Cette édition 2025 de Roland-Garros s’annonce pleine de surprises et l’une des plus grosses pourrait venir d’un joueur américain pas forcément très connu du grand public. Depuis le coup d’envoi dimanche dernier, les moments forts se sont succédés du côté de la porte d’Auteuil, à commencer par le plus grand d’entre tous, Rafael Nadal. Vainqueur à 14 reprises du Grand Chelem parisien au cours de son immense carrière, le grand rival de Novak Djokovic et Roger Federer a eu le droit à un hommage particulièrement émouvant en présence de tous ses proches, à commencer par son fils Rafael Junior (2 ans), l’autre vedette stylée de la cérémonie.
Un bel évènement qui a parfaitement lancé la quinzaine parisienne lors de laquelle les Français sont particulièrement à l’honneur. Après avoir annoncé qu’il prendrait sa retraite lors de cette édition, Richard Gasquet a offert un très beau spectacle aux spectateurs du court Philippe-Chatrier, parmi lesquels se trouvaient Laeticia Hallyday et Philippe Etchebest, pour se qualifier brillamment au second tour. Habitué aux retournements de situation les plus spectaculaires, Gaël Monfils s’est donné comme un beau diable pour renverser un match dans lequel il était mené deux sets à zéro ce mardi 27 mai. Des performances spectaculaires auxquelles on peut ajouter celle de Jenson Brooksby, joueur américain actuellement 161e mondial et qui s’est qualifié avec brio pour le second tour en éliminant Jaime Faria au premier tour.
Si en apparence tout semble aller chez l’Américain originaire de Sacramento, en Californie, le joueur est atteint d’un trouble autistique qui aurait dû l’éloigner de toute carrière sportive. “Diagnostiqué autiste à un niveau sévère”, comme l’indique Le Parisien dans son édition du jour, Jenson Brooksby “n’articulait pas le moindre mot” à l’âge de 4 ans, et “marchait encore comme un bébé et pouvait pousser des crises de nerfs épouvantables à la moindre contrariété”. Un secret qu’il a gardé pour lui “avant de le révéler en début d’année”, comme le précisent nos confrères. Le tennisman l’a fait “pour aider d’autres personnes dans la même situation. En grandissant, je n’ai jamais eu d’exemple à qui me raccrocher pour me dire : lui il a la même chose mais il s’en sort quand même. Je veux dire à ces personnes autistes qu’il ne faut pas se trouver d’excuses pour ne pas avancer. Regardez-moi”, explique l’intéressé.
Souffrant d’un trouble autistique, Jenson Brooksby n’a pas la même vie que les autres joueurs de tennis puisqu’il doit “suivre des séances thérapeutiques quotidiennes depuis son enfance” et “parfois encore jusqu’à quarante heures par semaine”. Une particularité dont l’Américain a fait sa force avec le temps. “Plus jeune, je pouvais frapper une balle contre la porte du garage pendant des heures. Non seulement j’étais capable de me concentrer, mais j’y prenais plaisir”, témoigne celui qui affronte ce mercredi 28 mai son compatriote Sebastian Korda.
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