Olivier Marchal n’est pas homme à avoir la langue de bois et il l’a montré une nouvelle fois il y a quelques jours de cela. Invité de Flavie Flament et Jean-Baptiste Marteau dans la matinale de France 2, le célèbre acteur et réalisateur, connu pour baser ses œuvres sur l’univers policier, lui qui fut inspecteur de police dans les années 80, n’a pas hésité à se confier à ses hôtes du jour. À en croire le principal intéressé, il aurait même jeté un gros froid dans les coulisses de l’émission en racontant plusieurs de ses expériences passées, lui qui a également été aux renseignements généraux, section antiterrorisme, avant de rejoindre la police judiciaire.
“On en parlait tout à l'heure, je ne peux pas raconter ce que j'ai raconté. Je leur ai raconté quelques anecdotes assez scabreuses…”, confiait le 14 mai dernier Olivier Marchal sur le plateau de Télématin, avant d’ajouter : “C'est vrai que c'est un métier de toute façon, vous savez, c'est un copain qui a écrit, c'est Eric Yung (ancien policier devenu écrivain, ndlr), qui a écrit un roman formidable, où il dit : ‘être flic, c'est s'embarquer pour nulle part avec l'intention de se perdre’. Je trouve que c'est une très belle définition de ce métier. Donc voilà, on assiste à des choses pas très jolies.” Une émission au cours de laquelle le réalisateur, qui ne tournera plus dans la capitale pour des raisons très précises, a également été interrogé sur plusieurs personnalités qui ont compté dans sa vie.
La premier nom a tombé n’est autre que celui d’Yves Rénier, qui déclenche rapidement une série de souvenirs. “Quand j'étais gamin, j'ai été marqué par Les Globe-trotters, Belphégor, je l'avais trouvé génial dans Illusions perdues”, se remémorer-t-il, avant d’évoquer l’acteur disparu en avril 2021 à 78 ans, qui a été le premier à qui il a envoyé un scénario lorsqu’il débutait : “Quand on est flic, on regardait les Moulin. Le premier flic aux cheveux longs, le diamant à l'oreille, le perfecto et tout ça, et c'est vers lui que je me suis naturellement tourné. Ça s'appelait Des flics sans importance, c'est un peu le premier scénario qui racontait le dessous des cartes : on montrait des flics en train de pleurer, de picoler... des humains, quoi.”
Visiblement ému d’évoquer son amitié avec Yves Rénier, le réalisateur, qui a eu des mots forts sur sa fille Zoé qui continue son ascension dans le cinéma, évoque ensuite leur relation au fil des ans. “Yves m'a ouvert la porte. (...) On est devenus copains, on s'est fâchés, puis on est redevenus copains et quand il est mort, ça m'a fait énormément de peine. On n'oublie pas celui qui vous donne votre chance”, rsume Olivier Marchal.
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