succédait à Stéphane Martin, ancien président du musée du quai Branly. Fidèle à ses convictions, il voit dans cette mission une façon de promouvoir le dialogue entre les cultures. En soutenant le Parcours, mais aussi le chantier de rénovation du Pavillon des Sessions au Louvre, il confirme son rôle d’acteur engagé dans la mise en valeur des patrimoines du monde.
Au-delà du prestige et des chiffres, le Parcours des Mondes reste avant tout une invitation au voyage. Ce dialogue entre les œuvres, les cultures et les visiteurs fait la singularité d’un rendez-vous qui, plus qu’un salon, est devenu une véritable célébration de la diversité artistique mondiale.
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